BICHAT EXPÉRIMENTATEUR
phragnie s'arrête; la respiration ne se fait plus que par les muscles intercostaux '.
Enfin, il coupe la moelle épinière au-dessus de rorigine des nerfs phréniques, et, sur-le-champ, tout mouvement respiratoire est anéanti^.
« J'avais souvent observé dans mes expériences, « dit Bichat, qu'un demi-pouce de différence dans «la hauteur à laquelle on fait la section de la « moelle produit une différcipce telle , qu'au-dessus « la mort arrive à l'instant, et qu'au-dessous elle c( ne survient souvent qu'au bout de quinze à vingt «heures... Cette différence ne tient qu'au nerf « phrénique. Dès que la section est supérieure à ce «nerf, la respiration, et par conséquent la vie, « cessent à l'instant, parce que ni le diaphragme ni « les intercostaux ne peuvent agir. Quand elle est « inférieure, l'action du premier soutient encore la « vie et les phénomènes respiratoires '... »
C'est ici le lieu de rapprocher Bichat de Le Gallois. •
« Ce n'est pas du cerveau tout entier, dit Le Gal- « lois, que dépend la respiration , mais bien d'un « endroit assez circonscrit de la moelle allongée,