‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 62 sur 229 · DES SOURCES OU BICIÎAT \ PUISÉ SES PKEMIÈRES IDÉES · texte numérisé non relu

DES SOURCES OU BICIÎAT \ PUISÉ SES PKEMIÈRES IDÉES

11 y avait, dans la première édition des Recherches de Bichat sur la vie et la morl , une Préface qui lut omise dans la seconde, et n'a reparu dans aucune autre. Celte Préface était pourtant essentielle. L'auteur nous y indiquait les sources, encore tout récemment consultées, où il avait puisé ses premières inspirations et ses principales idées.

Ceux qui ont appelé Bichat un auteur original, ont eu certainement bien raison. Il était oriffinal par le tour positif et précis qu'il savait donner aux doctrines et aux méthodes : pour le fond même de ces choses, il ne l'était pas.

« La vie et la mort, considérées d'une manière « générale, m'ont paru, -» dit Bichat, dans la Préface que je l'appelle, « un sujet susceptible de sug- « gérer quelques vues et beaucoup d'expériences a utiles '. »

Quelques vues et beaucoup d'eupériences utiles. On

1. Hec/ierc/ics iilnjsioloçjiqucf svr l» vie rt la i/iurt. Pioface, ji. i. — Javertis, une i'ois pouv toutes, que je cite toujours la liiemière édition : Vnm, au vui.

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ne pouvait mieux dire ; et voilà tout le livre de Bichat exactement défini. Ce livre se compose de deux parties essentiellement distinctes : la première sur la vie, et c'est la partie des vues, la seconde sur la mort, et c'est la partie des expériences ; la première toute de physiologie théorique, la seconde toute de physiologie expérimentale ; la première écrite sous l'inspiration de Buflon et la seconde sous l'inspiration d'Haller.

« C'est ce qui m'a déterminé, continue Bichat, « à entreprendre l'ouvrage que je publie aujour- « d'hui. On y trouvera, je crois, des considérations « et des faits peu connus *. »

Cela est encore très-vrai; on y trouve même quelque chose de mieux : un certain esprit supérieur, animé, vivant, le souffle partout sensible du vrai génie, la présence du Dieu : ISumen adest !

« Cependant, reprend Bichat, ceux qui ont lu (f Aristote, Butfon, Morgagni, Haller, Bordeu, et « tous les médecins dont les écrits sont dans le « sens de ce dernier, verront que ces auteurs m'ont « fourni quelques données; mais ils sauront en « même temps distinguer celles qui m'appartien- « nent »

11 eût été mieux à Bichat de les distinguer lui-

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