DE LA SENSIBILITÉ DES PARTIES FIBREL'SES
§ I. — Des eipériences d"Haller toucUant les parties sensibles et les parties insensibles du corps animal.
Dans un de ses écrits les plus médités, intitulé : Réponse générale aux objections qu'un a faites contre l'insensibi' lité de plusieurs parties du corps animé S Haller s-expriniait ainsi :
« Je viens de donner le recueil le plus nombreux d'expé- « riences, qui ait peut-être jamais paru, pour prouver une « vérité physique. Maison y opposera sans doute le nombre « inférieur, mais pourtant considérable, d'observations op- « posées, dont l'événement a été contraire au résultat des « miennes. On est allé plus loin ; on est disconvenu qu'on V pùl tirer de mes expériences , supposées exactes, les con- « clusions que j'en ai tirées
« Je vais travailler à me détacher entièrement de ce que « je pourrais regarder comme ma cause. Je n'en ai jamais « eu a moi, et je n'en aurai jamais que celle de la vérité....
l. La date de cet écrit est l'année 1759. Il fait partie du t. IV des Mémoires sur les parties sensibles et irritables du corps animal. (Tradiict. franc). Lausanne, 1760.
« Engagé dans un ouvrage immense ', il m'importe de « constater, ce que je devrai enseigner sur la sensibilité de « la plus grande partie du corps animé. 11 n'y a que l'erreur « qui doive me faire de la peine , et si j'y ai demeuré depuis « sept ou huit ans"*, il n'est pas trop tard d'en sortir ence core, et de rejoindre le parti de la vérité dans un ou- « vrage, qui est celui de ma vie entière, et qui doit faire « passer à la postérité les sentiments réfléchis de ma vieilce lesse '. »
Quels ont donc été les sentiments réfléchis de la vieillesse du grand Haller?
« Je termine cette Réponse générale, dit-il , par les co- « rollaires qui dérivent de ces expériences mêmes, dont je c( viens de défendre la réalité.
« 11 faut compter entre les parties dont le sentiment est « nul, ou du moins imperceptible dans les expériences, (( celles que je vais exposer : les tendons^ la face extérieure « de la dure-mère , sa face inférieure , les ligaments , les c( capsules des articulations, le périoste '. »
c( J'appellerais volontiers ces parties, continue Haller, incc sensibles par elles-mêmes, en reconnaissant que quelquesce unes peuvent emprunter une espèce de sensibilité étran- (c gère des nerfs''. »
Ainsi donc, en terminant son examen définitif, Haller délare, en premier lieu, que les tendons, la dure-mère , les