Rech. phys, sur la vie et la mort, p
BORDSU. 179
Vient, en premier lieu, Bordeu, le très-spirituel mais très-impérieux Bordeu, qui n'a jamais voulu souffrir que l'on séparât ['irritabilité de la sensibilité,
« Les savants ont reçu avec empressement, dit-il, a les expériences et les réflexions d'un médecin c< philosophe des plus distingués de ce siècle , c< M. Haller : il a pris Tirritabilité des parties du « corps vivant pour un principe général, et il l'a c( mise à la place de la sensibilité, qui avait de c< même été regardée comme un principe général « dans récole de Montpellier, avant qu'il fût quesff tion de l'irritabilité, considérée sous ce point de c( vue. Or, la sensibilité paraît plus aisée à com- « prendre que l'irritabilité , et elle peut très-bien a servir de base à l'explication de tous les phéno- « mènes de la vie... * »
Vient ensuite Barthez. Il combat Bordeu. « On c( manque, dit Barthez, à ce que prescrit la bonne c( méthode de philosopher dans la science de c< l'homme, lorsqu'on soutient, avec quelques phya siologistes récents, cette opinion (qu'on a fausse- « ment attribuée à l'école de Montpellier) que c'est « la sensibilité qui est le principe de la vie dans « l'homme et dans les animaux^.»