‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 99 sur 163 · HALL£R · texte numérisé non relu

HALL£R

Haller avait l'esprit essentiellement critique.

Son premier écrit* avait été la réfutation d'une erreur anatomique, échappée à un médecin de Berlin ^ concernant Texistence d'un prétendu canal salivaire. Ce fut par la réfutation d'une erreur physiologique qu'il commença sa carrière expérimentale.

Il y avait dans le voisinage de Gœttingue, à léna, un professeur qui, s*il n'eût imaginé une bévue, serait probablement resté inconnu, et qui dut à cette bévue même une certaine célébrité.

Hamberger avait imaginé qu'il y avait de Tair entre la plèvre et le poumon. A la vérité, on ne voit pas trop d'où cet air aurait pu venir, car le poumon est clos, parfaitement clos', et, de plus, s'il y avait de Tair entre le poumon et la plèvre, rinspiration serait impossible, car le mécanisme de l'inspiration lient précisément au vide, au vide absolu, qui se trouve là.

Haller combattit donc Hamberger. Il soutint qu'Hamberger se trompait, qu'il n'y avait point d'air où celui-ci en supposait * ; il le soutint, il le

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