OBSERVATION. XI
in. Thèse Siebel, Paris 1904
Femme de 50 ans, entrant à l'hôpital pour être guérie de démangeaisons qui ne laissent aucun repos. On examine celte malade, sa vulve ésttrès hypertrophiée, douloureuse, les petites lèvres sont oédématiées et recouvertes d'un enduit blanchâtre. La malade urine par jour, 2? litres 1/2, ses urines contiennent 217 gr. de sucre par 24 heures.
On soumet la malade au régime anti-diabétique, et sa vulve est lavée plusieurs fois par jour avec une eau alcoolisée. 2? mois après la malade quitte l'hôpital, guérie de son prurit vulvaire, la Lurgescence et Fhypertrophie vulvaire ont totalement disparu,
.les urines ne contiennent plus que 14 gr. de sucre par litre. OBSERVATION XII in Thèse Siebel Paris 1904
Cuisinière, 51 ans, à eu » grossesses, ? enfants vivants, là màa-
lade à maigri depuis deux mois, elle se plaint de démangeaisons vulvaires très violentes qui troublent son sommeil et de
plus rendent son travail impossible.
Sa vulve est très rouge, les grandes lèvres épaissies oedémaliées, et présentent par endroils de petits enduits blanchätres rappelant les plaques muqueuses. Les urines contiennent du sucre en forte:proporlion. |
On soumet la malade au régime antédiabétique, et deux mois après paraissant guérie elle quitte hôpital.
Elle rentre un mois après, n'avant pas suivi son régime, loujours dévorée de démangeaisons, sa vulve est infillrée, œde-
mateuse comme à son entrée à l'hôpital la première fois.
OBSERVATION XIII (fiche n° 2928), Hôpital Saint-Louis.
Polyclinique Henri 1V, Service de M. le Professeur Gaucher.
Avril 1904.
Femme de 60 ans, diabétique depuis 10 ans, elle avait à cette époque 36 gr. de sucre par litre et de la polvurie {4 litres par jour.
Celte malade se plaint de prurit noclurne surtout depuis 3 mois. La vulve est œdématiée el rouge surtout au niveau des plis. On remarque entre les grardes et les petites lèvres quelques petites plaques blanchätres qui font songer aux plaques muqueuses. Cette femme ne présente aueun caractère de svphilis. On soumet la malade au régime antidiabélique, et on fait des applications de pommade mentholée sur sa vulve.
En mai le prurit à beaucoup diminué, les petites plaques blanchätres ont complètement disparu. Deux mois après, la malade se trouvant mieux el se croyant guérie cesse son régime : elle revient à l'hôpital se plaignant à nouveau de prurit intolérable ; la vulve est œdématiée et recouverte par places d'une éruption cezémateuse, suintante, très douloureuse,
AS
OBSERVATION NIV fiche N° 9226, Hôpital Saint-Louis
Polyclinique Henri IV, Service de M. le Professeur Gaucher
Femme de 41 ans, couturière.
En mai 1907 son père el sa mère sont morts du diabèle sucré,
Depuis deux ans, la malade se plaint de violentes démangeaisons siégeant dans laine, la vulve el se propageant jusqu'à l'anus,
La malade présente une éruplion Suintante sur là grande lèvre droite, desquamée sur la grande lèvre gauche dont les éléments rappellent eczéma.
La malade ne se souvient pas avoir jamais eu quelque chose: d'analogue, elle vient à Fhôpital pour être calmée de ses démangeaisons. *
La malade cependant nous dil avoir eu du sucre dans ses urines il v a 29 ans et ne s'être jamais soignée.
Les urines examinées contiennent 195 gr. de sucre par litre.
On soumet la malade au régime antidiabétique.
Deux mois après l'éruplion papulo-squameuse esten voie de disparition à gauche, elle a disparu complètement à droite, la malade n'est plus tourmentée par le prurit.
L'élal général de la malade est aussi satisfaisant que possi-
ble, les urines ne contiennent plus que 16 gr. de sucre par litre.
OBSERVATION XV fliche n° 16033: Hôpital Saint-Louis
Polyclinique Henri IV, Service de M. le professeur Craucher.
17 décembre 1909.
[s'agit d'une femme de 65 ans qui ne présente rien dans ses
antécédents héréditaires el personnels.
r-— 2e) Je) =
Depuis 6 mois la malade souffre d'un eczéma vulvaire el périvulvaire se propageant jusqu'à l'anus. Les grandes lèvres sont rouges et tuméfiées, sur la grande lèvre gauche on constate quelques lésions érosives en voie de cicatrisation.
La malade se plaint de violentes démangeaisons siégeant aux régions vulvaires et péri vulvaires et s'étendant jusqu'à l'anus.
On pralique l'analyse des urines, elles contenaient 12 gr. de sucre par litre, On soumet le malade au régime anti diabétique,
La malade revient un mois après, elle n'a pas suivi le régime, elle à fait simplement un traitement local.
L'eczéma vulvaire et peri vulvaire s'est étendue jusqu'a l'anus, les lésions suintantes sont nombreuses à la partie inférieure de la grande lèvre droite.
Les démangeaisons persistent el sont intolérables au dire de
Ja malade, on la soumet au régime anti-diabétique.
OBSERVATION XVI, (fiche n° 16.628) Hôpital Saint-Louis
Polyclinique Henri IV, Service de M. le professeur Gaucher
Mars 1910.
Femme de 34 ans se plaignant de prurit vulvaire très doulouroux et rebelle à tout traitement ayant débuté depuis un an. La malade est diabétique, le dosage du sucre n'a pas été fait.
On l'examine, on constate une vulve rouge, œdémateuse recouverte par endroits de lésions eczémateuses surtout apparentes sur les grandes lèvres. A Ia face interne des cuisses la rougeur s'étend avec par endroits de peliles pustules ombiliquées les unes en vue de cicatrisation, les autres en pleine évolution.
On soumet Ja malade au régime antidiabétique, sur sa vulve on fait un lavage avec une lotion chloralée. Amélioration sensi-
ble un mois après.
OBSERVATION XVIL — Communiquéé par M. le D' DRüELrE,
ancien chef de clinique à la Faculté.
Nne XX, 45 ans!
Vient consulter le 13 mars 1910 pour des démangeaisons généralisées ; il s'agit d'une galé, comme le démontre l'examen de la malade qui présente des sillons nets dans les régions inlerdigitales. Le mari de la malade est également atteint de gale.
Traitement : Frotte à l'hôpital Saint-Louis.
16 mars 1910. Nous revoyons la malade qui se plaint de démangeaisons encore plus violentes, la frotte en effet a irrité les téguments, de plus il existe une sensation de brûlure à la région: génitale et la malade nous dit que cette sensation existait bien. avant le prurit déterminé par la gale. À
A l'examen des organes génitaux, nous remarquons que toute: la vulve et la région peri-vulvaire sont le siège de lésions eczématiques aiguës. Toute la face externe des grandes lèvres est recouverte de vésicules suintantes au milieu desquelles se voient
«auelques folliculites purulentes. Sur la face interne des grandes. lèvres, sur les petites lèvres, à l'entrée du vagin, nous retrouvons des érosions superficielles consécutives probablement à la. rupture d'éléments vésiculeux. Ilexiste de plus un écoulement blanc grisâtre fluide très abondant.
L'examen des urines pratiqué immédiatement décèle une glvcosurie abondante. La malade nous dit alors qu'elle est diabétique depuis plusieurs années et qu'elle a eu 25 gr. de sucre dans. les urines, quantité réduite par le régime antidiabélique habituel qui lui a été prescrit.
Nous portons donc le diagnostic de vulvite diabètique eczémateuse irritée par la frotte qu'elle a subie par sa gale.
Traitement, bain d’amidon tous les jours.
Pommade à l'huile de cade sur les membres et sur les autres - parties du corps. Compresses humides en pansements permanents sur Ia vulve. Régime antidiabétique sévère.
2? mars 1910. --- Les lésions cutanées causées par la gale et la frotte sont en voie de disparition. La malade se plaint toujours cependant de brûlures ardentes localisées à la vulve, cependant” l'examen objectif montre que les lésions eczémateuses et inflammatoires y sont diminuées d'intensité.
Nous pratiquons aujourd'hui l'examen au spéculum qui nous montre que tout le vagin et toute la surface externe du col utérin Sont d'un rouge vernissé el lubréfié par l'écoulement dont nous avons parlé précédemment.
Traitement. --- Continuer les pansements humides sur la vulve, continuer le régime anti-diabétique.
7 avril 1910. --- L'eczéma vulvaire est en voie de disparilion, la poussée inflammatoire que la frotte avait suscitée est guérie, le prurit est moins intense, et l'état général de la malade satisfai-
sant.
OBSERVATION XVII (fiche N° 19044), Hôpital Saint-Louis
Service de M.le Professeur Gaucher
Blanchisseuse 44 ans. — Novembre 1910. Salle Henri IV.
Rien dans les antécédents héréditaires et personnels.
La maladie a débuté il y a un mois par du prurit vulvaire que la malade à soigné avec une pommade à l'oxyde de zine.
Depuis huit jours, la malade présente des érosions vulvaires ressemblant à des plaques muqueuses érosives, de plus on remarque une plaque pustuleuse siégeant sur la grande lèvre gauche. :
Actuellement la malade présente de la rougeur el de Ia tumé-
faction des deux grandes lèvres qui sont de plus en plus infiltrées-el suintantes surtout du côté gauche.
Sur la surface interne de ces deux grandes lèvres se trouvent -des érosions à bord irrégulier, à fond rosé ou JROnAEe disséminées surtout à la partie supérieure de la vulve.
La malade présente en outre de l'intertrigo du pli périnéocrural des deux côtés datant de cinq jours environ.
La malade ne présente pas d'autres lésions cutanées.
L'examen des urines par la liqueur de Fehling montre qu'elles contiennent une forte proportion de sucre et des traces d'albumine.
La malade entre dans le service et on la soumet au régime anti-diabétique.
Examen ullra microscopique des ulcérations vulvaires néga- “Uf. Vassermann positif. La malade à pris des pilules pendant 5 jours.
Quelques jours après les lésions -vulvaires sont améliorées et en voie de cicatrisation. Le dosage du sucre avant été fait les urines en contiennent par litre 5? gr. 45 par 24 heures, 73 g. la quantité des urines étant de 1400 gr. |
Rapport azoturique 78,9 00.
24 déc. — La malade sort de l'hôpital très améliorée. 13 janvier. — La malade revient consulter, elle a maigri consi-
dérablement. Elle à suivi le régime anti-diabétique. La malade a pris des pilules pendant 15 jours.
Les lésions vulvaires ont totalement disparu, il persiste un peu de rougeur des petites et des grandes lèvres. La malade ne se plaint plus de prurit. Il n'existe plus de lésions cutanées.
On continuerade régime anti-diabélique et la malade fera une série de 15 pipüres. |
Analyse des urines. — Albumine trace. Glucose par litre 5 gr. 36, par 24 h. 8 gr. 053.