DU RAPPORT DES FORCES AVEC LA MATIÈRE DANS LES CORPS VIVANTS
Les expériences, que je viens de rappeler, nous ont dévoilé ce rapport; et, en effet, il est impossible que, parvenu au point où nous sommes, le lecteiu' ne soit pas frappé de l'aspect nouveau sous lequel se présentent les forces de la vie.
La matière n'est, selon l'heureuse expression de Cuvier, que dépositaire de ces forces. La matière actuelle, la matière qui est à présent, ne les a reçues, qu'en dépôt ; elle les a reçues de la matière qui l'a précédée , et ne les a reçues que pour les rendre à la matière qui la remplacera bientôt.
Ainsi donc, la matière passe et les forces restenî.
La loi , la grande loi qui fixe les rapports des forces avec la matière, dans les corps >ivants, est donc, d'une part, \i\ permanence àcs forces , et, d.^ l'autre, la mutation continuelle de la matière.