‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 119 sur 163 · Œuvres complètes^ p · texte numérisé non relu

Œuvres complètes^ p

SiS BARTUEZ.

de la viej ce que Barthez appelle le principe vital. Aussi lorsque Barthez commença à professer sa doctrine du principe vital, Bordeu se récria-t-il. Il écrivait alors son dernier ouvrage, ses Recherches sur les maladies chroniques \ dont la sixième partie a pour titre : Analyse médicinale du sang. C'est là que, dans une page pleine de malice et d'esprit, il cherche à prouver, d'abord , que Barthez a pris ce nom de principe vital à Fizes , ensuite que ce mol n'est qu'une expression embarrassée, obscure, et, enfin, que le nouvel auteur, Barthez, n'a ramené le principe vital de Fizes que pour lui attribuer le même rôle que lui, Bordeu , venait d'attribuer à la sensibilité.

Cette page est trop curieuse, et caractérise trop vivement Bordeu, pour que je n'en cite pas ici quelques phrases.

«Notre professeur Fizes, dit Bordeu, ne cessait «de nous parler du principe vital,. Il nous per- « mettait quelques demandes , et nous lui en fai- « sions pour nous instruire... Nous lui demandions « pourquoi ce principe créateur de toute action « dans le corps, et créateur d'une fièvre quelquefois

1. Ouvrage qui parut en 1775. Bordeu mourut Tannée suivante (1776).

<( salutaire, procurail aussi la fièvre destructive de « la vie. Nous demandions enfin ce que c'est que c< ce principe vital qui opère le blanc et le noir, « qui préside à ce qui lui est opposé comme à ce « qui est nécessaire à son existence? Fizes nous en c( donnait plusieurs définitions^ mais toutes obscu- « res, n'apprenant rien... Le système de Fizes^ con- « tinue Bordeu, paraissait être dans l'oubli; le nom c( de principe vital commençait à vieillir, mais il « vient de prendre un nouvel éclat entre les mains « d'un successeur de Fizes. M. Barthez, s'élevant « bien au-dessus de son devancier, n'a retenu que « son expression. 11 n'est point mécanicien comme « Fizes, mais il le suit dans le dégoût qu'il avait « pour la nature des ancienSy pour Yarchée, pour « Yâme des Stahliens, et peut-être pour la sensibilité « et la mobilité vitales f) (c'est-à-dire pour la doctrine, même de Bordeu*). «Ainsi le principe vital, coniinue « Bordeu, n'est plus la mécanique du corps dépen- (( dant de sa structure; il n'est point la nature, il « n'est point l'âme, il n'est point la sensibilité de « l'élément animal : comment et en quoi en dif- « fère-t-il? Ce sera à MM. Lamure et Venel, et ensuite «à M. Fouquet, qui s'est déclaré ouvertement pour

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