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3. Il nous explique très-bien lui-même comment se forma, et pour ainsi dire naquit son système. Dune partj un de ses professeurs, Fizes, expliquait tout par des lois d'hydraulique et de mécanique: d'autre part, nu autre de ses professeurs, Sauvages, ennemi des mécaniciens et animiste décidé, avait toujours, ainsi que Stahl, recours à l'àme raisonnable qu'il mettait à la place de la nature et de l'arehée. « I.amure et V'enel savent, dit Bor- « deu, que notre sensibilité et mobilité , inhérentes à l'élément « de l'animalité, et éclairées ou enrichies, dans l'homme, par la (( présence de l'àme spirituelle et immor-telle, ont pris naissance « des disputes de Fizes et de Sauvages. Notre système fut trouvé (( pins simple et plus naturel que celui de nos professeurs. Nous « l'avons vu reparaître depuis nos premiers essais , sous le nom « d'irritabilité, dénomination sur laquelle peu de gens bien « éclau'és ont pris le change. » Œuvres complètes, p. 972.'
4. La mobilité , comme nous l'avons vu p. ol, n'est pour Bordeu qu'une dépendance de la sensibilité. Nous avons aussi vu, p. fi3, que Fouquet appelait Virritabilifé. une branche égarée de la sensibilité.
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de toutes les lacultés particulières et déterminées en un mot, il y a une force, un principe général et commun, que toutes les facultés particulières supposent et impliquent, et qui, successivement, peut être isolé , détaché de chacune sans cesser d'être.
On peut abolir successivement la sensibililé ou la mobilité d'une partie, sans que la vie cesse dans cette partie même, du moins immédiatement. La sensibilité, la mobilité ne sont donc pas la vie; mais voici l'extrême difficulté, c'est que Y agent, \^ force, le principe incompréhensible, qui est la vie, ne nous apparaît jamais par lui-même, c'est qu'il ne nous est manifeste que par ces propriétés, Xirrilabilitéi la sensibilité^ etc., etc., de chacune desquelles il peut cependant être successivement détaché ; il n'est donc ni l'une ni l'autre, prise séparément; il n'est pas plutôt celle-ci que celle-là : qu'est-il donc ?
Nous l'ignorons absolument; mais quel qu'il puisse être, il est essentiellement un : il y a une force générale et une dont toutes les forces particulières ne sont que des expressions diverses, des modes; et c'est ce que Barthez a admirablement vu.
« La bonne méthode de philosopher dans la a science de l'homme exige, dit-il, qu'on rapporte à a un seul principe de la vie, dans le corps humain, « les forces vivantes qui résident dans chaque or-
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« gane, et qui en produisent les fonctions, tant « générales de sensibilité, de nutrition, etc., que « particulières, de digestion, etc., etc. * . d
Mais ce principe unique de la vie, comment Bartliez l'a-t-il conçu? quelle idée s'en est-il faite; et ne va-t-il pas gâter par cette idée même l'avantage qu'il prend ici sur les autres physiologistes, sur Bordeu, sur Haller, sur Bichat, qui n'ont su voir que des propriétés isolées et dé lâchées, que les propriétés vitales? C'est ce qu'il nous reste à examiner.
IV^ — De l'idée particulière que Barthez s'est faite du principe vital.
Barthez commence par séparer nettement son principe vital des forces purement mécaniques et chimiques; et en cela il a tout à fait raison. Il renverse aussi facilement le système de Stahl , car il est absolument absurde de dire que des fonctions compliquées, dont l'âme n'a aucune idée, sont cependant exercées par elle.
Mais enfin, arrivé à son principe vital, qu'en fait-il?
Il faut ici dire franchement les choses. Barthez personnifie constamment son principe vital dans