‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 125 sur 229 · IV. — De Bichat et de soa anatomie générale · texte numérisé non relu

IV. — De Bichat et de soa anatomie générale

Il y a, dans l'économie animale, deux ordres de parties : les parties simples et les parties composées, les tissus et les organes, les tissus qui, par leur réunion, forment les organes, et les organes qui ne sont que le composé, l'assemblage de ces tissus, réunis deux à deux, trois à trois, quatre à quatre, etc.

Avant Bichat, il n'y avait d'analomie que celle des organes ; on ne parlait des tissus (\w! h l'occasion des organes où ils se trouvent ; on ne considérait point ces tissus en eux-mêmes, et Yanaiomie générale n'existait pas.

Bichat a étudié chacun de ces tissus pris à part et séparé des autres ; il l'a étudié dans sa sU'ucture, dans ses propriétés, dans sa forme, dans sa constitution chimique, et nous avons eu Vanatomie générale.

Bichat porte le nombre de ces tissus, ou, comme il les appelle encore, de ces systèmes, à vingt et un : le cellulaire, le séreux, le musculaire de la vie organique, le musculaire de la vie animale, le nerveux de la vie organique , le nerveux de la vie animale, etc., etc.

On a depuis accru ce nombre ; on pourrait le réduire ; Bichat a pu se tromper également, ou en ne distinguant pas assez ou en distinguant trop; mais, quelques progrès que l'on ait déjà faits, ou même que l'on puisse faire encore, soit dans l'un, soit dans l'autre sens, ce sera toujours son analyse, ce sera sa méthode qui les aura fait faire.

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