‹ De la vie et de l'intelligenceChapitre 91 sur 229 · I. — irilallrr et de sun analyse des propriétés vitales · texte numérisé non relu

I. — irilallrr et de sun analyse des propriétés vitales

Appelé à l'Unie crsilc de Gœttiiigue en 1736, Halli'i- y pasea dix-sept années, dont les sept dernières furent consacrées tout entières à l'art ditiicile et supérieur des expériences. En 1752, parurent ses belles découvertes sur YirritubUité et la sensibilité ; et, dès ce moment, nn nouvel horizon s'ouvrit.

« C'est de l'année 1746, nous dit Haller lui-même, « que je date mes fréquentes expériences sur les « animaux vivants. La dispute sur la respiration * « m'engagea à les multiplier, et peu à peu le goût « s'en répandit. Plusieurs de mes élèves voulurent « faire des cours d'expériences pour en enrichir « leurs thèses inaugurales. Je conduisis leurs expé- « riences; j'en fis un nombre presque incroyable, « et des faits détachés s'offrirent de tous côtés à « mes yeux -... »

\ . Haller : T)r rrspirotionp expérimenta anatomica quibus aeris inter pulinonem et pleuram absentia demonstratur, efc. Gœttiuguo, 17iG.

2. Méinoirrs sur la nafare .srniihlc et iriitahle clef jiarties du rorjis nitiiiiiil, t. I, [i. 3. Liusaïuic, 17aG (liadiKl. fraur. ).

HALLEK. G)

Haller avait l'esprit essentiellcmenl cri tique.

Son premier écrit ' avait été la réfuialion d'une erreur anaiomique, échappée à un médecin de Berlin- concernant l'existence d'un prétendu canal salivaire. Ce fut par la réfutation d'une erreur physiologique qu'il commença sa carrière expérimentale.

Il y avait dans le voisinage de Gœltingue, à léna, un professeur qui, s'il n'eût imaginé une hévue, serait probahlement resté inconnu, et qui dut à cette bévue même une certaine célébrité.

Hamberger avait imaginé qu'il y avait de l'air entre la plèvre et le poumon. A la vérité, on ne voit pas trop d'où cet air aurait pu venir, car le poumon est clos, parfaitement clos^ et, de plus, s'il y avait de l'air entre le poumon et la plèvre, l'inspiration serait impossible, car le mécanisme de l'inspiration tient précisément au vide, au vide absolu, qui se trouve là.

Haller combattit donc Hamberger. Il soutint qu'Hamberger se trompait, qu'il n'y avait point d'air où celui-ci en supposait*; il le soutint, il le

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