‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 30 sur 229 · SÉPARATION DE L'INTELLIGENCE ET DE LA SENSIBILITÉ · texte numérisé non relu

SÉPARATION DE L'INTELLIGENCE ET DE LA SENSIBILITÉ

Je l'ai déjà dit', pour beaucoup de philosophes, V intelligence tient à la sensibilité; pour quelques-uns même, YinteUigence n'est que la sensibilité.

Mais ces philosophes, Locke, Condillac, Helvétius, n'ont jamais rien su, ni rien pu savoir d'exact sur ce point.

L'expérience seule pouvait nous apprendre que l'organe où réside la sensibilité (la moelle épinière et les nerfs-) n'est pas celui où réside Vintel igence {lobes ou hémisphères cérébraux^), que l'organe de la sensibilité ne sert en rien à YinteUigence, et que l'organe de YinteUigence est précisément dénué de toute sensibilité, est absolument impassible.

« La grande source de la plupart des idées que « nous avon*5, dit Locke, est la sensation \ »

■1. Voyez, ci-devant, p. 40.

Page 1