GÉNÉRALITÉS SUR LES DIVERS MODES D’INOCULATION
En 1888, Roux et Yersin (1) obtinrent des toxines actives du bacille diphtérique et reproduisirent expérimentalement, par l’inoculation de ces seules toxines chez l'animal, des phénomènes morbides spécifiques. Peu après, Knud Faber prépara par les mêmes procédés une toxine tétanique. Le problème thérapeutique consista donc à trouver des substances antitoxiques en vivo. C’est alors que Behring et Kitasato (2) montrèrent que l’on pouvait obtenir un sérum antitoxique spécifique chez les animaux préparés par l’inoculation préalable de toxine. Richet et Héricourt avaient auparavant mis en évidence les propriétés vaccinales pour le lapin de sang défibriné de chien préalablement soumis à des inoculations de staphylococcus pyosepticus.
Plus récemment, grâce aux travaux de Bordet et Gengou en France, d'Ehrlich, Wassermann et Kraus, en Allemagne, on vit que l'organisme ne réagissait point seulement contre Îles toxines et les bactéries, mais aussi contre les globules san-
(1) Annales de l'Institut Pasteur, 1888, 1839, 1890. (2) Deulsch. med. Woch., dec. 1890, nos 49 et 50.