Page
BICUAT A.NATOMISTE. 123
Il est, dans chaque science, une époque, où, épuisée d'un côté, elle est encore pleine de ressources pour qui sait l'envisager sous un autre; telle était l'anatomie humaine à l'époque où parut Bichat, Tout avait été fait pour la description des organes, Y anatomie descriptive était achevée; mais, pour le démêlement des tissus constitutifs des organes, rien, si vous exceptez le livre de Bordeu, dont il vient d'être parlé, rien n'avait été fait encore; l'anatomie générale était à naître.
Bichat partage les membranes du corps entier en Irois grandes classes, les mv(pienses, les séreuses et les^breuses: les muqueuses, telles que celle de la bouche, celle de l'œsophage, de l'estomac, celle des intestins, celle des fosses nasales, etc. ; les séreuses, telles que le péritoine, la plèvre, l'araclinoïdc, les membranes synoviales des articulations, etc.; les fibreuses, telles que le périoste, la duremère, la sclérotique, les aponévroses, etc., etc.
Tout ce démêlement est admirable ; et de même qu'en localisant la sensibilité dans le nerf et Y irritabilité dans le muscle Haller avait fondé, vers le milieu du dernier siècle, l'analyse physiologique*, de même, en démêlant les unes d'avec les autres les membranes muqueuses, séreuses et fibreuses^ en