IV. Disposition des sinus vertébraux
Dans le lapin, animal sur lequel les expériences qui précèdent ont été faites, les deux sinus vertébraux régnent tout le long du canal vertébral, de chaque côlé du corps des vertèbres.
Pendant tout ce long trajet, ils communiquent l'un avec l'autre par une suite de sinus moyens. Chaque sinus moyen est placé-sur le corps même de chaque vertèbre. Enfin, arrivés au cerveau, les deux longs sinus vertébraux se continuent avec les sinus de la Ijase du crâne.
Pendant ce long trajet encore , on voit sortir de chaque sinus vertébral , par chaque trou de conjugaison , toutes les veines de la colonne vertébrale. Pour ce qui est des veines dorsales en particulier, lesquelles concourent surtout au phénomène qui nous occupe., ces veines vont directement des sinus vertébraux à la veine azygos i, de la veine az7jgos à la veine cave supérieure, et de la veine cave supérieure à l'oreillette droite du cœur.
Ainsi donc, pendant l'expiration (ou , sur l'animal mort pendant la compression du thorax), le sang reflue du thorax , par les veines dorsales ou thoraciques , dans les sinus vertébraux , et des sinus vertébraux jusque dans les
1 Ajoutez que ni la veine azygos, ni les sinus vertébraux n'ont de valvules, ce qui permet au sang de refluer de la veine azygos dans les sinus vertébraùx et des sinus vertébraux dans les sinus du crâne.
Depliis, outre la veine «.-ysos, il y a, dans le lapin, àe^^xdeml-azygos, une de chaque coté. Chaque veine demi-uzygo, se rend dans la veine cave supérieure de son côté.
sinus du crâne, et des sinus du crâne jusque dans les veines propres du cerveau ; et c'est par ce reflux que le cerveau se gonfle. Pendant l'inspiration , au contraire (et sur l'animal mort pendant le relâchement du thorax), le sang reprend son cours des veines du cerveau dans les sinus du crâne , des sinus du crâne dans les sinus vertébraux , des sinus vertébraux dans les veines du thorax, des veines du thorax dans l'oreillette droite du cœur, et le cerveau s'aff"aisse.
L'action des sinus vertébraux, action inaperçue jusqu'ici, est donc la première et la principale cause du mouvement du CLM-veau qui lépond à la respiration, du mouvement respiratoire de cet organe.