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CHAPITRE III

SÉPARATION DE LA SENSIBILITÉ ET DE LA MOTRICITÉ DANS LA MOELLE ÉPINIÈRE.

Celte séparation, faite pour les nerfs, devenait facile et comme une simple déduction, pour la moelle épinière. Les racines pour le sentiment sont postérieures, celles pour le mouvement sont antérieures; pareillement la face de la moelle épinière d'où naissent les racines postérieures est pour le sentiment, et celle d'où naissent les racines antérieures est pour le mouvement.

La moelle épinière a deux faces, deux couches : une pour le sentiment, et c'est la postérieure ; une pour le mouvement , et c'est l'antérieure. Chaque moitié de moelle épinière est donc la réunion de deux systèmes nerveux : celui de la sensibilité et celui du mouvement.

Si, sur un animal, on pique la face postérieure, on provoque des cris, de la douleur; si on la coupe, et qu'on la coupe seule, la sensibilité, et la sensibilité seule est paralysée, perdue dans toutes les

MOELLE ÉPINIÈRE. ni

parties qui reçoivent leurs nerfs de la région coupée.

Et, réciproquement, si on pique la face antérieure, on ne provoque que le mouvement; et, si on la coupe, on n'abolit, on ne paralyse que le mouvement.

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