‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 22 sur 229 · II. — Opposition da cerTeaa et du ccrvelût · texte numérisé non relu

II. — Opposition da cerTeaa et du ccrvelût

L'ablition du cerv;\ui, qui abolit l'intelligence, ne fait rien aux mouvements réguliers et délerniliics.

L'ablation du cervelet, qui abolit toute régularité clans les mouvements, ne fait rien à l'intelligence.

Celle opposition est admirable.

L'animal, sans cervelet, a toutes ses perceptions, toutes ses volitions, toute son intelligence; mais il li'a plus la régularité de ses mouvemenls.

L'animal, sans cerveau, a toute la régularité de ses mouvements ; mais il n'a plus ni perception, ni Yolition, ni intelligence.

III. — Opposition eulre les tubercules et les lobes cérébraui.

Il faut faire une grande distinction entre les sens et l'intelligence.

L'ablation d'un tubercule détermine la perte de la sensation, du sens de la vue; la rétine devient insensible, l'iris devient immobile.

L'ablation d'un lobe cérébral laisse la sensation, le sens, la sensibilité de la rétine, la mobilité de l'iris ; elle ne détruit que la perception seule.

Dans un cas, c'est un fait sensorinl; et, dans l'autre, un fait cérébral; dans un cas, c'est la perte du sens; dans l'autre, c'est la perte de la perception.

La distinction des perceptions et des sensations

est encore un grand résultat; et il est démontré aux yeux.

Il y a deux moyens de faire perdre la vision par l'encéphale : 1° par les tubercules, c'est la perte du sens, de la sensation; 2» par les lobes, c'est la perte de la perception, de l'intelligence.

La sensibilité n'est donc pas l'intelligence; penser n'est donc pas sentir ; et voilà toute une philosophie renversée.

L'idée n'est donc pas la sensation ; et voilà encore une autre preuve du vice radical de celte philosophie.

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