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Dans la suile en ISST plusieurs membres de cette société médicale (les D' Pearce Gould — Pércy Boullon) firent quelques communications qui confirmaient les données que Witshire avait émises quelques années auparavant. De nos jours enfin M. le Professeur Fournier créa pour les désigner une dénomination particulitrement heureuse, il les appela «diabétides » voulant par ce terme englober toutes les dermatoses relevant du diabète et désignant ainsi l'affection par son caractère principal, par celui qui en constitue la spécilité comme le mot syphilides définit le caractère principal des mani- {estalions cutanées de la syphilis. Nous rappelons qu'il existe à ce sujet deux moulages du Musée de l'hôpital
St-Louis:
N°: 948, diabélide vulvaire, variété érythemo-eczémateuse pièce de M. le professeur Fournier. 1884.
N°: 1221, diabétlide génitale, forme eczémaleuse région vulvaire et génilo crurale. 1887, pièce de M. le pro-
fesseur Fournier.
Dans la suite M. le professeur Gaucher et bon nombre de dermatologistes n'ont pas manqué d'attirer l'attenlion du praticien du côté des urines s'il se trouvait en présence d'une éruplion siégeant à la vulve ou simple-
ment d'un prurit intéressant celle région.
AR As à as S sgh, À
Etiologie et Pathogénie
C'est un fait connu el indisculé que le diabète est susceplible d'éveiller sur la peau des accidents de genre très divers. :
Dans tous les traités sur le diabète, on trouve signalées à litre de complications communes de nombreuses manifestalions cutanées telles que le prurit, lérythème, l'herpés, le prurigo, les éruptions pustuleuses, le zona,
les furoncles, les anthrax, les phlegmons, les gangerc- ; 9 D ? Co D
nes. elc:
Or, ce que l'influence du diabèle peut produire sur
toute l’élendue des téguments, elle le produit aussi sur
les régions génitales, de facon à créer en ces endroits / D O Ù =
des éruplions spéciales appelées avec juste raison « diabétides » par M. le professeur Fournier.
Les diabélides génitales relèvent de deux causes :
1° D'une cause générale qui est influence exercée
sur toute la surface de Ja peau par la glycémie ;
2% f,'une cause locale, lopique ; le contact incessant des 1rines sucrées avec les téguments des organes géni- (aux. Le méat urétral, en effet; et les parties avoisinantes sont forcément en contact avec celle urine mo- ‘difiée dans sa composition el plus aple aux fermentalions. Chez la femme encore plus que chez l'homme quelques gouttes d'urine se répandent presque à chaque miclion de l'urètre sur la vulve. De plus, les linges souillés après chaque miclion, se dessèchent ensuile au conlact des téguments. Or, ces malières sucrées sont irrilantes pour la peau, c'est un fait remarqué de vieille date par les dermatologistes. Personne n'ignore que les
ouvriers qui manipulent les jus, les sirops, les mélasses,
sont fréquemment atteints de diverses lésions cutanées.
comme l’eczéma, par exemple.
De ces faits d’observalion journalière, il nous sera facile de conclure que les.usines glycosuriques contiennent pour Ja peau un agent irrilant : le sucre. Ces urines deviennent irritantes pour la peau à un double point de vue :
1° Par la fermentation qu'elles subissent au contact des léguments, fermentalion acétique ou lactique transformant le glycose et produisant des substances acides. Ces phénomènes de fermentalion ne peuvent se produire sans irriler le système culané.
29 par la production à la surface des téguments d’une végélalion parasilaire, cryplogamique.
I est fréquent, il est habituel même d'observer sur les organes génilaux des diabéliques de légers enduits su-
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perfciels pelliculaires blanchâtres analoguesau smegma. Chez la femme cette production siège surtout à la face interne des peliles lèvres, dans les plis qui séparent les drandes lèvres des peliles lèvres, sur le capuchon clito-
ridien el au pourtour de Forifice vaginal.
Si on délache avec une curetle une parcelle de cel enduit blanchälre el si on en fait l'examen miCrOSCOpique on y découvre les éléments suivants :
1° des spores arrondies ou ovalaires les unes isolées, les aulres accolées en assez grand nombre de façon à former des chapelels,
2° des filaments allongés de mycélium présentant ça
Let Jà des renflements el conslitüant une sorte de mycélium feuiré. ;
Ces éléments de végélalion parasilaire ne se rencontrent pas seulement dans les produits superposés à Ja muqueuse, ils ont été constatés dans les cellules épithéhales de la muqueuse vulvaire elle-même. EL comme d'autre partrien de semblable ne s’observe dans Île smeogma ou dans les sécrétions vulvaires des sujets non diabétiques, d'après certains auteurs (Friedriech 1864) la présence de celle végélalion spéciale serait un phénomeéne propre au diabète et pathognomonique de celle dyscrasie.
Le docteur Balzer a recueilli des échantillons de. ces dépôts développés sur la muqueuse vulvaire des diabéliques et dans tous il a remarqué la présence d'une
mucédinée très semblable à celle du muguet (oidium
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albicans) et que l'on pouvait reconnaitre par les caracteres suivants : |
lo des spores ovalaires ou elliptiques, ou rondes ; groupées ou isolées constituées par une enveloppe entourant un novau. |
% de longs filaments lubulés articulés de distance en distance, les uns ramifiés, les autres terminés par une extrémilé renflée en massue laquelle ne serait qu'une spore prèle à se délacher, les uns contenant un nombre variable de spores, les autres vides et flétris.
Tous les auteurs sont d'accord pour faire rentrer ce champignon parmi les mucédinés, quelques-uns pensent que ce champignon ne serail autre que celui de la levure de bière. | .
Nous pouvons donc dire que mullples sont les condiions pouvant servir de cause d'appel à une irritalion sur les organes génilaux des diabétiques, nous les résumerons ainsi :
1° Contact d'urines plus où moins chargées de sucre.
2 Fermentation acide subie par celte urine.
3 Production parasitaire développée à la surface des
téguments el des muqueuses génitales.
Ë se PART. Late Dr a 1 482 %)