Sa Thèse doctorale, soutenue eu
2. Coschwitz : Disserfatio de ductn sulicnli noco , Hall. 17â4.
3. Du moins dans l'homme et les mammifères, et il ne s'agit ici que de l'homme.
4. Voyez la Dissertation d'Haller, citée dans la note 1 de la page précédente : De respiratione esperimenfu...
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prouva par des expériences; c'e^iji-àv sa dispute sur la respirât ion, qu'il pril le (joût des expériences, qu'il répandit ce (loût, et fonda l'école expérimentale de Gœtlinguc, qui a été la plus grande école physiologique du wui* siècle.
Haller quitta Gœttingue en 17o3, rappelé à Berne, sa patrie, par les honneurs dont on se plut à l'y entourer, et par les places qu'on inventa pour l'y retenir '.
En arrivant à Gœttingue, il avait trouvé une Université naissante- et encore sans nom, une ville si pauvre que les rues n'en étaient pas même pavées; en quittant Gœttingue, il laissait une Université illustre, illustre d'une gloire qui était la sienne, et comme une ville nouvelle créée par sa parole :
Aux aceovils d'Amphion les pierres se mouvaient , Et sur les muis thébains eu ordre s'élevaient.
A Gœttingue, Haller avait publié ses expériences sur la respiration, ses premiers éléments de physiologie, ses expériences sur la sensibilité, sur l'irritabilité, sur le mouvement du sang. C'est à Berne qu'il lit ses expériences sur la génération, le dévc-
1. L'État de Berne créa une ctiarire exprès pour Haller, avec la clause formelle qu'elle serait supprimée après sa mort.
2. La création de l'Cniversité de Gœttingue est de 1736, de l'aiiuée même où y fut appelé Haller.
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loppement du fœlus, celui du poulet dans l'œuf, la formation des os, etc., et qu'il publia le plus célèbre de ses ouvrages, sa grande pbysiologie.
Je ne considère ici que le pbysiologiste ; mais peut-on oublier, en parlant d'Haller, l'anatomiste profond, le botaniste consommé, l'iiomme de l'érudition la plus étendue dans les sciences naturelles qui fut jamais, enfin le littérateur, devoir (je me sers de son expression) qu'il ne prenait pas moins au sérieux que les autres : « J'étais accablé, dit-il, « par les différents devoirs de professeur, d'acadé- « micien, de magistrat et de littérateur'. »
Cependant, l'analyse des forces de la vie, des propriétés vitales, était d'un tel prix que de l'avoir seulement commencée comptera plus à Haller que tous ses autres travaux réunis ensemble. C'est là son grand titre ; et lui-même ne s'y trompait pas.
Dans une Réponse générale à ses adversaires, « adversaires violents, dit-il, qui n'ont épargné ni « ma probité ni aucune des qualités qui pou\aient « m'attirer la bonne opinion de mon siècle, » il s'exprime ainsi :
« Je viens de donner le recueil le plus nombreux « d'expériences, qui ait peut-être jamais paru pour
1. .W»?. f!)ir lu ittif. \-Pii.-!ifi. pf irrif.. f'tc, 1. I, i'. 1(1-2.