I);iiis les deux Sections précédeiitet
6ft DÉDUCTIONS PHILOSOPHIQUES.
séquent, sans que la rie en soit le moins du inonde altérée, afi'eclée, compromise : il y a donc entre la vie et \ intelligence une séparation complète; et cette séparation visible, que l'expérience opère quand, elle le veut, est fondamentalement donnée par la séparation même des deux organes distincts dans lesquels chacune de ces facultés réside.
V intelligence pouvant être supprimée tout entière, dès qu'on le veut, rien n'est plus facile que de distinguer, que de séparer les unes des autres les facultés vitales et les facultés intpllectnelles.
Toute faculté qui survit à l'ablation des lobes cérébraux, de l'organe de l'intelligence, est une faculté vitale; toute faculté qui se perd par cette ablation est wwe faculté intellectuelle.
Quelles sont donc les facultés qui survivent? Les facultés qui survivent sont celles d'où dépendent toutes les fonctions de nutrition (c'est-à-dire la digestion, la circulation, la respiration, etc.), de mnuremenf, àclùcomofion et même de sensation. Les facultés qui se perdent sont celles d'où dépendent toutes les fonctions, tous les actes d'entendement : la perception, Vattnition, la mémoire, le jugement, la volition.
"^ L'animal qui a perdu ses hhes cérébraux, et par suite son inielliyence, ni..ne perçoit plus, ni n'est
plus capable LVnffention, ni ne se soiivietit plus, ni ncjufje pins, ni ne vput plus.
Mais il continue à vivre, h se nourrir, à se mouvoir et même à sentir.
Il y a donc une ligne de démarcation prgfonde entre percevoir, se souvenir, juger, vouloir, d'une part, et, d'autre part, vivre, se nourrir, se mouvoir ei même sentir.
En un seul mot, ci\t percevoir, se sotivenir, juger, vouloir, tout cela c'est penser, et se nourrir, se mouvoir, sentir, tout cela c'est vivre, il y a une ligne de démarcation profonde entre penser et vivre.