Voyez, ci-devant, p. 30 et sniv
restoinac attire, ou plus exactement , reçoit les aliments, qu'il les retient un certain temps, qu'il les altère d'une certaine façon, et que puis il les expulse ou les chasse et les fait passer dans les intestins. C'est ce qu'on savait avant de connaître ces grands mots, et, une fois qu'on les a connus , on n'en sait pas davantage.
« Pour rendre raison des choses, disait très-spi- « rituellement Descartes, on en a inventé je ne sais
« quelles autres, et tout ce grand altirail de
« qualités que plusieurs ont coutume de supposer, « chacune desquelles peut plus difficilement être « connue que toutes les choses qu'on prétend « expliquer parleur moyen'. »
Barthez avait beaucoup lu Ne^\ion, et il était trèslié avec D'Alembert, l'homme de France qui, en ce temps -là, avait le mieux saisi l'esprit de la philosophie newtonienne. Ce fut dans les écrits de Newton et de D'Alemhert que Barthez puisa les premiers germes des idées qu'il se fit sur \e^ forces ou propriétés vitales.
Newton avait dit : « Les aristotéliciens n'ont pas « donné le nom de qualités occultes à des qualités « manifestes, mais à des qualités qu'ils supposaient