Nouveaux cléments, t. 1, p
IJAHTIILZ. ST
vicieuse pour n'en avoir pas limité le nombre':' Non ; elle est essentiellement vicieuse pour les avoir imaginées, pour n'en avoir pas démêlé le faux, pour ne s'être pas aperçue de la déception ; et c'est ce que Barthez ne remarque point assez : aussi tombera-t-il bientôt lui-même,' par rapport à son principe vital, dans la même faute que les anciens par rapport à leurs prétendues forces, je veux dire dans la personnification d'un mot.
Ce qui est occulte dans Xe'^ facultés ou forces expérimentales, ce n'est pas la facullé même, ce n'est pas la /orce, laquelle est, au contraire, très -manifeste; c'esi la cause ou Y essence de la force, chose en effet qui nous échappe, et d'une manière absolue.
« Je ne considère pas, disait Newton, ces forces « comme des qualités occultes,... car elles sont mu- « n if es tes; il n'y a que leurs causes qui soient « occultes^ »
Et maintenant, tout cela étant posé, quelle est la \oie la plus sûre pour arriver à la découverte des forces ou facultés expérimentales? Est-ce la seule combinaison des faits connus, des faits qu'on trouve dans les livres, des faits que fournit l'observation
i. Traité d'vptique, p. 574 (tiaduct. fnuiç.).
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de riiomiiic sain ou de l'hoinme malade, connue le venl Barlhez? Est- il vrai, comme il le prétend, qn'en agissant ainsi on contribue beaucoup plus aux progrès réels de la science qu'en se livrant à ce qu'il appelle des tentatives expérimentales^ ? Ou bien, au contraire, n'est-ce pas par ces tentatives expérimentales, à la manièi-e dcBichat, de Spallanzani, de Bonnet, de Trembley, d'Haller, d'Harvey, n'est-ce pas par le grand art des expériences que l'on réussit à décomposer les faits complexes, à dégager les faits distincts, à remonter jusqu'aux forces primitives et simples, à saisir et à démontrer les véritables causes des phénomènes?
Toute la physiologie est là pour nous répondre.
Galien expliquait la digestion par \a force concoctrice de l'estomac : nous savons aujourd'hui que la digestion s'opère par le suc gastrique; mais comment l'avons -nous su? par les expériences de Béauinur et de Spallanzani.
Galien expliquait le battement des artères, le pouls, par une vertu pulsijîque, qu'il plaçait dans les tuniques de ces vaisseaux : nous savons aujourd'hui que le pouls tient à l'etTort du sang (poussé par le cœur) contre les parois artérielles; mais