‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 43 sur 229 · Ibid , an IVÎS · texte numérisé non relu

Ibid , an IVÎS

Jean-Louis Petit nous explique ensuite, par une analyse anatomique parfaite, comment, dans le cas de rupture complète, il n'y a jamais douleur, parce qu'il n'y a jamais tiraillement, et comment, au contraire, dans le cas de rupture incomplète, il y a toujours tiraillement et par suite toujours douleur.

Je laisse, à reijret, cette analyse, qui m'éloignerai t trop de mon sujet; je me borne à ajouter que les deux observalions de Jean-Louis Petit, comparées l'une à l'autre, furent pour moi le trait de lumière. Je vis tout de suite d"où provenait la divergence des physiologistes et des chirurgiens. Les physiologistes, opérant sur un tendon sain et normal, ne le trouvaient point sensible; et les chirurgiens, opérant sur un tendon déchiré, tiraillé, enflammé, le trouvaient sensible.

Il ne s'agissait plus que de confirmer cette interprétation par l'expérience. Je provoquai donc, sur différents animaux, l'inflammation du tendon d'Achille par des piqûres, par des tiraillements, par des coupures; et dès lors tout fut expliqué et concilié. Toutes les fois que j'opérais sur un tendon sain, je ne trouvais aucune sensibilité , et toutes les fois que j'opérais sur un tendon tuméfié et enflammé, je trouvais la sensibilité la plus vive.

Toujours emporté par d'autres travaux, j'ajournais sans cesse la publication de celui-là.

Je le publie aujourd'hui , après avoir recommencé mes expériences *.

Sur différents animaux (^chiens, lapins, cochons d'Inde) ,

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