‹ De la vie et de l'intteligenceChapitre 100 sur 163 · Sa Thèse doctorale, soutenue en · texte numérisé non relu

Sa Thèse doctorale, soutenue en

2. Coschwitz : Dissertatio de ductu salivali novo, Halli 1724.

3. Du moins dans l'homme et les mammifères, et il ne s'agit ici que de Thomme.

4. Voyez la. Dissertation d'Haller, citée dans la note f de la page précédente : De respiratione expérimenta.,.

prouva par des expériences ; c'est par sa dispute sur la respiration, qu'il prit le goût des expériences, qu'il répandit ce goût, et fonda l'école expérimentale de Gœttingue, qui a été la plus grande école physiologique du xviH» siècle.

Haller quitta Gœttingue en 1753, rappelé à Berne, sa patrie, par les honneurs dont on se plut à l'y entourer, et par les places qu'on inventa pour l'y retenir ^

En arrivant à Gœttingue, il avait trouvé une Université naissante ^ et encore sans nom, une ville si pauvre que les rues n'en étaient pas môme pavées; en quittant Gœttingue, il laissait une Université illustre, illustre d'une gloire qui était la sienne, et comme une ville nouvelle créée par sa parole :

Aux accords d'Amphion les pierres se mouvaient, Et sur les murs thébains en ordre s'élevaient.

 Gœttingue, Haller avait publié ses expériences sur la respiration, ses premiers éléments de physiologie, ses expériences sur la sensibilité, sur l'irritabilité , sur le mouvement du sang. C'est à Berne qu'il fit ses expériences sur la génération, le déve-

1 . L'État de Berne créa une charge exprès pour Haller, avec la clause formelle qu'elle serait supprimée après sa mort.

2. La création de l'Université de Gœttingue est de 1736, de l'année même où y lut appelé Haller.

lopperaent du fœlus, celui du poulet dans Tœuf, la formation des os, etc., et qu'il publia le plus célèbre de ses ouvrages, sa grande physiologie.

Je ne considère ici que le physiologiste ; mais peut-on oublier, eu parlant d'Haller, Tanatomiste profond, le botaniste consommé, l'homme de l'érudition la plu& étendue dans les sciences naturelles qui fut jamais, enfin le littérateur, devoir (je me sers de son expression) qu'il ne prenait pas moins au sérieux que les autres : a J'étais accablé , dit-il , a par les différents devoirs de professeur, d'acadéa micien, de magistrat et de littérateur*. »

Cependant, l'analyse des forces de la vie, des propriétés vitales, était d'un tel prix que de l'avoir seulement commencée comptera plus à Haller que tous ses autres travaux réunis epsemble. C'est là son grand titre ; et lui-même ne s'y trompait pas.

Dans une Réponse générale à ses adversaires, €i adversaires violents, dit-il, qui n'ont épargné ni c( ma probité ni aucune des qualités qui pouvaient et m'attirer la bonne opinion de mon siècle , » il s'exprime ainsi :

« Je viens de donner le recueil le plus nombreux c< d'expériences qui ait peut-être jamais paru pour

Page 1