I. — De son habileté dans l'art des expériences
J'ai dit que le livre de Bichat se compose de deux parties essentiellement distinctes : la première sur la vie, et la seconde sur la mort; la première toute tliéorique, et la seconde toute expérimentale \
Nous avons vu Bichat tMoricien, et nous avons admiré cet esprit clair, abondant, facile, ingénieux, adroit, qui se joue dans la science, tant il s'y sent à sa véritable place, mais aussi qui n'en sonde pas assez les difficultés, ou croit trop aisément s'être tiré d'une difficulté sérieuse , quand il a imaginé un expédient d'école^.
Nous allons voir Bichat expérimentateur, et nous le trouverons encore plus grand, toujours net, précis, souvent inspiré, plein d'invention, et méritant enfin le beau titre de fondateur de la physiologie expérimentale en France.
Voici donc Bichat en face d'un grand problème, celui des conditions organiques qui déterminent la