Page
3. Lettre à Regius ou Leroy, t. VIII, p. 515. Édition de Descartes, par M. Cousin.
15S BCFFON.
La vérité est que, si, aprèsTintelligence et les sensations, il y a quelque chose dans l'être vivant qui soit essentiellement du domaine de la vie animale, ce sont les passions, que le cerveau est leur siège unique, que c'est de là qu'elles portent leur action sur les différents viscères, qu'elles ne viennent d'aucun de ces viscères, pas plus du cœur qui n'est qu'un muscle, que du foie, des reins, ou de la rate, etc., que Bichat a raison, quand il dit que le ceritre phrènique , si prôné par certains auteurs , n'existe pas, et qu'il a tort quand il remplace ce centre phrènique par le foie, le poumon, la rate ^ le cœur et Vestomac, réunis ensemble.
«Il n'y a point pour les passions, dit Bichat, de a centre fixe et constant comme il en existe un a pour les sensations : le foie, les poumons, la rate, « l'estomac, le cœur^ etc., tour à tour affectés, for- « ment tour à tour ce foyer épigastrique si célèbre « dans nos ouvrages modernes; et si nous rappor- « tons en général à cette région l'impression sen- <( siblc de toutes nos affections, c'est que tous les « viscères importants de la vie organique s'y trou- « vent concentrés... *. »
On est étonné de voir Bichat faire naître la peur