Recherches physiologiques sur In vip et la jnort
bien compi'ise? ne voit -on pas hien que ce n'est là qu'une définition négative? La vie, dit Bichat , est Vensemble des fonctions qui résistent à la mort, c'est-à-dire, en termes plus simples, que la vie est ce qui résiste à la mort.
La vie est l'opposé de la mort, avait dit un ancien physiologiste *; et, sans doute, ne s'était pas cru pour cela fort habile.
Cependant Bichat lui-même tenait beaucoup à sa définition. J'en vois trois ou quatre rédactions différentes dans son manuscrit : la vie est l'ensemble des moyens qui résislen: à la mort , dit-il d'abord; il se trouve, dans T animal, un principe de résistance, dit-il ensuite; ce principe est celui de la v/e, etc., etc.
Je l'ai déjà dit : la vie n'est pas seulement un principe de résistance, c'est un principe d'action; elle n'est môme principe de résistance que parce qu'elle est principe iVaction.
, « C'est se faire une idée '« bien Cuvier, que de « simple lien qui retiendrait ensemble les éléments « du corps vivant, tandis qu'elle est, au contraire , i« un ressort qui les meut el les transporte sans « cesse. »
\. Voyez VEnc>/'lopp'f]ie , au mot Vie.
ition.
ée fausse de la vie , dil très- î la considérer comme un >
La VIE est un piiiicipe d'activité : principe complexe par l'ensemble des forces qui le composent, simple par l'unité même Awnœud vital ^ où ce principe réside.
Chaque force peut être abolie séparément, car chacune, prise en soi, est indépendante des autres.
Ce sont mes expériences qui , pour la première fois, ont montré l'indépendance réciproque des forces.
Ce sont encore mes expériences qui, pour la première fois, ont circonscrit le .\oeud vital dans ses limites précises.