Traité des sensations, {K
de penser ' ; et cette faculté, il veut qu'elle soit produite par deux puissances qu'il appelle passives - (vraie contradiction dans les termes): l'une, la puissance de recevoir les impressions, et qu'il nomme sensibilité physique^; l'autre, la puissance de conserver ces impressions, et qu'il nomme mémoire'' ; et il ajoute que « la mémoire n'est autre «chose que la sensation continuée, mais affai- « blie''. »
La mémoire ne saurait être la sensation, pas plus que Yesprit n'est la sensibilité, la sensibilité physique, pour parler comme Helvétius : l'esprit est V intelligence, la mémoire est une faculté, un élément &e\ intelligence; et Vintelligence n'est pas la sensibilité, n'a rien de la sensibilité, et réside dans un organe où ne réside pas la sensibilité.
1. « L'esprit est la faculté même de penser. » (Chap. I", p. 1, édition de 1774.)
2. « Nous avons en nous deux facultés , ou, si je l'ose dire, « deux puissances passives... » p. 2.