‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 112 sur 163 · Nouveaux éléments de la science de l'homme, t. I, p · texte numérisé non relu

Nouveaux éléments de la science de l'homme, t. I, p

2* Ibid., ii I, p. 7.

3. Barthez emploie indifféremment les mots : cause, faculté^ etc. « Le développement successif qu'on peut donner aux phénomènes^ « en les rapportant à des lois qui sont propres à une cause ou « faculté expérimentale;.. » Nouveaux éléments^ t. I, p. 17.

a04 BARTHEZ.

pèrience; et jusque-là rien de mieux, rien de plus conforme à l'esprit de Newton, c'est-à-dire de la vraie méthode, de la méthode expérimentale.

Hais Bartbez ajoute : a Les modernes ont porté a trop loin leurs préjugés sur l'imperfection de la a philosophie ancienne. Elle n'est point répréhen- « sible pour avoir établi des causes ou des facultés « occultes, mais elle l'est pour n'avoir pas limité c( le nombre de ces facultés \.. »

Point du tout. La philosophie ancienne est précisément répréhensible pour avoir établi des causes ou facultés occultes, et véritablement, littéralement occultes, ou, pour mieux dire encore, idéales, chimériques , imaginaires, des causes qui ne sont point, des facultés qui ne sont que des mots, de ces mots dont Fontenelle disait avec tant d'esprit, « qu'ils a n'avaient d'autre mérite que d'avoir longtemps « passé pour des choses. »

Qu'est-ce que la faculté rétentrice ou concoctrice de l'estomac? Qu'est-ce que la faculté pulsatrice des artères, et toutes les autres facultés pareilles de Galien, la rectrice, Isl motrice, la procréatrice , etc., etc.? Et la philosophie ancienne, qui se donnait de pareilles forces et s'en contentait^ est-elle seulement

Page 1