‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 82 sur 229 · OUI» LU · texte numérisé non relu

OUI» LU

« Ou inlroduisil dans le langage une innovalion « (jui, pendant longlenips, a semblé l'aire de la « physiologie, non-senlenient la plus difficile, mais « la plus mystérieuse de toutes les sciences. Celle « innovation consista à généraliser l'idée de sen- « sihilité au point de donner ce nom à toute coopé- « ration nerveuse accompagnée de mouvement, « même lorsque l'animal n'en avait aucune percep- « tion. On établit-ainsi des sensibilités organiques, « des sensibilités locales, sur lesquelles on raisonna, « comme s'il s'était agi de la sensibilité ordinaire « et générale. L'estomac, le cœur, la matrice, selon «ces physiologistes, sentirent et voulurent; et « chaque organe devint, à lui seul, une sorte de « petit animal, doué des facultés du grand'. »

H. — Df Bicliat et de sa tliéruii' do» propriétés vitales.

J'arrive au point le plus important de la physiologie de Bichal, je veux dire à sa théorie des/;/opriétés vitale.'^.

Après avoir divisé la vie en deux viea . et divisé pareillement en deux ordres les caractères, soit anatomiques, soi] physiologiques, (pii dislinguenl

1. Rapport sur mes expériences toucliaut le système nerveux. ( Voyez mnu livre intitulé : Rclimlirs r.iiinimentnles sur les l>r<iiiridtcs et les /'oitetioiis du si/sti'nie iierceu.r, p. G4 (2"' édition).

les deux vies riine tle l'aiilre ', Bicliat clierelie aussi deux ordres de forces ou de propriétés vitales : les propriétés de la vie animale, el les propriétés de la vie organique.

Mais, vains efforls! il né trouve partout que les mcxne?, propriétés ^ que les mêmes /o;«5; la même sensibililé et la même contractilité (car il ne connaissait encore que ces deux forces-là i.

Alors que fait-il? Il partage, trè^-adroitenienl , chacune de cc^^ forces en deux; moyennant quoi, il a tout ce qu'il désire, c'est-à-dire deux sensibilités et deux contractilités : la sensibilité de la vie animale et la sensibilité de la vie orr/aniqiie, la contractilité de la vie animale et la contractililé de la vie organique.

« Parlerai -je des propriétés vitales? dit Bicliat. « Voyez la sensibililé animale dominanle dans les « nerfs; la contractilité de même nature, spéciale- « ment marquée dans les muscles volontaires ; la « contractililé organique sensible, formant la pro- « priété spéciale des involontaires; la contractilité « insensible et la sensibilité de même nature, carac- « térisant surtout les glandes, la peau, etc., etc.-. »

Ce détour, et, si je puis ainsi parler, ce subterfuge

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