‹ De la Voix Eunuchoïde son TraitementChapitre 5 sur 19 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

Formation de la voix, voix de tête

et voix de poitrine.

La voix est l’ensemble des sons produits par l'appareil de la phonation. |

Ce phénomème exige pour se produire deux conditions absolues : d’une part, une tension suffisante des cordes vocales inférieures ; de l’autre, une pression suffisante du courant d’air expirateur.

Faut-il adjoindre une troisième condition qui serait, d'après Bataille, l’occlusion de la glotte en arrière ?

Cette dernière est trop absolue. « Les cordes vocales dit Muller, parlent surtout avec facilité quand la partie postérieure de la glotte entre les cartilages aryténoïdes est fermée. »

Cependant «i l'affrontement des aryténoïdes n’est pas une condition absolue de la génération du son, il est certain que, lorsqu'il existe, les sons acquièrent leur plus grand éclat. À

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Cette disposition des aryténoïdes pendant l'émission des notes élevées est admise à peu près universellement, Citons cependant l’opinion d'Harles qui soutient la thèse absolument contraire, c’est-à-dire que la glotte interaryténoïdienne est toujours ouverte pendant la phonation.

Il est en contradiction absolue avec Lermoyez dont les expériences ont prouvé que : « la glotte postérieure étant ouverte dans toute sa largeur, aucun son ne peut être obtenu, quelle que soit la tension des cordes vocales et la pression de l'air ».

Quoi qu’il en soit de l'opinion qu’on admette au sujet de l’accolement complet ou non des aryténoïdes, le fait capital de la production de la voix expiratoire n’en subsiste pas moins,

Lorsque la pression du courant d’air expiré est supérieure à celle d’une colonne d’eau de 16 centimètres cubes (Cagnard-Latour) et que la tension des cordes vocales est suffisante, la glotte doit vibrer.

Sans vouloir entrer ici dans une physiologie détaillée des muscles du larynx, il est cependant nécessaire de l’établir dans ses grandes lignes, car cette étude bien comprise amène la solution de ce difficile problème de l'émission de la voix.

ÏJ. ACTION DU MUSCLE ARY-ARYTÉNOÏDIEN

. Anciennement, on faisait de ce muscle un dilatateur de la glotte, mais depuis les expériences de Longet sur l’action des nerfs laryngés supérieurs qui se rendent à ces muscles et celles de Lermoyezpar électrisation directe sur le

cadavre, on regarde comme absolument démontré son rôle de constricteur de la glotte, car son action est d’amener en contact intime les faces internes des aryténoïdes. Il détermine ainsi l’occlusion de la glotte postérieure dont nous avons déjà démontré le rôle indispensable dans l’émission de la voix, surtout pour les sons aigus.

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