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Ajoutez que , dans ce travail de démêlement et d'analyse, il procède toujours par contrastes : tout est symétrique dans la vie animale, et tout irrégulier dans la vie organique; tout est intermittent dans la vie animale^ et tout continu dans la vie organique; tout se plie à l'habitude dans la vie animale, et tout y est rebelle dans la vie organique, etc., etc.
Enfin, arrivé au moral de l'homme, Bichal le coupe aussi en deux, et, des deux moitiés, il loge l'une dans la vie animale, et l'autre dans la vie organique: le cersTau est le siège de l'intelligence, et le cœur, l'estomac, le foie, etc., sont le siège des passions.
« Tout ce qui est relatif à l'entendement appar- « tient à la \ie animale '■, » dit Bichat, et jusque-là point de doute ; mais il ajoute : « Tout ce qui est « relatif aux passions appartient à la vie orga- « nique "- ; » et ceci est absolument faux.
Sous l'empire séduisant de sa théorie, il va jusqu'à invoquer le langage vulgaire; et parce que l'on dit ordinairement : un bon cœur, un ccrur sensible, \(i fureur circule clans les veines^, etc., etc., il