‹ De L’Antisepsie Appliquée au traitement des affections parasitaires de la bouche et des dentsChapitre 25 sur 60 · MEL · texte numérisé non relu

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à des parasites disparaissant avec lui parce qu'ils ne trouvent plus de conditions favorables à leur développement. D'autre part, quand on avulsé une dent dans la pyorrhée alvéolaire, les accidents cessent dans l'immense majorité des cas et il se fait une cicatrisation rapide. Les exemples d’envahissement du maxillaire sont rares, mais la gravité des lésions dépend bien plus de l’état général que de la maladie elle-même.

Une fois installée dans la bouche, la gingivo-stomatite septique produit des lésions qu’on a attribuées au mercure, mais que les microbes seuls suffisent à expliquer.

En dehors de nos idées actuelles, les anciens observateurs avaient remarqué que les malades succombent à des accidents

de pyohémie. Le mercure, quand il est à doses suffisantes

peut jouer un rôle décisif, mais il faut y joindre les accidents urémiques, Palbuminurie et surtout l'auto-intoxication. De plus, ce qui nous a beaucoup frappé, dit Galippe, c’est la gravité des symplômes intestinaux pendant la vie et l’intensité des lésions trouvées dans lintestin après la mort, at-

tribuées généralement au mercure, mais la dose est parfois

si minime qu'il y a disproportion inadmissible.

Ne se passerait-il pas dans l'intestin des phénomènes analogues à ceux qui se passent dans la bouche, c’est-à-dire des lésions microbiennes (gangrène intestinale) comme dans certaines maladies imfectieuses (fièvre typhoïde, choléra, phlegmon diffus, pyohémie, septicémie). Le siège des lésions peut varier, mais le mode de production doit être identique.

Cette conception est de nature à modifier profondément les méthodes de traitement actuellement en usage.

Généralement les phénomènes intestinaux précèdent la stomatite, il se peut, par exemple, qu’ils soient sous la dépendance du toxique : « Les selles, au début, simplement aqueu- « ses, parfois glaireuses, verdâtres, donnent souvent une

« odeur infecte; au bout d’un ou deux jours, elles sont striées «de sang » (Thèse de Brun).

IL n’y à pas de relation nécessaire d’après Brun entre la gravité de l'intoxication et celle de la stomatite.

Traitement.— Les succès obtenus dans la stomatite mercurielle par la méthode antiseptique démontrent sa nature parasitaire. |

En 1884, Galippe a soigné ainsi, principalement avec la solution de sublimé, une gingivo-stomatite intense chez un syphilitique avec accidents oculaires et cérébraux sans discontinuer le traitement. ;

En 1888, le professeur Errico de Renzi publia dans 11 Morgagni (Bull. méd., 13 mai 1888) 2 observations de stomatite mercurielle guéries par le mercure et qu’il traita ainsi en se basant sur ce fait que dans la stomatite mereurielle existe un processus évident de décomposition. Le traitement mercuriel, dit-il, ne produit pointla stomatite directement mais seulement en modifiant la nutrition de la muqueuse buccale de façon à favoriser la décomposition des liquides qui la recouvrent ; le sublimé, puissant antiseptique, arrête cette décomposition et guérit la stomatite. « J’emploie le sublimé contre toute espèce de stomatite fétide. Je considère, en effet, cette affection avec Bohn et tous les auteurs modernes comme une entité anatomique mais non étiologique. C’est pour cela que la stomatite du scorbut, de l’empoisonnement par le plomb cède très probablement à l’action du sublimé de la même façon que la stomatite fétide mercurielle. La solution de sublimé au 1/4000 appliquée en collutoire (1/2 litre par jour) suflit pour amener la guérison en 5 jours. En moins d’un jour la fétidité disparait. 11 en est de même, en 2 à 3 jours pour la rougeur et la tuméfaction des gencives.

Depuis la publication de ces deux observations remar-

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quables, la littérature médicale paraît être restée muette sur ce sujet.

Le traitement des accidents septiques d’origine mercurielle k comprend : la prophylaxie et le traitement proprement dit. ‘ei Prophylaxie. — Si les accidents graves et même la mort Mi qu'ont entraînés parfois de faibles doses de mercure ne pou- | vaient être évités il faudrait abandonner sans hésiter usage de cet antiseptique comme trop dangereux, mais avec des précautions ces accidents peuvent être presque sûrement prévenus. I faut : 1° s'assurer de l’état des reins. L'intégrité ou l’insuffisance rénale domine la situation au point de vue de la détermination des accidents provoqués par l’absorption du

sublimé corrosif.

1 Si l’on constate des traces d’albumine, quelque menacée . d'infection que soit la femme, quelque graves que paraissent ji les conditions où elle se trouve par suite d’état général mauvais, de manœuvres obstétricales pénibles, il faut renoncer au sublimé. are

En cas de doute sur l’existence de l’albumine, il convient non seulement d'examiner l'urine au point de vue de Palbu-

mine avec leplus grand soin et les procédés les plus délicats,

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mais il faut en prendre la densité, faire une analyse pluscomplète(urée, ete...) ; on sait en effet que dans l'insuffisance rénale | l'urine peut ne contenir que des quantités infinitésimales et même pas du tout d'albuinine à certains moments et pendant: plusieurs jours de suite. Il est donc prudent de s’entourer de toutes les garanties (densimètre, uréomètre, ete...) ; 4 ; 2° S'assurer de l’état de la bouche. Si le sublimé est reconnu ) | nécessaire, il faut faire de l’antisepsie buccale préventive soit en traitant une gingivite préexistante soit en détruisant les causes d'irritation locale, en imposant des règles hygiéniques. ét surtout en faisant pratiquer des lavages antiseptiques.

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