‹ De la Voie Rectale et de son Utilisation en ThérapeutiqueChapitre 24 sur 25 · LICE ES · texte numérisé non relu

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peutique, relative à l'élimination de la créosote par les urines, M. L. Imbert appuie beaucoup sur les avantages qu'il y a à administrer la créosote par les lavements (voir notes 1 et 2). |

M. Imbert a fait des rapprochements très exacts entre les résultats obtenus dans les cas d’injections sous-cutanées de ceux obtenus par les lavements. La première proposition établie d’après les diverses expériences est que l’élimination est tout aussi rapide par le rectum que par la bouche. Dans tous les cas la totalité ou la presque totalité de la créosote a passé dans les urines dans les 12 premières heu- ‘res qui se sont écoulées après l'administration des lavements. M. Imbert, déclare qu’il lui semble

démontré que les « injections hypodermiques ne

paraissent avoir aucune espèce d'avantages sur l'absorption rectale. >»

De plus d’après les analyses d’urines faites par le même auteur, la quantité de créosote passée à travers le filtre rénal est en moyenne plus considérable avec les lavements. À quoi peuvent être dus ces résultats sinon évidemment à la remarquable puissance d'absorption du gros intestin. M. Imbert fait aussi observer que la supériorité des lavements est d’être plus pratiquable. Souvent on pourra renouveler, aussi fréquemment qu’on le désirera, leur administration ; et c’est là une considération dont il faut tenir le plus grand compte. Et M. Imbert conclut que quel que soitle mode d’administration de médicament l'absorption est terminée au bout de 12 heures.

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M. Imbert fait encore ressortir qu'il est très avantageux d'user des lavements que l’on peut très facilement renouveler une et deux fois par jour, sans courir aucun risque. La rapidité d'absorption facilite dans ce cas singulièrement l'intensité du traitement, et en supposant que l’on donne au malade un lavement matin et soir, on maintient le sujet sous l’influence de la créosote bien plus sûrement que si on faisait sous la peau de ce malade, seulement tous les deux jours, une injection d’huile créosotée.

Avec les suppositoires que l’on peut placer aussi souvent qu’il est nécessaire on obtient aussi facilement le même résultat. |

La médication créosotée par les suppositoires se trouvera naturellement très indiquée dans la tuberculose, il est presque inutile de la répéter. Encore dans la tuberculose on pourra prescrire l’acide borique incorporée à des suppositoires, suivant en cela les idées de M. Gaucher qui administre l'acide borique par la voie stomacale à la dose de 4 grammes par jour.

Dans l’urémie puerpérale et l’éclampsie consécutive les lavements d’hydrate de chloral ont fait depuis longtemps leur preuve, et j'ai entendu sou- . vent M. Tarnier vanter leur efficacité dans le traitement de l’éclampsie. Dans cette dernière affection si on croyait que le lavement aitété rejété on serait autorisé ici aussi à employer le suppositoire spécial au chloral. L’absorption du chloral serait ainsi certaine,

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Les expériences que nous avons faites personnellement nous permettent d’insister tout particulièrement sur l’emploi rectal de l’iodure de potassium incorporé à des suppositoires. L’absorption rectale remarquable de ce médicament recommande son utilisation par cette voie dans toutes les maladies où cet agent médicamenteux doit être d’un long usage, dans la crainte de fatiguer l’estomac.

Pour l’antipyrine et le salicylate de soude, ces médicaments seront aussi très réellement indiqués par la voie rectale si l’on envisage au point de vue de leur utilité clinique les résultats des expériences établies dans le chapitre précédent.

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