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5. Indépendamment de son grand archée, Van Helmont avait imaginé plusieurs petits arche'es, chargés chacun du soin d'un organe. Le cerveau, le foie , Tutérus, etc. , avaient chacun leur petit archée.
6. Pour plus de similitude encore, l'ami de Bordeu, Fouquet, appelle les sensibilités propres : de petites vies. « La sensibilité « étant distribuée par doses à toutes les parties organiques du a corps, chaque organe vit ou sent à sa manière, et le concours « ou la somme de ces vies particulières fait la vie en général, de «même que l'harmonie, la symétrie et l'arrangement de ces « petites vies font la santé. » {Encyclopédie), art. Sensibilité.)
ITO BORDEtJ.
« On introduisit dans le langage une innovation « qui , pendant longtemps , a semblé faire de la a physiologie, non-seulement la plus difficile, mais a la plus mystérieuse de toutes les sciences. Celte « innovation consista à généraliser l'idée de sen- « sibilité au point de donner ce nom à toute coopé* a ration nerveuse accompagnée de mouvement, « même lorsque l'animal n'en avait aucune percepa tion. On établit ainsi des sensibilités organiques, a des sensibilités locales, sur lesquelles on raisonna, a comme s'il s'était agi de la sensibilité ordinaire a et générale. L'estomac, le cœur, la matrice, selon «ces physiologistes, sentirent et voulurent; et a chaque organe devint, à lui seul^ une sorte de a petit animal, doué des facultés du grand \
n. — De Bichat et de sa théorie des propriétés ritales.
J'arrive au point le plus important de la physiologie de Bichat, je veux dire à sa théorie des propriétés vitales.
Après avoir divisé la vie en deux vies^ et divisé pareillement en deux ordres les caractères, soit anatomiques, soit physiologiques, qui distinguent
1. Rapport sur mes expériences touchant le système nerveux. Voyez mon livre intitulé : Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, p. 64 ( 2« édition).
les deux vies Tune de Tautre S Bichat cherche aussi deux ordres de forces ou de propriétés vitales : les propriétés de la vie animale^ et les propriétés de la vie organique.
Mais, vains efforts! il ne trouve partout que les mêmes propriétés^ que les mêmes forces : la même sensibilité et la même contractilité (car il ne connaissait encore que ces deux forces-là).
Alors que fait-il? Il partage très-adroitement chacune de ces forces en deux; moyennant quoi, il a tout ce qu'il désire, c'est-à-dire deux sensibilités et deux contractilités : la sensibilité de la vie animale et la sensibilité de la vie organique, la contractilité de la vie animale et la contractilité de la vie organique.
« Parlerai-je des propriétés vitales ? dit Bichat. « Voyez la sensibilité animale dominante dans les « nerfs; la contractilité de même nature, spécialece ment marquée dans les muscles volontaires; la c( contractilité organique sensible, formant la pro- « priété spéciale des involontaires ; la contractilité a insensible et la sensibilité de même nature, caractéa risant surtout les glandes, la peau, etc., etc. ^. »
Ce détour, et, si je puis ainsi parler, ce subterfuge