‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 109 sur 229 · n>ifl · texte numérisé non relu

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s'offrent d'eux-mêmes à l'observation, dans l'étude des corps vivants, sont trop enveloppés, trop complexes, pour pouvoir être directement saisis. Ce que Fontenelle dit si bien des faits qu'étudie la physique est bien plus vrai encore de ceux qu'étudie la physiologie.

« Le moindre fait qui s'offre à nos yeux est coma pliqué de tant d'autres faits qui le composent ou « le modifient qu'on ne peut , sans une extrême « adresse, démêler tout ce qui y entre, ni même, « sans une sagacité extrême, soupçonner tout ce « qui peut y entrer. Il faut décomposer le fait dont « il s'agit en d'autres qui ont aussi leur composi- « tion... Les faits primitifs et élémentaires semblent (( nous avoir été cachés par la nature avec autant « de soin que les causes , et quand on parvient à « les voir, c'est un spectacle tout nouveau et ence tièreraent imprévu '. I)

III. —De 1.1 manière dont Barthez établit rivnité du principe de la vie.

Le véritable service rendu par Barthez aux physiologistes a été de leur rappeler, avec l'autorité que donnent un profond savoir et le ton d'un homme qui pense fortement, \ unité, la giande

t. Eloge de Nm:to)i.

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unité du principe de la vie, ou, pour parler comme lui, du principe vital.

Van Helmont, un des premiers, avait prétendu que chaque organe du corps humain, le cœur, l'estomac, la rate, etc., a une vie propre ei séparée de la vie commune, « autant, disait- il, que des 0 choses qui ont des existences différentes '. »

Aux vies propres, aux petits archées de Van- Helmont avaient succédé, comme nous avons vu-, les sensibilités propres de Bordeu.

Bordeu avait une admiration singulière pour Van Helmont, « sans qui, dit-il, la médecine était « perdue^; » il lui avait emprunté beaucoup, tout en lui laissant ses vieux mots, et mettant partout, dans ce qu'il empruntait, de l'esprit et de la clarté.

Il y avait donc, pour Bordeu, tout autant de sensibilités propres qu'il y a d'organes divers ; et la sensibilité générale était la vie cornimine , ce que nous appelons tout simplement la vie, la force

1. « Ut prstereà quaedam vita principians in splene, alia in « musculis, atque alia demum in utero mulieLri, prout Stçpè « aliàs demonstravi. Quae singulae in tantum à vità communi « homiuis sunt diiemtae qiiantnm illa quœ di versas habent existe tenlias. » Van Helmont : Oijpru omnin, à l'article VHn />rn'i$. p. 696 (édition de 1707).

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