II. — Opposition da cerveau et da cervelet
L'ablation du cerveau, qui abolit rintelligence, ne fait rien aux mouvements réguliers et délerminés.
L'ablation du cervelet, qui abolit toute régularite dans les mouvements, ne fait rien à Tintelligence.
Celte opposition est admirable.
L'animal, sans cervelet, a toutes ses perceptions, toutes ses volilions, toute son intelligence ; mais il n'a plus la régularité de ses mouvements.
L'animal, sans cerveau, a toute la régularité de ses mouvements; mais il n'a plus ni perception, ni volition, ni intelligence.
m. ^ Opposition entre les tubercules et les lobes cérébraux.
Il faut faire une grande distinction entre les sens et l'intelligence.
L'ablation d'un tubercule détermine la perte de la sensation, du sens de la vue ; la rétine devient insensible, Tiris devient immobile.
L'ablation d'un lobe cérébral laisse la sensation, le sens, la sensibilité de la rétine, la mobilité de l'iris; elle ne détruit que \di perception seule.
Dans un cas, c'est un fait sensorial; et, dans l'autre, un fait cérébral; dans un cas, c'est la perte du sens; dans l'autre, c'est la perte de la perception,
La distinction des perceptions et des sensations
est encore un grand résultat; et il est démontré aux yeux.
Il y a deux moyens de faire perdre la vision par Tencéphale : 1« par les tubercutes, c'est la perte du sens, de la sensation ; 2o par les lobes, c'est la perte de la perception, de rintelligcnce.
La sensibilité n'est donc pas Tintelligence ; penser n'est donc pas sentir; et voilà toute une philosophie renversée.
L'idée n'est donc pas la sensation ; et voilà encore une autre preuve du vice radical de cette philosophie.