Voyez, ci-devant, p
4. Essai philosophique sur rentendement humain (iTSÂ. franc.) 1729 — p. 61.
DEDUCTIONS PHILOSOPHIQUES. . 73
« Le principal objet de cet ouvrage *, dit Condil- € lac, est de faire voir comment toutes nos cona naissances et toutes nos facultés viennent des a sens, ou, pour parler plus exactement, des sen- « sations ^. »
Et Condillac ne s'en tient pas là. Locke admettait du moins deux sources de nos idées : la sensation et la réflexion ^. Condillac n'en veut qu'une : la senr
sation.
a Locke distingue, dit Condillac, deux sources de « nos idées, les sens et la réflexion. Il serait plus «exact de n'en reconnaître qu'une, parce que la a réflexion n'est, dans son principe, que la sensaa tion même *. »
Voilà donc partout, dans Locke et dans Condillac, ta sensation confondue avec Y intelligence, laquelle seule est source de nos idées.
Elles le sont aussi dans Helvétius, et à plus forte raison, car Helvétius n'a fait, sur ce point, qu'exagérer Condillac et Locke. 11 définit Yesprit : la faculté
i. Le Traité des sensations.
% Traité des sensations,"^. 3.
3. « L'autre source, dit-il, d*où reutendement vient à recevoir o des idées, c'est la perception des opérations de notre âme... Et c< comme j'appelle l'autre source de nos idées sensation, je nom- « merai celle-ci réflexion. » (Essai sur V entend, hum., p. 61.)