PROPOSITIONS CHIRURGICALES
I. Toutes les fois que dans une opération des instrumens métalliques volumineux, tranchans ou non tranchans, doivent pénétrer dans les tissus, la température de ces instrumens doit être élevéefaux deux tiers au moins de la température individuelle.
II. Le froid est funeste dans toutes les plaies, et surtout dans les plaies pénétrantes de la poitrine et de l’abdomen.
III. L’impression de l’air sur les organes dénudés, ou bien introduit dans les cavités splanchniques, ne tire pas sa malignité de sa composition chimique, mais seulement de sa température.
IV. Il faut élever la température de l’air au degré de la température de l’individu toutes lès fois que, dans une opération, on a lieu de redouter son introduction dans la poitrine ou l’abdomen.
V. Autant l’inflammation des surfaces articulaires est redoutable dans une plaie pénétrante d’articulation, autant elle est avantageuse après une désarticulation.
VI. Dans la plupart des tumeurs blanches du genou réputées incurables , si l’état général du malade est satisfaisant, la désarticulation du genou doit être faite, et dans tous les cas elle doit être préférée à l’amputation de la cuisse.
VII. Le bandage unissant des plaies longitudinales conduit aussi bien et souvent mieux à guérison un ulcère simple ou variqueux que les bandelettes de diachylon.
VIII. Le meilleur moyen de constater la fracture de la malléole externe est d’embrasser la plante du pied dans la concavité formée parle pouce et l’indicateur, et d’appuyer avec chacun de ces doigts sur l’extrémité inférieure de chaque malléole, comme pour les rapprocher: la malléole externe éprouve alors un mouvement de bascule qui se sent très-bien sur le lieu de la fracture.
IX. Lorsque dans un accouchement laborieux l’enfant présente le bras engagé avec l’épaule dans le petit bassin , la poche des eaux étant crevée, et la matrice serrée sur l’enfant de façon à rendre la version impossible , il faut chercher le cou , placer dessus le crochet mousse d’une des branches du forceps , et imprimer à cette branche un mouvement de levier tel, que son centre ou point d’appui soit à la symphyse des pubis et sa puissance dirigée en haut et en dehors , de façon à porter la résistancè en bas et en dedans; de cette manière, la tête tombe dans le petit bassin , l’épaule remonte , et l’accouchement
V peut^se terminer seul.
• X. Une diète trop sévère dans les grandes plaies suppurantes favo- » riÿe les suppurations abondantes ; une bonne alimentation les arrête ‘dans leur e;xcès.
FlIN.