chaque nerf spinal ou ordinaire, cliaque nerf ccmiplet
00 BAKTHEZ.
tion non moins merveilleuse des pattes de la salamandre, etc., etc., toutes ces belles, toutes ces admirables expériences nous ont ouvert des mondes nouveaux.
Barthez, en mettant toute la puissance de son esprit, et certes elle n'était pas médiocre, à rassembler et à combiner des faits, tous les faits qu'il avait trouvés dans les livres , n'a jamais pu imaginei' qu'une seule force, et, à l'épreuve, celle /o;ce s'est trouvée n'être qu'une méprise.
Je veux parler de sa prétendue force de situation fixe, force qu'il croit avoir démêlée et distinguée, dans le muscle, de la force ordinaire de contraction.
Tout le monde connaît le tour singulier que faisait Milon de Crotone, et qu'on appelait le tour de la (jren'ide.
Milon tenait une grenade dans sa main , sans la déformer, et pourtant sans qu'aucun autre athlète, quelque effort qu'il fit pour cela, pût la lui arracher.
« On voit, dit Barthez, que Milon donnait alors « aux muscles fléchisseurs des doigts de cette main « un degré de contraction qui était peu considé- « rable en comparaison de la contraction qu'il « leui- eût donnée , s'il eût voulu comprimer « violemment la grenade; et cependant il est clair
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« que ce degré de contraction médiocre était rendu a permanent par l'action de la force de situation « fixe, qui agissait dans les parties de ces muscles « fléchisseurs des doigts , de sorte que personne « ne pouvait étendre ces doigts et ouvrir cette « main '. » ... « Il existe donc, continue -t-il, une « force de situation fixe des parties des fibres mus- « culeuses, et celte force est entièrement différente a de la force de contraction des muscles-. »
Non , il n'y a point là de force propre , de force entièrement différente de la force ordinaire de contraction : le fait que vous citez, supposé qu'il soit bien exact , n'est qu'un phénomène de contraction avec antagonisme, un contre-balancement dans la contraction des muscles extenseurs et dans celle des muscles fléchisseurs, et ce contre-balancement nécessaire se trouve partout, dans la station, dans la marche, dans tous les efforts contenus , dans tous les mouvements réglés : sans ces oppositions combinées il n'y aurait point d'équilibre.
Mais laissons ici toute discussion de détail. La raison supérieure, la raison visible qui rend absolument nécessaire en physiologie l'art des expériences, je l'ai déjà dite; c'est que les faits qui