‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 42 sur 229 · Haller ( Mém. ci-dessiis cités, t. l, p. 13fi · texte numérisé non relu

Haller ( Mém. ci-dessiis cités, t. l, p. 13fi

« aussi grand nombre de blessures de celle espèce (il s'agit « de tendons et de membres arrachés) rassemblées dans « ce mémoire; mais ce qui, à mon gré, est bien plus éton- « nant, c'est qu'en général elles sont moins suivies d'acci- « dents que la simple piqûre du tendon, qui est souvent « mortelle. Voilà huit peisonnes blessées de cette façon, a guéries assez prompteraent, et il n'y en a qu'une qui ait « éprouvé quelques accidents. Il y eut des douleurs épou- « vantables les premiers jours, etc. ' »

Jean-Louis Petit, cet observateur si judicieux et si clairvoyant, a inséré, dans les volumes de nuire Académie, deux observations, lune sur un cas de rupture complète du tendon d'Achille, et l'autre sur un cas de rupture incomplète de ce même tendon.

A propos de la première, Jean-Louis Petit dit : « Je finis « cette observation en faisant remarquer que le malade n'a « senti aucune douleur en se cassant les tendons, ni dans la « suite pendant tout son traitement -; » et, à propos de la seconde, il dit: « De cela seul que le tendon d'Achille est

a rompu entièrement, il n'arrive aucun accident; et

« de cela sou! que ce tendon n'est rompu ou cassé qu'en « partie, il doit nécessairemeul survenir de fâcheux symp- « tomes; c'est ce que j'ai presque toujours remarqué dans « la rupture ou coupure incomplète des tendons des autres « parties : la douleur, l'inflaminalion, la fièvro, le délire et « la gangrène qui y surviennent quelquefois, rendraient cette « maladie presque toujours mortelle sans le secours de « l'art'. »

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