‹ De la vie et de la mort des nations, par l'abbé GabrielChapitre 23 sur 23 · LE CATHOLICISME ET LA JSOCIÉTÉ MODERNE · texte numérisé non relu

LE CATHOLICISME ET LA JSOCIÉTÉ MODERNE

0e la irtiD et de la qieri des milietui, par

L'jfvsi cABRUt, curé de Saih^Merry.*

e cours des événements a fait en Fran- ,au catholicisme, un^ situation nouvelle singulière, qui mérite d'être l'emarqoée. Depuis trois cents ans, oh peut le direr

Ï\ grand effort de la pensée moderne a été irigé eefntre la dtHnination intelfectuelle lou politique du catholicisme. Au seizième fsiètïle, Luther oppose à l'autorité séculaire ' de la papauté la souveraineté de la raison individuelle et la libre interprétation deis Bcrituires. Au; dix^septième , Deécartes; Cherche k établir, en dehors, de la révéla- • tion, un nouveau critérium de certitude •. Le siècle suivant n'est qu'une croisade tu-' -multueuse et, p^s^nçée .contre le dogme, .

T]Ia tradition 'et renseignement de l'Eglise ;^ et la RéYolution françaiseï qui boaleTerseponr U renouveler l'aneienne société po • litique^ dépojîe dctn» les fondements du ^nourel édfficè la liberté de conscience, la liberté ^des cultes, la séparation-de TEgUse et de TEtat^ la si]9)pression du domaine, ecclésiastique, principe». hostiles^ ii l'in^ fl'uencecalholique/ que la conscience pu l)Iiqûe a d'ailleurs sil^ien ratt:l^s/ qu'ils, demeurait inattaquables au milieu des; boulevei^ements politiques , s*imposentJ pour ainsi dire, d'autorité h tous lés gou-*^ ^vernements qui se succèdent, et formenti sous le nom de principes de 89, la portion' laiùoins contestée derhéritage^rétolu^ tioniiaire.

Aujourd'hui, et depuis un quart de siècli'entiron, la polémique anti-religieu^e a'pi*esque éntièrementicessé. De sérieuses «études historiques^, des appréciations dictées par une philosophie plus impartialei et plus haute, ont fait comprendre le rôle imîaense^ et civilisateur que le catholicisme a rempli pefldant le mayen-âçe. A mesure que la géographie et les Toyagés ont mieux fait connaître les races soumi* ses à rii[)flueDce des autres cuUesf, 1^ supériorité de renseignement chrétien s*est mieux révélée par la supériorité 4^]aqi«jilisation qu'il a eogendrée, et des dispolltibns^plus calmes et plus*équitabtes sont nées de là' comparaison deô doctrines et' de Vexamén deà faits. ...

Plusieurs causes différentes ont contri*' que également au même résultat.

Etopuis Luther jusqu'iinosjours, il yi atait toujours eu en dehors de l'Eglise un • grand mouvement soit religieux, soit phi* ; losophique, qui avait le privilège de passionner les jeunes geiïs, les âmes ûrden- j tes^ tous ceux qui se trouvant k l'étroit | dans les limiieiii de rancienp« orthodoxie^ ! Sâtaient altérés dé nouveauté, de change- j ment, er qtli ne pouvaient demander 1

qu'aux recherches d&la pensée lifii^Ot la satisfaction d*ui^ besoin <iue TEglise çon- : damnait comme impie. . "« 1 Aujourd'hui » tout grand mbuvemèKt in* , téH^tUel in deaôrs de l'Eglise a preiîque I entièi^emetît cessé. On ne trouirerait nulle ' part aujourd'hui, en France dû moins, une école, une chaire qui soit seulement, pour; là jeunesse de 48S7, l'analogue de ce qu'était, pour celle de 4 S28|' renseigne-] méat de H. Cousin. Nulle part les grands' problèmes tie la destinée individuelle ou ' de la destinée sociale ne sont agités atec ; ^elque retentissement. Un profond ii-' lence s'est fait peu & peu sur toutes ceS' questions. Les hommes, en pïetit nombre, qui ont conserté le goût des études philosophiques, sêmblentrsltre faits, de j^6 pris, tes historiens ou le Aditeur» des philosophes des deux derniers siècles, et tout ei^ réclamant très haut la libecté de la pensée, on dirait qu'ils ont k peu près re- ' nonce à peni^r pour leur propre compte. £n 1828, M» Cousin/ grand artiste? grand i orateur, proférant du fond de sa chaireles { oracles obscurs de la pensée germanique, t illuminés par instants de saillies toutes' françaises, paraissait toujours li la teille de i^véler tout un epsembie de solutions nbavellesy et captivait son auditoire par l'appât dd prqîbefiÀèâ séduisantes qui, on te saigne se sont pas réalisées. Quèlqnes années plus tard, M. Jouffroy, se pICa-géant avec une ardenr désespérée ttens l'étude de oe qu'il appelait, dans la langue bizarre de répoqùe, les fait? de conscience, se flattait d'eu rapporter une înorale et une théodicée qui ne s'y trouvaient' point contenues , et mourait épuisé par cette lutte d'une belle iiîteUigence coatrt 1 impossible. »

Les prpfeçseuts populaires de cette époque n'ont ri^ tfouvé sans doute, maia ils cherehaientret la jeunesse, les croyant Sûr la trace de quelque vérité fondamen-.

Vètèj cfiSfolBiaît àYec êfix : dé là uES" agitation defi^ intelligences qui aYàît,^ sinon la réalité, du moin ]e£^ apparences de la Vie.^

QaioKe ans plus tard, MM. Ificbelet éÇ Quinet ont réussi à passionner de nouYeaxy la jeunesse; pt toutefois, malgré ce qiîei leur enseignement a^aît de tîvant, de généreux et d'opportun, nous sommes por^ tés k croire que, quand même on ne leur aurait pas imposé silence, le caraetèi'e,:^ particulièrement critique et poléitiique de» leur parole en aurait, à la longue, atténué' l'effet : tant il est vrai que rien de oe qûi^ est purem^nLnégfttif Jie peut exèrôer ui^e 'action durable. .

Quoi qu'il en soit, aujourd'hui et depuis quelques aimées déjà, rien denséiûblable n'existe plus. Le càôiolicisme n'a plus m fiaeç de lui d'adTènsaircs avoués auxquels'' M puisse attribuer la dé;riaUon des esprits^ et la perdition des âmes, SeuHrii la parole, seul il écrit, seul il dogmatisovetla défaïUanoo-de In^pfailôso^hie éclectique 1-a Inkaé sans contestation \ maitfe (bi champ de bataille de la polémique.

Les événements politiques ont églilemant contribué pour une large part àjui créer cette situation. . , . ^

Après 1848, beaucoiip d« g^iis pour leijquels l'opposition était une habitude d'eilprit, une tradition de famille,^ un mpyeb d'importance personnelle, se sont effrayés dtfrproïiltoes que la révolution avait fait surgir. Ne sachant cômn^ent satisfaire les aspirations ardentes et confuses des masses vers la liberté, le bien-être et une répartition plus équitable des avantages eociaux, sentant d ailleurs l'intime parenté q6i lie les faits^ politiques aux docù^es religieuses ou philosophiques, ils comprirent que c'était peu de réprimer lagUation matérielle, si l'on n'arrivait à redonner aux intelligences ^Ae règle,'* adx s^i^ méntâ un frein qui pût prévenir de nou* .veliesjgxplosionak^ussi,'^. sa,ns • ressentir.

I eux-Doièm^B un retour bien iriif el bien sin*^ cère Tors des doclrioes depuis iMgtenips ^

^baudonnées, ils crurent qu'il était sage ! et de bon exemple de se rapprocher « <au moins extérieuretne&t, du catholicisme 'M* du clergé. Très atta^hés^^our leur compte aux biens delà terr^, ils sureiltgréà TE^ glise.d*en prêcher au peuple le mépris ei I$f d.étftch^meiU ; encourager la prédica-

Hiôn de raseélisme leur parttt un exoellenf moyen de s'assurer Ja coi^servatioii dV

leurs jouissanoes;.ttt de même qqJon yik x\n groupe d'anciens parlementaiPeSi comr plices et bénéficiaires -de la réYolutiop de juillet, reculer, après 1848, jusqu'à l'ancien régime et prêcher la légitimité jus^ qu'au despotisme inclusiyement, de mê^^ me il nous a été donné de voir, sous Tempire de motifs analogues, un petit bataille de sceptiques aférés, conduits p^ar un protestant, prêcher au public ébahi le retour au éalholîtis me, ', EnHiQ, et' commepour justifier c# retour,, il a suFgî depuis dix ans, 4u iein d$i- clergé, une pléit de - d'hommes distingués, écriyàins, pi'édiçateurs, qui, par leur talent, par une instruction solide, par une argumentartion rajeunie au coptaot de , la critique contemporaine^ ont jBxé rattàa-' tion, attiré la foule et réussi» sinon à rantmer la foi, du moins ik obtenir pour leur personne et leur enseiguemenf biënreillance et considération.

Nous ne savons pas si les catholiques sent satisfaits de cette siluatièn. Pour de^ hommes religieux qui aspirent . ouvert^ nent à convertir Jeî âmes et à gouverner lest^ODseiënçes, ce sont là dej|f sucçèsi trop n&odestes pour qu'ils puissent s'en contenter. Ceux que nous connaissons^ et bvec -qui il noiu^ a été donné de causer à ccsifr onvert^nMs^ (W paru Aonnseulsment^eu émerveillés des succès relatifs qu'ils ont d&tenusi maia èhôorè profondément ' inquiets de l'avenir. Ils reconnaissaient fran-

chement qu'ils avaient perda la . direct ipn des inûIligenGdèi,^que tout eîë qu'ils avalent gagné depuis quelques années, grâce ;aux circopstances le{ plus favorables qu'il* eussent pu rêver, c'avait été, non de faire rebrousser chemin au mouvement des es* , prits, mais seufément de W retenir un in« stant, etplus encore peut-être en apparence qu^eti réalité, ayr la pente qui les éntratne vers^des abtmes; où toute cr oy an ce semble devoir s'engloutir.

Gathoïicpies et libres penseurs semblent donc réduits en ce moment il une égafe'et coinplète impuissance. Si les premiers; s*effoVcent en vain, d'accomplir ce qui ne; s'est jamais vu dans le monde, une res-^| tauration religieuse, les seconds^ à leur; tour, se tmnrent hors d'état de substituer^ h des formules vieillies, mais qui embras*] saient du iûoins tout îe domaine de la con^^ science individuelle, quelque chdise de plus complet et de plus satis&isant.!^, philosophie, qui depuis trois siècles avait; pris l'offensive, s'arrête sans que le caûio- U9||Riie puisse profiler de sa défaillance! poùri^^copquérir une sçule des positions* qu'il a perdues. C'est kn moment d'équi-' libre, d^impuissa^ce et die stagnatioS qui ne saurait se prolonger beaucoup. En ef- /et, si quelques esprits raffiaés peuvent se complaire dans ' un doute savant, ofi le pour et le contre* exactement balancés viennefnt se neutraliser et se résoudre dans une docte et superbe ignorance, cet éta^ sublime ne convient point aux nations, dolit la vie, moins ' quintessenciée, plus mêlée «iix choses de la pratique, a besoin, pour s'orienter dans sa course, d'aimer, d'es-^ pérer et de vouloir.

* S'il est vrai, comme nous le pensons, que la lassitude seule ait amené l'espèce de trêve dont nods sommes aujourd'hui témoins, nous voudrions, du moiiis^ que cette trêve ne deméuràtpas complètement

mutile. Après! l^s grandes bataillesf, on emfiilôii d*ordijiàire leisr ûntiistfets Jl enterrer les inerts et à faire le compte des sunrmmts.iarb^J^ de^Ù6^grandss¥âlèmea

d^idées se'$0nt fe'eurtés pendan* !5^^^ ^^f. c\e& cfvec âes fortunes différentes,^ milH' iàns. que d'un dés deux ait pu yénir ff bout (|e l'autre, il ne saurait être sans intérêt, de rechercher dQ4)art et d'autre,, ce qui a succombé dans la lutte et ce qui a survécu. Au fond, chacun des deux adversaires, s'il est de bonne foi, se trouvera plus trapsformé qu'il lie^royait l'être. La phUosor phie, qui avait tout mis en question, qiii avait proclamé sans réserve k souyerai-^ I neté de la raison iodividuelle, comme si' ^ la raison ét^ît tout Thomme et ^l'individu ^toute l'humanité, la philosophie peut aur ;jourd!hui' s'apercevoir que lé catholicisme n'est pas aussi hualîadë qu'elle l'avait cru d'abord, que, replié sur sa tradition, sur sa vigoureuse hiérarchie, il n'a été nîdétruit ni remplacé,: et que son ènseigoe* ment moral est encore lé seul qui sôiïsuivr par les masses populaires.

De, son côté; le aatholicisme, malgré se» / :prétentîons à l'imïtiobilité, a dû-feîre non- >feuîemeiit de nombreuses cowessions [dans Jordre civil et politique, mais ,il lui a fellu modifier son «iseignement, àbau'^ donner, sinon explicitement, ddriipins eh fait, certains points 4e dôolrine qui sentaient trop leur moyen-âge pour agir ûti- Jement sur le dix-neùvième fiièjcle; il A dû npiettre une, Sourdine sur ses maximes les plus ffldusives, se faire tolérant pour être lui-même toléré, renouveler etrafraîchir sa ^lémique, étdQaner satisfaction, par des interprétations nouvelles, à quelques-unes* des tendances les plus énergiques de la société moderne. Des ouvragés* niarqués au coin d'une nouveauté relative ont été», [le fruit des méditationsi .de MM. Ventura^ Lacoicdaire, Gratry, Félix; Galw'iel^JtfaEtin-

de Nôîrfîeu, et l'on trourerait aTgoardliâî le reflet de préoccupations analogues daos la plupart des écrits du clergé françaiii. '-Cet effort nous paraît digne a<8lre appré-^' Clé. Le sqjef pourra paraître k pkiateurs sévère et peu attrayant^, mais cetincon^érnient ne nous arrêtera pas, En effet, c'est ;daDs la régioÀ élevée, mais froide.» des idées générales et abstraites, que s'élaborent et se prépaient d'ordinaire les courants décisifs de l'opinion et' les éyénements capitaux de Tordiie social. Si tout finit par des chansons, jon peut dire que tout commence par des doctrines^ Exânû-^ ner la thèse des 'apologistes çoûtempo-* rains, c'est do^ç» au fondi étudier la ques-, tton de savoir si neus marcbonsèuune restauration catboliqiie plus ou moins complète, plus où moins prochaine^ ou s'il est possible aujourd'hui de déterminer avec quelque précision le point de partage où l'esprit moderne s'est séparé de l'esprjt catholique, pour prendre une direction sur laquelle 11 ne parait pas près de revenir. . \ , ' €es prélin^înaires posés, noDS allons a- Iborder • difèctement l'eiamen du remaW «quable oiun^age que vient de poMier M; Tabbé Gairiel, curé de Saint-Merry, sous le titre c^i ûgure en tète âe ces pages. > O'accôf^^n ce point aveo tous les penseurs contem|>dr9Îhflr,itf. Ctabriel constate que l'homme, un et triplQ» est h la fois gentiment, intelligence et activité. Sêu- ; lement il reconnaît et déplore que l'amour ] * qui procède surtout de . la„ foi religieuse, ; I et qui forme le fond et ie lien de l'unité ; humaine, s'étant évanoui au souVle d'une philosophie purement analytique, toutes les facultés de l'homme e,t tous les hommes en qui, d'ans Tordre ^ociaf, s'inoaN ! nent ces facultés, sont aujourd'hui divisés, ' séparés, ne se comprennent plus, et n'ont plus de but commun d'activité. L'artiste, le savant, Tindustrirel se sont partagé les

trois faces indiTisibles "3e lattë^ et le prémief effet de ce partage égoïste a été de supprimer lai "vie elle-même, de ]^ /aire disparaître. Vœwrre à tenter aujourd'hui, ,c'Q$t don<^ de r^eatte^oer ce qae Fauteur [appelle la philosophie de la charité, et 'pour cela de faire -appel à J'esprit vivaht 'de la traditioo apostolique, qui a iaauguré di^ le m^de, il y à biejatôtdeui miÇe ans, le réglée ou tout au moins la prédication ince^ante de la charités

Placé entre la création et Diep, Thomm^^ii limité Mmrne lefid[>bjetft inatériels,;»» en lui, sinon la notion di^tinp te, du moins le seutimeiit de Tinfiai. De là en lui une àntinoinia^'une double tendance ;Ji'une qui l'entraîne "vers les objets^ sensibles et finis, l'autre qui l'dlève vei^ l'idéal, -vers rinfini, vers Dieu. De cette antinomie résuite pour Thomme le mystère ipème. de {la vie^ « Le mystère ou llndéfinissable, y c'est l'amour. Jaime le côlÔ incompré- » hensiblçt précisément parce que lliom- ,» me ne saurait ^imer que pe qui est mys- » térieux, indéfinissable, c'est*k*dire> en » iin sens au moins, inlini. Quand nous aii mons, quel est' l'attrait qui nous ravit? » la beauté. Or,^l(^ caractère pj*opre dé » là beauté, c'est ce je ne sais ^oi, cet ji imdéfinissable lui-même qu'on nom^ » me sentiment, grâce, poésie, mais dont » la nature, comme le nom, reste un inef- » fable mystère. Toute beauté définie n'est t plus une beauté : comment l'aimerait- on » dès qu'on sait là oà elle s'asrête et finit, » c'est-à-dire là où elle n'est plus belle ? » Aussi, sous le souffle inspirateur de les^ » prit (mr^ tien, le cœur de l'homme, pé- » nétrant plus avant le sens de la beauté, » l'a nonuné grâce. Quoi de plus indéfinis-' » sable quelâi grâce? Essa^z de la défî- ». nir, de la déterminer dans une .forme » quelconque, et ce n'est plus la grâce. Ce » qu'on peut exprimer,, on le connaît, on » ne l'aime plus. Pour nous transporter et

% tLb0 rafVir de ce Cbtfta* ii&ffàBIé da ra^- »^mour, ilBOtw faut riûeïprraïàjble, de qui ' ■i n'a plus pôur.nous de, nom dan.'#àucnnë » labgueliumaîiie, ce g^î né peut plus se i dire, mais se sentir, ce qu'on aime d'au- I tant plus, qu'il es t plus incomprébensi- » ble. Quiconque raispnne son amour, ce- » lui-là ja'aime d^èrirfus. Et pourtstot, il » faut qu'il connai*0 l'objet qu'il aimé ; ». éiar comiÊent aimeraiHl ce qu'il ne con- » liatï pas? II le connaît donc p&f l'esprit; » mais il le connaît comme étant par luin même mystérieux, indéfinissable, com- » me étant pour son cœur un objet d'a- • mour: C'est ce côté de rindéfinisisablo

» ou du mystère qtî m'unît ^ux merveîUefl t » thi fflondede Titafinî. » ^ ^ 1

Nous avons eu plaisir à citercette page» [ d!abord parcd-qu'elle est beUe et*bien sentie, et aussi, parcç qu'elle donne une. .idée de Ja conîpétence â§ , l'auteur à traiter aè h pWlosophîe de l'aiïour. Mais poursuivons. »" ,

La moralité pour rhomnié consiste donip . k s'élever vers Rnfini, et pour cela à supj primer en lui toute Émite. « La formule .» universelle, absolue, c'est la croix, c'est » à dire la négation même de toute limite, ^ lérenéncemenlàt^utce qui est fini; » c'est le sacrifice^ c'est |i dire la^ négation 9 libre parj'homme d&^ lui-même, et de .» tovïîcfqùi, enluîethorsd^ lui, le cir- *^ ; » conscrit, i'eAforme et l'isole de Taction jj :» de l'infini. » '.

Ges dernières lignes £(ont essentielles ;

elles conlienneni ïoute lapensiée du Uvre,

et nous auront piw» tard * y revenir et à'

en tirer parti pour expfigûer rimpttisfiwmoe,

. de laiteur sur le terrain dé h politjkjue,

Quoique ses excursions de ce cô^^ soient

peut-être la partie la plus neinve et là pius

[progressive de, l'ouvrage. ' i

Après avoir établi qu'il y. a entre toub J

ries bpntoi^.^plîdarjtjé, r$ss>ofisabiJité. è I

îrêteftibilité^mutu^Hes, et giie çèïfe triple. Jûi se bii. aeaUt entre euxi. daos te Jb^r^ comme dans le mal, ramteur exaiwi^, ;^aa point de vue de ce qu'il appeHe 1^ phV sophîé dé Tamour, l'art, la science et F dnstrie act^ôîles, et voit dans Tabsence sentiment religieux le iecret de ïéurs. misères ; pnis reprenant, eatraî catholiqûQr Vidéale figure du. Christ, il propose \ rhpinme, à la. société, FimHatton de qe modela ditin'; il présente .renseignement de FË^ise et Finstilution, dejB sacrements cbifime leis >dfegrés destiné» .k conduire Tbomme j€ES<ïii'âu pied du trône de Dieu. , ' fbijLt ce tableau, largement esquissé, se Veecmmaûdé non-seulement par Félevation des vues, mais par des accents qui sortent d'une âme ardente et convaincde et d'jin cœur d'à J)ô1*e . - ' ^ ^^

. Nous disions* tout à Fheure;qu#^ M. Fal>-, bé Gabriel ayait fait dans son livre .plusieurs excursions dans le domaine de là politique. îl y a, qn effet, dans ses tendances ce trait caractéristique, qu'il ne' $bme pas son ambition ^ Famélioraticm religieuse de'lliomme individuel, mais qu'il rêve un idéal de société chrétienne qui réaliserait sur la terre les maximes de l'Evangile. Il est, à notre connaissanbe, le premier prêtre qui, depuis deux siècles, s^it traduit, sans le mutiler, le mol célèbre >du Christ : « Mon royaume s'esl pas:fmitit^ ten(mt4e cp. monde, » et qui, en rétablis** santdan!^Ia traduction française leuiat^ fnaihténantt qui se trouve dans le làiin^ {mnc) et dans le grec, (vw/)*! «n «it âr é 1 A légitime et fécOiide coàHiéquence que le règne de Dieu, c'est à dire le régné de la^ justice et de la vérité, pouVaitêtre prpri

fresaivcm.60,tTéaliaLé sur Ja .terre, et qu'il tâif raisonnable et permifi^ dé le désire^-- ^étde iWppeler de tous ses vœux et de tous jes ^orts.

ToutefpiSj après avoir ^ constaté que la

tîèm fiàr Te pis«loîj&ê|>«ffeb ée^fa' Utèj^ éi du pririlége, il n'eJ^uteôe qu'en tarmei^ fort \agues l'idéal de la société chrétienne qu'il entrevoit, et il es^ bien loin de tif^ rer dû principe, une fois adsiîs, toutes lés conséquences qu'il renferme. . '

Ici, nous nous troùyods forcég,^ si nous voulons rester justes, de reconnaître que le vague, et Thésitation qui sont demeuras dans résprit.d'un homme aussi peu timide queM.ràbbé Gabriel ne sauraient lui êtrQ personnellement imputés, et doivTOt bien plutôt être tfttriba^S au caractère dont il est revêtu, et à Tespècô d'incompatibilité intime et fondamefnCRIé <jui exfste ^oire quelques-unes des doiûiées de la théologie catholique et les tendancesdéjà enracinées de là "société moderne, et^ auusî bien,^uisquec)3 sujet s'est présenté ii nous, qu'on nous permette de le traiter sans animosité comme sans réti^ncê, aveo bienveillance et liberté, comme il convient pour des questions qui ne sont pas des accidents éphé^nèn^s da la ppli^iqpe, mais gui touchent aux plus grands intérêts religieux et sociaux de l'époqùè.

Nous ne voulons pa^s faire iqi delà théo-' ïogie, on ne nous lirait pas; toutefois, s il, «st vrai qu'il y ait une corrélation îritune e^ nécessaire entre le dogme religieux et les^ déductions pratiques et sociales qui eu: découlent, nous aemandons qu'on nous^ permette quelques rapprochements camw dont nous tâcherons de ne pa* ?bp-|

Tout le monde connaît les point» foïïdalûéntaux do la doctrine chrétienne : <i une part, un Dieu pur esprit, créateur du monde; de l'autre, l'homme, combuoaison éphémère d'un esprit immortel etdflM

. chair périssable, déchu pour avoir pi*té l'oreille aut^ suggestions de 1 espnt du mal, racheté par le suppUce du Verbe titr

, carné ; s'approprianl, par le repentir <et l'expiation, le mérite; des souffrance au

i Rédempteur, qm cïôU veair à la-fia des temps, séparer les méchants des bons, les ^ioucs des brebis, et en«)yer les uns eii ÎaYadis, les autres en enfer > accompUr mr étemelle et irrévocable destinée.

- Il serait certainement très facile de jus-, tiaer cette conception s'il s'agissait de la comparer/soit aux croyances polythéistes, soit aux théogonies orientales, et surtout de faire voir, et par la métaphysique ^t par l*histoire; combien elle était propre î arracher rhumanîlé aux /corruptions et ttax dégradantes mensualités du monde antiqu^e. Mais-c© n'est pas là-Vobje* que nous avons en vue pour le moment.

^ Ce qui est évident, c'est quç. sous 1 em- •nîre de cette conception et des élabora^ tionsHiéolûgtqoes dont elle et été l'objet, f humanifé s est formé une conception de la vie et un idét^ de perfection qui ont dû -ewrcersursôiiu^elpppement unegi^-

foûde influence. ^ ,. vj a\^

Les anciennes théogoi?ies de Un^e et de la Perse admettaient la cîoéternité des deàx principes du bien et du mal.^En faiaaArde Satan j une créature révolWi m th#logie oafliolique réalisait im f^^ un grand progrès et diminuait notholei* memî rimpôrtance du mjjuvids WfHioûÈ^v Toutefois, la lutte entre Dieu et Satan restait encore le fait-capital de^ la* vite r^i4 gieuse, et cette lutte dut aieoir le ceei»de, l'hoBBilie peur tbé^re vetjpourifiQtim^^ . » Autre conséquence :. siPieu ^st un pur esyprit, la'peffectioii pour rhomme sera de; sè rapprocher nie Dieu, c'estk direnl exai* 1er s*nifl«pwt. d'atfâiseer; dr mortitersom corpi^, àe s'en 4i^o«iafe^«Atttant qfC'A^9% en lui, d'autaiitçlus ftue,pçruM4^<5-j tion d une,^lojKique irréprochable, l Eglise a4àît dit par;là boiiche de ses plus ^^nds, docteurs t Là chair, c€s( le péché.

De là, nécessité d'une lutte universels : lutte <le Dieu contre â$tan,^de.l'ho#ine codtrc*ki|^Mteief deA^esprit contre la ma-»

• cônlre îeïhpex^eur.Xi'orgariisalion universelle dugrand con^cU de la vie à&vmidotuy

Hogique âq la concepUon tfaéologique de TEglise. »

, ^e ce dogme découlaient une morale el lifte l?oli tique. :^ ' / *;* , ;, . .^i

La nrOt'ale consistait à exalter son^spw* 'par TiJrarfft;^» la-m^d^tieni rextaBe>.||tk macérer uoù <^orw im ï^ JeAii<|^Jka-^^^ térités, les flaVv«lN»ï^M* Nous )poîit||inr rappeler ici la ph^Ffis»^px*é©éd«amentxitée de Mi Vabbé Gabriel ;« La fonnijle * universelle , absolue'^ c'est la^ croix ;; y> c'est-S-dîre la négation même de io^ie^ » limite, te WinôûeemeQt'à tp^it ce qwlei* ^ fini ; c'est lé sacriftce, c'est-à-dire Ja né- » gation Kbre par Fh^mmô de lui-même-* % et detout ce qui, enlm ev iôrs.deluip

» le cifOOMbitv rfetrfferip^^^t'.i^^îf.;^^) » i'awîtioîi de'i'iofini. » * . , . ^ . ?

Qua.nt à la politique, la seule ^uî puisse' résuUerv d une*- semMàble crt)yanëe,. c'est rabaissèm'é«it é« monde, deJXial, qui r^ Tfrésente dea( Ji^f^ maténels et périma», blés, devant l'jPgHse, (jui représente le ,«eul intérêt fférieù^ de la vie,< celui dà ëa-i lut éternel.

On peut même dire que de là résultait la légation de toute politique. Eu eiffet,^ toute politique suppose entre les. hommes des intérêts communs et dur^blèis. Or, préoccupée exclusivement de f infini, 'd# 1-absoiu, de Téternel, comment i'^gliseamrait-elle pu s'occuper des intéréte wnn-^ blés et multiples ^r lesquels reposent Us^ soc^tës bumaines ? Et, d%utre part, quels i iiitérêts coinmuns pouvait-elle reconnaître entre dc^s bommes qui' êe rencontrent u& instant 0ur la terre, comme des voyageurs dans une hôtellerie, et qui doivent (j[^iuiii& «e séparera jamais, pour aller accomplir, les uns en pdradis j les autres en enfer, des

destinées éterneiiement diUérentes ?

Lors donc ^e l'Eglise s'est. emiJarée •des formules célèbres : « Min royaume ^est pas mainteruM deeemonde^y^ et « Ren^ dez-àCésar ce gui eU à César 4I à Dieu ce ^iêsia DieUf elle a obéi sans dt)ute it dep. Viécé^.Héé de temps et de fiituation ; elle s'est, isolée pour s'affranchir, et !mënW pottr dômiûer plusV (aifd ; maïs cé-^'qid: l>f0ùve "qu'elle a céder en même tempsid'ane manière felalê et' jnconscîëtisé •«ux nécessités de SOtt dogme, c'est cjtMf* florsqa elle^^cut conqiïis au m&y(^ âge v«tf ^ •complet asceodact sur les sou.ver^'iji;!^^^-. porels', elle ne 5jit Tpas" u«e? de sooeiartoW rite pour constituer poUtl^u^jwfit ■ lej^iw^-l i 0tété3BOUBrisetoà«aii*m^u^uça-:,.> .- -ii "^ C'est qu'en effet sa conaept'juu '<i^««ti^| que xésislait à de pareilles applications'. ' ;C«)iBment l'Eglise se serait-elJe occupée d'orgamïer Tinstruclioa publique, '*p|f^^ exépi?^> telle que nous l'entendons -anjourd'hîn'? Quel.iatérôt les sciences matbématiquèK, phytlques ou écond&icpiêk, préoccupées qu'ellei sont? du no»br«', de^ l'étendue, Se ^jlesànteur, ou pis encore, de la richesse, ^otîvâicnt-QlIe» a? oir p^ûr ^ l^Eglise? N'étaieut-èilos légftiœemoMsoup- •çonaéës de détourner ratieniipi^ de l'bomimc de la contemplation des vérités dû là" ifoi,au profit do ccFnnaissancas sùbalter-: aies, inutiles, sinoa nui«iblq|s pour le salut? Comment TÉglise, qui professait la Ufcaximè : La chair c*e'sl le péchés se seraitelle arrôlée à Tctude du corps humain î

IL'aimtomie.,^ la pkytiologia , l!hyfiièoe» I n'ayant en Yue que Tétudeet la conservation de ce corps périssable, pouvaîenteîlésoffrfr un aliment S fa curiosité du prêtre qui répétait chaque jour : SmiiDiefMtêi^omme, que tu $$ poussière et jue'tu h^ t^mèràs $n poussière ?

La faavîgation, qui a permis de recon-* naître la foRoeét.Iesdim^BsioQig; du globe;

rindustrie, tpii le féconlâ«i:et qui Tembel^ lit ; h sàitnce, qui fait coppaître serlois i le crédit, qài troute dans la richesse, fu-f tqre le leTJer de la productioà pséseirte ; Tarty qui représente la beauté périssable» et qui donne une yoix immortelle aux passions de la terre : rien de tout cela n*était et né poutait être du domaine 4e l'Égl^ise, Goimnent,efi' effet, eùl»eUe pu Lse laire l-eiigafiifafrtee ée ces puissances iQOiiTf ellei qui iMrtês avaient poui^ bsi oii pour résultat de rattacher Fhomme à la lèvre, d'aeci^ître ses jouissances, deiiinltiplier ses attachements, de soullager ses souffrances, de le dégoiter dp la croix et de lui barrer la route de. l'éternité, vers laquelle^ depuis tant de siècles, :^'EgIiiïe s'efforçait de racherniner, sauf lui per- I mettre ni halte, uî dîstraôtîonî

Aussi, qu'est-^il arrivé? c'est que le {Prodigieux essor qui, d^epuis le quinzième siècle, a tout renouvelé, a été exclusive-! meiH diriez par des laïques dansf un esprit ' ou hostile ou tout au moins étranger* à l'Eglide. GolQmb, qui découvre lenoûves^u monde; Yasco de 6ama, qui trouve la routé ^de l'extrême Orient ;• Galilée, J^ép.ler et ^ Newton,, quj créept à nouveau la science I astronomique; Descartes et Bacon, qui ; mettent l'eôprit humain , en possession ide nouvelles méthodes; Vésale, qui le ^premier étudie les mystères du corps iu^ I main ; Harvey , qui découvre I^ circulaiu^n du sang, sont tous des laïques. Les iniiàOi\ tels artiste^ du seizième siècle, Biip^aël^ Titien, Corrége, Michel-Ange, sont laïques. (.a musique, qui oans le moyén-^&ge n'était guèr« sortie de TEpse, devieat^^nti'e^ lés mains de Hoateverde, d^e Lutty e|.de4 compositeurs éé%ntÉ; 'du dix^hifiôeiûesiJP cle, tous laT^es^, rjnterpr^ des pansioBflt prof^eis. Qfiant .4- Fjcidustrié, depiâs le Juî|'s,i4vei)téai» de, la lettré de chwge lesyiléHicîs qui iifi»tMuipoinm$rcelÛ4 Jitruaienjt . nolitiaue. depuis Guttenberg,

jrfs^'à Waff feti^uRou, *et jugqu*aux injeRtepiv i»iJîr^®l\3es.:Ghemm8 defet, .toiUes s^s cpé^l^s caî)itales sont dues à des laïquèg. Oa V même remargué pour H'mdustrîe, que ctSt dans les Jta^'Ï^WÏte. «âtfts; )a HoUaBde>I'Aoiifl«torr€s;WEtat8- Uais, <|i*^lte aft>riS3ll!8ibord l'essor le plus ^i^u^^c^gji^ et le^pls»J»i«3aBt,i,a,^^^|l^ il gst Yjraj, ny£^}sp.at.eQ,e\tf dans les voies d^ îindtfstré ^^ lès iulyasse. peut-être 'dans celles deik" sciencéVlMiîSWTa France est GMh(]al(il[8/elté]^l'«;t^]^éâM bÔ^p kùf comitiéimiig^èu mtoWSé^esl rfÉ^ natîoï CdLthtAmè'iféÉtmtéim'U'M^W ^W^W K*IÎ2^^^oû, qui a Tendu les ,ibîè;i^.au 3«r»t îSPBriméjBa juridiction, el ses prfYÎlégesy <ei rtmi^l'éauoatiôn de ià

t II eat. omtc evioenlt que non-seulemeât

cies la âirection du mouvement, mais que cq mouTemtitfili» 6i^l»*3 ,^;vn9i^ elle et contre elle. Elle c'y est d'abard op- "^ggfede touteisrsB» fuices; ette-s-y opposer encore partoutJoù1i«f^Mi^J61ii! est fëi^ .tée;Dossible. Cles^aiDsig^e nous ja combattre au|4upi1iu^iy^moM' giSlatfiw qn'eïïèlp étoer«*è

ertf^ign^e;? #^^'^ *n'é piut ipàirf i*etihé;'i

p\}\)\hf Varti.tàt^ûâl^fie; k «dteaèe,rtifat

qu'ils sont sortis dës:flaocs de la Réfqriue^

ae^'la Renaissanèê eï'jie ta RévoIution,^6fe

^keraît pourrÊglrse*Wiqùer,ce seraU a^J^

pterii. ùmy^c^Z dC P^i^ JrWiîr? ;Ié4u%

no^r le monde, Dieu àour Satcgti j ce^ sgniit

.renier la croix, la grande dpclrme cRrre-»

'^^hcèmehly du saçifificè, de réfxpîàifèûT^*

^ui p^î dire qu'il n'ï à pas licpqur l'Ê-

i4àise:un6 ififlftiî?«iWUté dogmatéjue et^Oft

^caleî ^ . : ^ ^ . .< - . ,.

D'un autre cité, te^moide conteinpô-

i^iâ a »i ppRiplétAaieftt perilu. (îç.^«ç['ins

Il »}ll r

déal catbdJique7"'il y à *une ànfiffiSse èH profonde €aitr«^ rimilôliôa (ji# J^gps.çruci- 1 J5éi.qiae TEgHse lui propose, et Tidéal tout ^païeti de plaîsiVj do rîcfeesse, de bîeû-ètre qui esjt l'imique objet de ses poursuitea» quejamîus peut-être il n'a existé pareil contraire entre l'enseignement religieux et Isi. vie priïli^e d'une m^ndf société. j . Du reste, il feut le reeonnàttre, ce dîvorce de TEglise et du monde moderhe n'a pas, été fatal seulement à l'Eglisef L Er^ glise, en effet, n'à> pas été seulement la' dépositaire métaphysique d'une formule dogmatique, d'une con.G^pfi6n plus ou^ moins élevée de la vie univerAell/e ; .^ji]^ à éléêurtouit rinterpràts du sentiment rè^l gîeux ; elle' a initii riiiimanité k cet amcmir de pieu et du ^rocbain dans letfuél^ yi^l^ \ Hént se résumtr la loi et les propljL^'tes^ et, qui, ai^s avoir enfanté la m^rvèitliipsei conquête^da monde antiqiie paf len epâf* très et les martyrs, inspire encore aalottr^».

}' d -hui le dévouemeût dçs missionnaires et dés SQSDrs éefih»Tiàé^ et possède encore . .ii peu près excliifiiK^i)citf^;.ppi ^déptt :da Ja décadence de la foi, la pu^j^ç^ de fon'^ -dtttx de perpétuer lès. gsûrres è'as^is- Hc^è et de charit^. Oui, disong-je tiauter .^pïent; pendapt qjué rindustriel traViiiUe à I s'bndQbjr, que lè.-^javaplÇQublie les jeiutrep ie| kn-'i&ème dans- la cointemplatioh > des .jperyeHleS de te çalufe, que l'affisie '^«h^ 'bfti>doime>ux^;^i^is|,cs trop souvent în-* itéPMàm de sori inspîralJLÇQ ift(JiyJ(J^p}le.; giii s'^cpupe des faibieS) des souffraalSr ^;< dWifeuia? . (âJÎ songe, à rcoueiliîr

{-!.; , , ^* des a$|i*S, à instituer

lemxxrîborMljàcret;. . t^ ji-.^ t dès-paironages peut* toutes .^^^^M^P* de

lamisèrè ? C'éit tè fjrêfre, c^eàt rEgli%,C*

^^nt les déposîtaipas delaflradiiion éTangélique. , . . ' - . ; , ,^ : v -^^

Si donc, en resla^it et rangère^Au hostile aux développem'ent3f pacilîquèj (Îq I acti-^

vilé^nîodefnô, rEgfiise, àinâî que nous Tà- VQQS Yu tout à rjieuro,! a perdu sa pftwïaVice et son prcstigti, ifes^l jaste de reconnaîtra ég^alement que les çirts, les sciences, rindustrio, privés de la lumtèfe et de la chaleur que jpeut seul ccnnmoni-^ qùerle sentiment religieux, ont-soufferf

à leur tour, dans leur dîguité et dauâleur

inflaehce, "Se rinspiration presque ex- ^clusivetoent égoïste qui préside à leurs travaax. Privés d'idéal, ne pouvant ratta-* cker leurs efforts à aucune coïK^èption gé( nérale, li rien qui mtéresse les destinée^ ^de' r^spèce' humaiile, que .'sont aiijourH d^hûi leaaf tist^es? Des fabricants habileisd^ :pro<toiU de' luxe recherchés-par les enri*; lcliis^Fabjic£HXta de tableaux^ fabricants de miisî^ê, de statues, de iaaiâoiiSideilivre&f ou do pièces de théftii^é, quelle est aujour-^ ^i'hui leur^ambition? De bien vendre Içor» 'produitir , d'échiUanda' jeur enseigne. Qons à tout, prêts à tout, à peindra au-^ jourd'Kui une^ niadoner demain une scène ^licencieuse, tout ce qui se débite et tout, x.e.quîsepàye, de quel côté cJiercberaieûtils rîaapiratien supécieure et' moralisante, Itlàc'és qu'ils âont entre dés types élevés aaos.daute,ina}s que la société ne comr preiid p^u5i.;et r cpfte fatale vulgarité qui esUft malédiûUon de i*art privé d'idéal ? ;Ge que BOUS Tenoip.de dire pour Tart, nous pourrions le dire pour la science.; nous pourrioiàs le dire à plus juste titre encore pour Tindustrie, dont la fonction n estp^d seulement étrangère, mais con* traire aux prescripttons de TÉglise, car rÉglise prêche la pénitence, Taiistérité, le détachement, et Findustrie n*a d'autre but ekf dp produire le bien-être^, do rendre la vie douce et ^omfortable .

' Qae conclure de tout* ce qui précède; sinon que l*£giise aimeThomme sans doute, mais d'on amour qui ne lui suffit plus, fit ttous>iuoutbos :doùtil ne veut plus?

Bile n'afipe de t'homme gué sotl espriij, él

rhomme veut aus3i èire aimé- daa3 son

corps. Qui ooDciliera ces deux points de

Ttie opposés?— Ouvrons la Vie des SùM$.

.QueMe- est leur hygiène? rabstinence^ la

privation, le jeûâe, et il faut le dire, parce'

que le fait eist rappifelé à cKjaqu^ ' page, la

aialproprefé. Rapprochons 'de cet idéal

orthodoxe l'éducation que . tout homme

'éctairé rè?e aujourd'hui pour &es enfants.

' Il désire, non seulement. développer leur

coeiir et leûf întellfgencî^, inaSs encore tov*

'ii&étj^\^SBïm^ir,^eiLeTCfr leur corps; i\

Icfsoitque la perfection pipui^ rtiomine, c'est^-

■«W;lé d^truàiiptt,iift ^ iw. cdEfior^lie*

^ais rharmonieux équilibre des senti-

^ments moraux, de;s facuités intellectuellea

9Bt des ocganes matiiriisls. Ji^es .tencWces

;de répogjaé sbugf ce dernier^ «pport sont

Ssurtoùt nlanifestes;on deman4^ àja mMèi-,

|que de faire Téducatioiule Toreillé, autles»

^in celle des^yeux, on se aert de l^ssoFiiiie'

t de la danse poiir assurer laMi^erté des*

Ipio^t&fil r^loiOb de» ftttHoii^* Qft eut que la natation, que Téquitation npet*^ etitrenfant en état de .parer à louâl les^ langers et de suffire V toutes leà'circen-' tancer. Cette tendance eàt parfaitement* égitime sans doute, j'ajouti^.parfai^Qxent lorale, plus moral^et j[)li}S Jéclairé4 quei elle qui ne ^feeraït "qtf à dételbpper' des^ er veaux monstrueux sur d^ corps atro- >1(^é&:i^ malinigres; maiselle n'est pas ca-;^ holiiittô, elle estpaïèirile, renouvelée des rrécs, de TanJiqiijté; ÉRl<;iiaiSli^ai.u^ oin du corps, un culte de la beauté q»i' st tout k faif é^anger à Fesprit (Je J['£j^^ e, et qui ne 's'est rSv'cîlïé dlns^nos'^sociéâés^midf oieli^ve papailàb^tefint «cudédià de l'influence ecclésiastique.

- Nx)a«^'savmnr à merveitle que, depufr •^lôngtempi^lâBsSb TEf Ifte 5 cessé de pratiquer pour son compte et même de reçom* ^mander sérieusement iQS^austérilés. Lêié-

suitisme, pa^ inaître en faft de transacf tions, a refmfif£\^pf^

dernQi^e(f^^^^iêuX)aimé ttioaçr 9^q dog«

^mt <fue 4"» ipïU^f4.*fi?u\^ jiïi^à^ible de la

; rlb^l^ilitîtkju^diin'ascëj^l^e. '''Qa'en.est-il

réshlté?-^e l^rte^dè ôômprodiii bâtard

* qui û\ nia sauvërtës tapoivés conces-^

sions de^rËglàre ce lui pol ^écihis aùcub

^ crédit sur I^ m^ndé^e lâ[^»àUére, et n'ont

serri (|u'à chqstater aifth^tiquement sa

' m^iHe et Tabtàie qui ^ liép^re de l'^ge

moderne. . '

T- limas seod^e gue noyas pouroiw *Qm- J?re4ïre.nwint^na.nt la.j5térilité des excursions que fait M. l'abbé Gabriel sur le ter*ifiia 4b )| politique, il e^t parfaiteihent danô le vrài fànt qu'il se hprhp à constater le^s lacunes qu'a laissées en se retirant la. foi religieuse, et le caractère purement égoïste etindtvîduel (jnrest rinfjrmîté de la «qience, de Fart et de Tindostrie contemporaine. Mais qu'y faire, et quer remède proposer? "'

Îi\ Gabriel, fidèle à l'enseignement tra-* ionàel de TEgliïe, pose en principe la divinité de la souffrance. Je ne l'en bJAme p^s. Ç'e9t bien là la pure doctrine delà cii:)ix. « La douleur, dit*ii, est la rupture i Kles limites qui nous séparent de rinOni, » vie déchirement de ces' langes du ber- » ceau, de ces enveloppea ide la matière » Iqui npiis tii&fiin^ot \ ^vsx^tiç^ de Oieu^ . . » La • doûlour, c'eiit la condjtipn.d'era- » papur, car nul fte sait réeliemenl qu'il » Ifiime» j&(j3ija |^/9ut \^ {)9anif«ster que par % J'4iolocsi)a8te 4e soirm^me danfi la sauf- » jfranè<i,.'.

> Aussi, du meurtre d*Ab6l au déluge, » de ûppufusion des languefi^à la disper- > sion d'IsKaël, de nos vingt millions de » martyni mx fléaux dévastateurs de nos y il^rs, le^ inonda entier ne fut qu'un imj» în.enpe çji^jj 4p..dg\jl§urs.4nthropo-

r^ )[>hagîe^ escl^'vaéi^j^ g^cirlBcQs huii)i9.îhs,

. » Igoénre^ massacres, révolutions^ inya-

it> ^îob8 des barbares, feôr^pmcpt tmirer--

# pe\ des hommes et des peuples. .' . Tien-

[ » fer seiâbla réumr tputes ie^ puissances

I » «fo destruciîoB pcHir-maltq)Iier la souf-

f france so\is chatïun de nos pas. »

Là cprilràdiçtlion ici èstaajjjifeste, car ^^i la souffrance est si bonne- ôt si améliorapiei ai c'est ^elle qui nous rapproohe de fiieu^ pourquoi mgttro ^r leoomplede r^ufer ibûs" ces pàux que vous énumérez ^tec teftt de complaisance t Lojndeles combair, ^<^ '^« faire diîparatlre, noup devrions, au corlrà:.'?: 1^» coûamerpifciiusement comme un moyen de ^ déchirer cfe» 'enveloppes dei^ matière qui nous ;^ tiennent h distança de Diôu, p Mais alors rjenoncez une fois pour toutes à vous aven aurer dans le domaine d^ h t)Q!itît|;ue. Là politique, en effets n'a fd autre but que dç ^ faire servir les conquêtes di^arts^des sciences et de. nh-liietriie, à Tamélioration morale, hïtellectuelle et physique de tous les hommei, c\eBi à dire dé se^treindre | Tempiré de la, souffrancèV^e diminuer4e «ombi^e et Ténergie' des maûx^qui peàvent atteindre Tespèce humaine. Or, gt le rôle de la souffrance est aussi divin, aussi néi^essaire que'Vous le dites, le mieux que vous puissiez faîre, c'est de garder le silence sur la politique, de peur que les exigences de la logique ne tous forcent' à regretter ces fléaux dont la politiqueà précisément pour mission de tarir la sour* ce, et dont, pour rhonneurde vos doctrines, vous devriez désirer de voir Tempire s'étendre et le nombre s'accroître: -

La doctrine dn^^?jrès et}deîapérfecti> bnité, élaborée déplns deux siècles par les plu^ éminent» penseurs, a acquis dé nos jours 4in tel degré de précision qu'elle^est tlevénue la croyance raisônnéé de tous leà ^ esonis^cultivés, le vague préjugé desinas- \

JE^s%iOfaDte8. En faisant mi^suFer à l%urmanité tou«.les pcrs qu'elle a déj^ parcoui^u?, elle g fait naître au scia des géoéra- '4ton8 noutelles d'indomptables espéran* ce» ; élIe-a4onnèui(but à tous les efforts, I çmyert aux imaginations dès. .^épaçes.illi- I mités ; elle a permis enfin aux esptits lest plus froids .et les plus positifs de prévoir . raisonnablement comme passibles dés ré- -. sultats qu'en d'autres temps oiî eût dû considérer comme chimérî(|jjes. Non seulement la marche incessamment progrésshre d^ la science et de l'iildustrie a per^ mis de compter sur de nouVèaux.progrèsi dans la voie des découvertes spéciales \ mais le véritable sentiment religieux, celui qui s^inapire de l'anxQur de l'humanité, a pu se croire autorisé. à considérer chaque déoo\iverte, chaque invention comme devrait servir de préface Vun-d饫loppe^ mtût nouveau 'de la socia^li(é humaine; Les-hommes, les classes, les races, les na-p I tions ne sauraient se rapprocher sansfruii.^ .Le chemin de fer, le bateau à vapeur, le [télégraphe électrique font plus pour j'a^ paiement des haines que des bibliothè- • quesffe sermt^ns. Les peupfesqùi s'étaient^ .heurtés danè âe& luttes aanglwtes se lient aujourd'hui par des combinkisons d'inlérrêts commiins. Partout le travail tend à I Bèmplaçèf là guerce^t & répandre au seioi l dés^elasses autrefois esclaves, aujourd'huiË salariées, les gerû^ès d'une aisance qui Verâle prélude et' la condition de leur éinancipation intellectuelle et morale. La ^ euttiire' , rexploîtaliôn , rembellîssement du globe içrrertre par des moyens que Isi science perfectionne chique jour, prometitM h Im puissance de l'homme un tioble ^ et friiëtueui èMplol, et l|itp6rmettront de s'effranchit^ijoùr de c9|QiiB;jodiQU:i^ de^ Ja misère» $Otts le^p^ «e débattrai et se. flétrissent encore^ de si nombreuses existeaces humaines?" ' ' Chbienl choseVemarquable, cette vaste

j{Élrri£rè:d*iicliTJIé pacifique, d*ass6eîatiOD, ' d'amélioration, d6 ta ^^fati&Âe ^ générale, ; Eon-seîileiftenrrËglîéè; ifë ' Ikîï^'rien pour y pmrsseMVB gouyernements et les peu- |?1^^^ non-»eule»ej^t çll^ ^ec^ 4?Vy P^j croire^ mais on dirait, û entendre ses écri- 'ynSûi et sea^prédicateurs, iqu'elle ne la ^voii s'ouvrir dey ant nous qu'avec une se- Itîcèta iî^ugnaA(îe*,^QueIg%>n^ftrle-t-il du règne futur de Ta paix et de la.ré,conçîlîa- ' ii^onque Vindusifi» et l^s éc^^g^s ijoi» vent amener entpe des r^ces rivales,, aus- •tlôt le Joùrûalîsme caihoîiqùe de sourire » d'abord de celte naïveté;et.denous paraphraser bientôt la fameose théorie de De rHaistre, suivant laquelle la terre, conti* nuellement imbibée ile saug, n est qu'un autel immense où l'homme doit être immolé saqs Su, sai^sf^esiire, s^ns relâche, jusqu'à la cpnsonimation des siècles.

Quelque audacieux économiste exprime-t-il respoijr qno le progrès de la richesse et celui de Téducatlon publique, qu'une répartition plus équitable des fruits dn Iràyail finiront par extirper des sociétés civilisées la lèpre du paupérisme, UD prédicateur vipndrîj à flfptre-nanie citer uni p€^8sage dp l^Èvangîle de Saint-Jean pour\ démontrer que, d'après la parole de Dieu Îui-ni6m§^ }§ pau|)^qsîRe^ pst ^'in^tUutiôû jètemeup et dqrora autant que Thum^-^ pité{4).D^'TO fmt^ettes^urdepépugnânce ' flù cîé;*gé pour un idéal que tendent à réalifiier aujourd'hui toutes le0 aspiratiofiS et tous lès eflforts contemporains ?

• Nouç f avons déjà vu, la cause première dé celte répugnance réside dans le dogme liii-même. Si la chair cessait d'être le péché, si lempnde n'était plus une vallée de ! larmes, si la vie, au lieu, d'?.tre une^ lutte, : devenait une harmonie, que devrioasnpus penser du dogme et de l'enôeiguement catholiques ? Habituée à traiter l'humanité cooipie jin malade, à la soigner, à

la coi^çolêr, on dirait qjUé î^é^îs^ todb^tel une guérîson qui diminuerait le prix et Tutilité ëe ses consolations. ^ - - -

Cette apolhédse de la souffrance, cette répudiation païfeionta^e de la tie présente, <5et{e absorption de l'homme" dans^Finfini qw a* toujours été le foiid de renseigne* n^ènt catholiqae, et qui est le trait dominant du litre de M. l'iàbbé- Gabriel, est aussi'çe qui.frappe d'impuissance (ousse's rêves d^améîioration temporelle* Il a beiau. ^commenter la parole'célèbre du Christ* : : «c Jllon royaume n^est q^s maintenani de ce moûde, » et en déduire très légitimernent^ , ce nous semble, que si la loi du Christ ne: pouvait pas gouverner le monde il y. a dixhuit cents ans, elle doit pouvoir y régAer mam^enanf , tous ses efforts et sa bonne volonté viennent échouer' devant son impuijsance à trouver un emploi, au point de vue du salut,'à Tàçilivité temporelle de l'espèce humaine. Eu effet, si la chair c'est le péché ; si lé corps n'est pour l'âme qu*un compagnon inférieuret compromet ; Ânt, un* obstacle à sa liberté ; si la vie présente li'est que le prologue éphémère et provisoire de la vie éternelle et définitive, ilest de la dernière évidence que toutes les préoccupations de la terre ne sont que Tàuité; que toutes les scienoes lide la matièi^e ne sont qu'une tcntatioii de l'Oi'gueil; que l'industrie n'est qu'un iné^ puiSÊ^ble arsenal de séductiQns grossières,^ que les arts plastiques ne sont que des embûches tendues à la sensualité l^umaifiie, que les plus hautes combiâaisons dé^ ia politique, ne valent pas la récitation d'un chapelet, que la vie du solitaire, du paoine, du stylitcest le nec plus uUra de la ;perfection, et dès-lors - qu'une incumbîe ^infériorité pèse et pèsera toujours surtout :ce qui n'est pas lacontemplailottanticipée dès véittés^et'rïelles* enseignées par TË^ jglise. Que, sous l'étreiple d'une pareille nécessité logique, M. l'àbbé Gabriel n^kili

feu que faire des arls, dessciençes ef\3ê^ l'indusirie^ donl le nom revient à chaque^ ÎDStaat dans son livre ; qvtil h^^ pas çsi Vie bat véritablement religieux ^ leurprô-'' posée, la faute n'$a. çst pas i^, lui v .mais h[ l'antinomie profotide,,à la scission ep. ap-i parence irrémédiable qui s'est établie, de jpar le dogme lui*mème, entre TERKsë etle^ monde. Uepjdiç. Iq .quinzième 'fileQlé,;l!Er Slise a lait des efforts déMa^réO'po^ir ^iQl^l|her de naître ou de r€[n8L|tre ie |nôujle de là matiêrau AvQOHrd'ibûi ce mon-: dé esttout-pufiJstmt ;* rejeté pat* TEgliSie, il la r^$etW9 à MrtWtkv \ il Tétôùffe sùm le

iuxe de ses:d(8véj^ppem9nts'uîKrft)(ÔHi îl 'anatk^^mè par Vifi^iâ^r^W^f^^^ éffîrectl* vas p^r rafaandoA.^C\5tre>iTOLàiion eni fjv^ fe/e^t nous CQftCâeifeA9 ^ffidnr^Mle; qu'ici préoccupe douloureusement Iç? membres écW^SèducleTgéTSaiB elle a Sa raison d'êtrg dsms 1^ fond même des choses, et ne cessera, par. conséquent, ni par ^es concessions de surface ni par des transactions de détail- ^

L'Église catholique, qui n'a pas abdiqué sa liberté d'action devant les te)((ea sa* crésy comme les sectes protestantes, peutelle aujourd'hui» par une décision solennelle, modifier Tinterprélation de son dogme de manière h le rattacher à l'esprit des sociétés modernes? C'est une question que nous n'avons pas qualité pour trancher; maïs si quelque effort de Oô genre n'est pas tenté par l'^iglise, qui peut dire jusqu'où peut aller la scission dont nous avons cherché k indiquer, dans ce tri^vail^ les tendances et le caractère ?

Afi. GUÉROUCf.

'"^tsateSZ.

Nous ï'eoéTOMde M. Fabbé- Gabriel la jfleUre suivante : .

« Péris, 27 septembre i8S8.

' » MoBsiëur, ' » Puiscpieyoîjs n'êtes |»as systémaiiquemM hostile à V Eglise^ p^rmeUez-moi de continuer celte discussion^ qui peut servir les intérêts de la vérité. «

1 iîon^ l'ËgU$« si^ p^ûi dei dqclrinei- de f(ficf^9$'i et si stos âocteurîj eti les écrivains qfui fa défendent^ peuvent présenter solis des foppines ou 'SOUS des aspectis divers, r«nî té de Ja foi^, cçtie yarïi^té U^atteste que la liberté qiui réside sou^i Plmmûtabilité de ses dogme c^est Tesprît de ces dogmes que vous sembibz méconnaître. . / . f

» Non^Je œ me suis pas contredit en montrant la formufe linfvarselle de la Croix, ^ fia foJteofiÉine àouffié gékérateur dé tous les (É-* vouements qui se consacrent au soulagement des misères humaines, et comme la spiritua isation progressive dé notre être qui trans î^ fure en lui et auWrjde lui toutes les liipites de la nature finie, p«ur s'élever jusqn'à Die^ ; Tiin, an çoipitrdire, implique l'autre. Car p^ n'est qu'ea dominait tentas les passions é-» fc^tM d« iloaweil-et de I9 sensnaUtét jqué Jes saint Jeaôrde pidi} et les saint Vincent de Paul ont )i)a restreindre, par tant d'tfèrorsmé, l'eqi-

pire de la 'souffraiïce dans la monde ; ce n'M qu'en allant jiufeer^ k^ sa soqrce infinie te is^ cret de cet incessant sacrifice, qtfils ont piïjle répandre %& torrentsdimonr surrhûrûanité.

Que vous nommiez ce dévouement «oscéftimc» ou olvirité, il n'en e&t pas moins l'unique chemin de la vî* et le f rtilt de la Creir.^

i> C'est celte doctrine qni fit ait.moyen-âgé la puissance de TEglise dont vous* célébrez les merveiUes. C'est l'oubli de cette çtoctrîw» qui, dopuiis ' trois siècles,"^^ pousse les sociéllés vers une décadence d'autant plus tei*hble qu'elle se cache sous4e luxe apparent de>d|é^ ^eloppements matériels. Mais ici, monsiettr, vous m'appeïéz sur un terSraiii brûlant rn'ii!»porté. J'y entrera! sans crainte, espérant ne pas dépasser les limites qui me sont împ(H

^ séèst te cadre d'uae lettre, d'atlleorsrne peK; met pas de dîKe tout ce qui pourrait éclairer lès hautes questions que vous avez signalëesr Ce que j'en diriai suffira sans doutât pour que ceux qui accuseut aujourd'hui FEglise d'iurécendilé puissent eux-m>mes en apprécier îa véritable caxise^

» Cette' cause, c'est la dectrifie de Fégoïsm^' et de la Jouissance : la prétendue Renaissance i to {'inocubniau monde rompit l'unité sociale'^ de l'£urt)pe, en en pénétrant les arts en de^ Éécha la sève, et en s'înfiltrant dans ia scieii-' ^e Inrita^elfeli des intelligences et les isdl£M dans* la phiWophfe^ du mat, d<^t le derniei;' mot est le* scepticisme matérialiste ^ul'^ la dfi^iiHawie siècle, a détorde jliM|lM«i.ii(t La première coniéqae^e dé e«lte doô fut la siibàltemuaiionde l'Eglise aux pouvoirs politiques, qui, ne voyant plus eh elle, comme au meyen'-ftgè, rème des soaiétés humaines, inais une puissance rivale, l'ont tfatnée sobs toiites les dictatures de la forc^, tantôt par les voies tortueuses du ^lUoanisme parlemei^*. taire, du joséphisme, de la constitution civile du clergé^et des doctrinaires ; tantôt à main armée comme sous les luttes du protestanti$-> me, lorsque la Révolution poursuivit pendant - dix ans k sacerdoce, ou que Napoléon enlb-»; vait les papes de Rome peur les retenir captifs 1^ Fontainebleau. Attaquée au cœur et dans le principe même de son existence, l'Eglisej)ou» vait-elle faire ce qu'elle faisait au moyen-ôge dans la plém'tude de sa liberté? Quand la prétendue Réforme ou la^ Révolution ferm^î^ eu brûiait ses églises, déportait et guillotinait ses prêtres, elle Devait qu'yDfi tâche, savoir mourir ; elle le sut! Mais è petne put^elle rè- •oruter ses phalanges^éciméos^ qu'elle repar rut avee une incroyable puissance de fécotir dite, montrant dans son sein, au siècle étonciévi toutes les grandes illustrations de ce temps ; les Chateaubriand, les de Bonnald, les de Ifaistre, les Lacordaire; multipliant jusqu'liu prodige ues œuvres innombrables de charité, évângélisant à la fois l'univers entier, ralliant en A^iBterre, en Allemagne, aux Etats-Unis l'élite des classes instruites; conquérant en' France et en Belgique la liberté d'enscigoer fment ; demain en Chine/au Japon et'à fa Co-r .

IcBfndimer abrem^s du sangr de ses martyrs. 'Encore quelques années de |)aîx, et vous verrez jsi «a puissance, a déchu.

» Maïs, de grâce, un peu de juslwepourclîe.Sî elle agit, pn crie à Perapiétenient» à l'usurpation; si elle h^agit pas, en déclare qu'elle est iîorjtc. Hier, vous proclamiea vousmôme qu'elle seule soulage toutes les misères humaines ; aujourd^htiî, vont ne vo jejs plus iein^ elle Isi protectrice des petite et des faible». Depms trois siècles, on lui fait un crime de toute 'grande initiative ; on la charge de liens 'et d^entraves, on ta coptraînt à n'avoir plus qu'à défendre sa propre exwtepce, et l'on vient faire ensuite un réquisitoire contre elle de Pimpuissâncè mêoie eu on la réduit. Soyez doti^Justes enfin I

» Gnafqûe époque a la vanité de sa propjre grandeur; ce -n'est pas amoînjjrir fg nwe, mais PaûoWir, que de la préserver de cejt ^gouemcnt puériU Ijepuis Je seizièfne siècle, les scîencesphysiques, et surtout leur application, ont lait d'immenses progrès. Mais, pom^ me vous l^avez constaté voHS-môme,^rart»îltt science et l'industrie, dépourvus de tqul. idéal, tombent dans une décadence qui en*, trato&^vee elle la seci^ toute entière. G^est au cs^tholicisme à nous relever de cette dér chéance,en redevenant Tàme aetive et vivant

AleÔû^ Mais» pour eel>, il

ffautd'ahord qu'en .polilique, eç économie so*- ' ciale ^t dans ^us les ordres, lé pr^rgi^s ne se présente pas çofmme fo. o^^on sacrilège de toutes les grandes Téri^s morales.et reUgieuses dont TEgiise est dépositaire. Autrement son pren^ier devoir est de le cembsttre, nén €;eulemeQt pài?ce qu'il arrache Pbijmme^à la voie de ses destinées étèmdQesv mais^ èncb«t jpe, parp» qçç le progrès apparent déeorô de Tesprit-quifait sa .Vte, né cacha au fMd qu'ur ne amôre déoeplioD. ffous vous défîoA^ de nlontrier .un.se^l de ees progrès réels, uttai l^ule dé ces grandes pehséçs qui soit a«tre diose qu'tmempyunt au christianisme, Ame de les app^icatidns; mais vous jles stérilisez ^n; voulant les réaliser dans un esprit précis^-f»; ment inversé de celui qui les pïdduit. Gesspz , jibfair^ dé toute réforme une arme conirej

j^Egiise, et voûs.vcrriuE si 1100s ne SMomespiadt feDJckirs « les défenseurs de toutes les causes- '^ géaéréuses, les iospirateur's djd toutes fes > pensées progressives. » Ce n'est que .devant ']a vitlenee, Poppiiessioii et 1Unl^itè.c(Qâ nou& -sommes obligés tlereculerimqqeâous la protection des Ipis.Ë^ce là flatter lei^ pouvoirs? ^Xon, c'est le simple droit de légitime. défonsie. if lises gfrendés choses. que notre foiiious coii* » $eUle » fuient, il est vrai, et Je bruit et l'é- ^IsH; i#isellei ont toute rapnis^iice daJ'h^- ;mi(ttA qiiUes opère et de la charité qi^i lefréteM&isl. >A6fl»^tes sans réserve re^prft âe ai^liê, tu nowrepranilflDn^^.wst craint cette grande imtiatîve des anciens jour«; 4{ui , après avoir aboli reaclavage et le seryage, affiranehi la femme et l'enfant, peut seul^ résoudre complètement et sans secousse, au pied de la croix, tous les problèmes politiques et éctnemiques dont notre siècle agité demande en vain. le secret à ses théorie^ matérialistes, qui n'ont Jamais apporté que la mort en promettant la >^*

» Vous êtes trop iml^artial.ppur ne pas publier cette lettre dans votre journal.

» Agréez, monsieur^ l'&pressîQn de tous mes santiments respectueux»

» 6ÀBR111:, » Curé de Sain^Men^.

» Paris, 27 septepibre 1858.

Nou3 voudrions, ainsi que M. Tabbé Gabriel en exprime le désir^que cette dî?cyssionpût servir les, intérêts delà vérité. C'est ponrqaoi noqfi lui demandons la per-, mission , au lieu ae réfuter un à un ses arguments, de prendre là question déplus haut, et de lui exposer les consiièranU A\x ^ jugement dont il combat les termes.

Suivant M. Gabriel, cest le matérîalismOy régoïsme, la doctrine delà jouissant* ce qui , depuis trois siècles, a soulevé çgntre TEglise cette révolte victorieu^ie qui ^a réduit k Timpuîssance. Celfi^ estvraî^, maia si, comme toutes les insurrections^ celle de la Matière contre l'esprit n'a rien organisé, eUe a eu, coipme toutes les insurrections, sa cause et sa raison d'être,

H3t elbe a Dlis au mond^ des éléments qui ne mourront tas.

Dans le travail que nous avons publié sur le livre, do M. Sabriel, nous disions que rEglise, en divinisant lesprit, en ana!thématisant la matière, s'était condamnée h rester étrapgère.k iQute une importante et Jégitimé portion du développement hjimain. Si Dieu, suivant TËglisé, est un pur '" esprit, il n'en est pas de même de rhûmmè« Le corps de Thomïpe ^ sesj beSQjas, ses. vexigeacés, qu'ij faut satisfaire tout aup^ wbiçA que les besoins de son.esprat; 6'est ce don^ TEglise ne s'est jamais occupée. Pendant Qu'elle poussait jusqu'au dôrnier f^fgQemQnt la 8ci>ac(» de l'esprit humain et divin, laibéolcSie, la psychologie, la casuistique, «lie considérait «omme profanes et qualifiait comç^e teHes,^daR« l'ordre individuel, la médecine, fa gyisinâstique, dans Tordre socitd, Findustrie, l'étu- 4e du monde physique, les arts plastiques.

On ne scinde pas impunément Tùnité deiavie. Tanique rhumanilé, sur la foit

"de rÉglise, apu/croîre qiie ïç fin dû monde était proehaitié, ét^ne considérer la "terre .que cotame une station éphèmfère et provisoire placée sur la route de la Mali- . todd'éternelle, ellea dûfaire dei rextape; et de Taspirâtroh mystique le sommet aej la perfection humaine. Mais à 'mesure que sous rinfluence et au contact des Arabors;, des juifi^y des Grecs échappa à hi ruipe de Tempire d'Orient, Tétûde des sct^ncps médicales et mathétbatiques, \à eeûtààij^^ sancé de ranliqurté, ïa prètî<Jiie de^ arts et de TîHdustrte eurent pris un certain' eissor, Vespèce hu,raaîne commença k ôroîfe qiie^e Bionde durerait ass^z longlompi pour quSr valût la jîeinê df s'y installer' çomfortablement- Elle chercha à connaître; et k embellir son séjour^ et elle .accorda une grancte:ifli|M)rtanc6 à tDut:^^ qui pouvait favoriser cette rena:is8aiiéé '

/tfuinoâtlè tiiitéHel, i^i longtemifs an&th4* maiisé au mirh dt; Dten î^ùr e?prit. *"

Cfest (/e mouvement que J'Eglise n'a jamais eômprisy 'et qu'en un certain sew eFle était ë^icusable de ne pas comprend, dre, puîsqu^îT èdnstîluaît un firîtàble dp* jnentriQfligé'4'seR doctiSBes. Vais, d'à»

autre c<)té,iUe^^^ ^ rmatssance damdïiae matériel, s opéra en dehors du sanctuaire, îerètit ifim Us caractères d'utie réaction , 'd'une Vqtté contre l'Eglise, s'jl (iut, à certains éga.rd&^ les apparences d'un retour au paganisme.- La Réforme et la Renaissance n'ont pas été. autre chose que l'espression de cetie lé- 1 gitime révolte de l'un des aspects de la vie humaine négligé, subaltemiséi proscrit, et qui, méconnu'par l'Eglise, avait le droit de se développer malgré elle et contre elle: Le tort et le malheur de l'Eglise à été, suivant nou3, de ne pas comprendre tout ce que l'essor des £cience.s niL^Uiématiques, physiques,, physiologiques, tout ce { que le développement de l'industrie et des arts plastiques allait créer de ressources pour le bien-être, l'éducation, l'enn^* blissement de l'espôce humaine. D'aii^ tre part, ces nouvelles puissances, lie rencontrant dans i^ mondé aucune religton, aucune doetrme générale qui^ leiir révélât la grandeur de leur mission sociale, restèrent, au moins jusqu'à ces derniefî^s temps , des instruments de jouissance égoïste et individuelle, et durent ibériter jusqu'à un certain point ce reproche d'iqamoralité que leur adressait l'Eglise, qui, n'ayant su ni lc*s gou^rnér nilesxîomprendre, avait perdu peùt-ôtrc le droit de les accuser. ,

Ndiïs avions donc raison de dire que, depuis tr6is siècles, l'Eglise ne sav^tit plus que gémir et maudire. Et i)ep6ndant, depuis trois siècles, i| s'est passé dans le monde desévénemenfsimmense3,féconds,i glorieux, que l'Eglise a regardé passier

^ l^sans les comprendre. •. i

La Révolution fran'oaîsa Siéié certain^np^entun c|ps plus grands fàita de riiistolre. Bile est née d'une inspiration souveraine- DQieat humaine et g^érçuae ; oa poiut nî^me dire •qu'elle u'a été que Vistroduolî^n dans la politique des maximes de rEy^i^ gile. La France entière était d«ns renthojusiasme. Quelle fm, dès le début, ratthude du clergé? Il fût préoccupé de gé$ biens, de ses privilèges, dp .sps Immunités ; îî ^e ^oiigea qn'Mui-tnêmo, au.dommage qi^'il pouvait subir, et ne se laissa pa$ aller ia instant à rentrainement unîîérsel jos-* pire pat* ces prii^pj^es 4e justioé etde fia- i teroité qui Rêvaient pourtaiil detepir pio-

> gresâivement la loi^du moudé : tsette àtti*^ iude ég'oïpte- ne justifie pas sk^s dùute Ibs

.odieuses violeppep 4ont, plus tard , le

clergé fut victime, mais elle les explique.

Aujourd'hui eacore, le^ clergé, sans doU-

tej a ^4é Iq géniQ et rinspiration pes IrQnnes (leM^rcs i^dividuell^s ; nous le^rô* ^ connaissons volontiers, car c'est pour nous un très grand plaisir que de~ rêadrjs baiù* Biago à ep qùïl y a de bop.daus ceux Mnèmes que nous sçu^sur^s forcés, de corn* r battre ; mais le^ Jïonnes^ oeuvres ' spcîa- Iqs, politiques, esi*il poajîble d'y demeu^ Ter plus étrMJgêrî l/EgljseK^ùi a tant fait ^au^refoia pôpr; raffraocjaiss^nieni des esclaye§, est-elle pour q}ieIquç^:chose d^ns les grands,açle& a'èmancipation accomplis de notre téôipi^t E^Angleterrè proteslantè, la Franco sceptique ont affranchi leurs nègre?. Est-ce. à.Ia.demattde de l'ISglise? L'EgliSi^ fait-clle^^ sev^l^inpnV ^ffori pour poussQT dans oettâ^voie kis pays cath^li:» ^ques,:teis qùeh'E^dgne etlefirésib? L'Aii* triche, une puissaiiee eatho^icpi^pourtemt» abolît la féodalité etémanoîj^sesKàyôaifis. A qui- rhoiineur ? A la. réve>ïatibn de fé* vrier, à 1^ prudeûce politique ducabioet, autrjcfeièà. Quant à t'Eglis^, ne lui suffijt-ii

cesuj

-,p«s â^è^ifç pbtejiia (jle l'A^tPÎphe ua f^onr icf^à^l qui 1^ TQnd.tQUteiPktiiUsaQte ? W)^* pereur Alescanctra) de Russie .se me\ a U l6te de l'affinBebisseindiit dé& serfs. X<0

.sujelf ' ^ ^ '■ ;^

Ea Fraiice, la R6?oîaïtoù de Février a , f£ijlt rem00(er à laisàrfaoe de la société les terribles el douloureux problèmes qai s'agitent dans ses profondeurs: tesxiftôstiOD^ ïde^aii^e, de participation àiabéaéfices du trayail, les relatioitô^éoonpmiqaeB da maître ,et de Vouvrieç, If 'Eglise s'tsst-èil^ senti quelque chose i^ dire 9ur ces œiioeSti tions? Elle les ig&oire, elle fait fir^fession de les ignorer. Sans doute, ^ nous sommes keureux de le rappelePi en faee de la guerre civile, rarchevôqiie Affre a su noblement mourir. Loin de nous n»Dafois la p^sôe de diminuer sopaxiéiite, majsquV vait-il de plus à dire que tfEias les homines de cœur qui se sont fait tuer comme lui? Avait*il la {farolè, ^autorité qui se fait : écouter et sdvre ? Saint Léon allant au devant d'Attila, imposait au barbare, et ar- , rachait ses ouailles des serres de Poîséau de proie. Mais que pouvait ^ive, comme archevêque, le digne et glorieux prélat, placi entre tine bourgeoisie peu croy^pte et ua peuple pour. lequel il ne peut rieui^ qui se bat pour des* questions d<»; ^'i^^l sêtre, pour ne pas mourirà rJ^pitaf, etauquel il ne peut porter ^e des paroles de ' résignation et dee 'aveux .d'inpuissançe ? ^ Il est bon de recueillir des aumônes isouparstiu, dé donner.^ rindigent' un pain et un fagot touâ les' quinze jours. Mais le problème s>s.t agrandi. La maxime Suprême de la Bible et .de TEvangilo : Ainier Dieu pardessviSiùtjUes choses j tt m\ î^ocAotn c©mmé so^-m^me ne' doit plus régir seulement les rapports privés^ elle dojt devenir la :r§^le de la politique et s'exprimer ainsi :Zes in^Htu^ ticm^ sociales doii}^nt ijkwir pour but X^^

mélior(UiùnmorijLie^yin^l\^(^^ physique de la çlas$e la. plus nwibrmt^ et la plus pauvre. Ge^n'êst phisp^^rdos efforts indi« viduels seulemenl que CB but' doit être poarauîvi; il ii© peut ètoe eUeiiit que par des institutions pulïlîqties qui assurent h Teirfaut r^ducation, à rhQfnme le travuUi^ ÇLU Yieillard là retraîtô. Voiià' l'œuvre de ce siècle,, voilS ce qjue nous voudrions voir prèoher k, rEjglise ; voilà .daîs .quelle voiç elle pôîurrtoi retrouver: quelque popularité et quelque crédit. Hais.quand «otis entendoqs, à Notre4)»ike, un . qha- Qoiîie annoncer réte^ité de la isaiiè^ re à unésoisiéié qiii iiè védt pltis de la misère, et.cela sur la foi d'un texte încont^taSfemenF fàfeîfiè ;* quand isfeus voycm^i dans la même ^hairçy un- élo<<

quent jésuite prêcher le culte de la dou-' leur pour la douleur, comme d'cutrés ont prêché le cùUé de Tart pQur Tart, et se. figurer que cef idéal ascétique peut redevenir celui, de la société laborieuse et industrieuse du dix-neuvième siècle, nous croyons avoir le droit de douter de la C^ompétence des prétendus dirècteijrsspirituelsjd'^uae société qui tfe eon(î>rennent ni ses maux ni ses hesoinsvéritables, et qui méconnaissent également ses infirjo^ités et sa grandeur.

AD. GUÉROULt.

I ^^) Dâûs dis Conférences sur Vaumône^ prèchées en i856, à Notre-Dame, par . M. Je cbanoiiie Le* courtierr&ôus Ii6oos'l0 pi^ssage suivatii j ^ f L'auip^èoe 4^9rade yhomo^e 1

» Qe prmcipe est f^q^^ dans .sa généralité; car » Dieu exalte le méjile ie r§iuœûQeu il tecom- . » npaïKle bien vivement rexôrcice de la charité. > tiri qui connaît probablement ansai bien que 9 nous les principes coDStitutirs de la société, a

• déclaré Qtt't^ (aurait toujours àes paUvfes au

• milieu d'elle, ol que nous pourrions leur faire » du bien quand nous veudrions. 9 %

l|Qe pacjsHie d^iqxatiou '^si/tFop Jm|»ortant#

fiaA^nèpM>><i>iFtapeiiie.d'èffa solgAvasepeDt Tériflée. Guidé ï cet égard par un sermon du P.

, Laoordaire. proQoncé, Il y a eayirpo dix ans, «ur I* rnSme. teste : ■ Tous aurpi teujoars des pau-' très, Pauptrei tetnpei haotbitis uçùiMtjm, » ooun KVOQS ouvert r^yaû^le de suât Jeaa au chap. XIJ', 'vêts, 8, (Irpiciccqua wmsyaTonalronvé : Jésns élait à manger che:; Lazare, lors (|ae

. Harre lui répandit sur les pieds un parr^ra précieux. Judas Ispariole, qui était cbarfté de la bourse^ morcÀqce et objecte mi^oa aurait pc rendre ce parrum Irois.ceQla dafiiers et les domer

.Trvs-pour leurfain l'aiimftiie. »Uai5ila'eii]ploie pas ntnie le Tatur, il se sert du prése'ht : i Vous

avez toujours des paurres, paupens leMper habetis vobiscttm- * Et milk comment la nflsère est I d'insUlaiion dîTlàe'l . >^ - ■

' Nous Û0 somÛËS pas ador^tenn des tex.te3 ; f mais quand OQ vaut les faire servir â prauver ' quelque chose d'insii eoaeidéraiil» ""* , éUroité de la miaère. il faudrait o'en pas' torturer le seDS, Dâ p»B prêter S Jésus une arBrmstion sur le panpéFîsEite d6at il ne «'ocçi^pait pas eo o« mo-, ment ; eoÇa il faodf^^t jiler e^aelemeut, ne pas' mettra le ftrtur pour le présent ; car si l'on veut .admettre que la parole du Christ se'raiiporte à la ; durée d^ la inlsèro, ce qui nous parait évldem- ': mdht erroné, ^ulre cttose est de lui Taira dire : ' a Vous îv-a iet Pauvres, ■ ou de lui faire dira -. t Vém aure* des pauvres. » Qr, la premlÈta, ver^ sitfu >.>sleE|!e de^saïui Jean ; la seconde est celle ■de M. tecourlier.

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