MERS
On évitera ainsi l’éclosion de la stomatite ou tout au moins
on s’opposera à ce qu'elle prenne le caractère de gravité
exceptionnelle dont nous venons de montrer les conséquences. Traitement curatif. Les précautions. n’ont pas été prises
et on se trouve en présence d'une stomatite septique grave, Il faut agir très vite et énergiquement.
On preserit habituellement d’une façon banale le chlorate de
potasse qu'on regarde comme le spécifique de Paffection; il a rendu certainement quelques services mais il est notoire-
ment insuflisant. Ce n’est pas d'aujourd'hui d’ailleurs que cette insuflisance est reconnue.
Dès 1882, M. Panas admettait que la stomatite mercurielle
résulte toujours d’une stomatite antérieure et qu'on pouvait
toujours l'éviter en guérissant d'avance par un traitement tout local les gencives et les alvéoles. Il prescrivait d'enlever tout
- d’abord le tartre puis d'appliquer des topiques antiseptiques jusqu’au fond des alvéoles malades, teinture d’iode, acide
phénique au 1/20° qui procurent une guérison rapide.
.« Le chlorate de potasse est inutile à l’intérieur ou en gargarismes, et même en gargarismes, il pourrait avoir une action irritante prédisposant à la stomatite.
« Jamais il ne fait disparaitreune stomatite existante, jamais
il ne prévient son apparition. »
En 1883, Fournier sans être aussi radical, conseille aussi de soigner “d'abord les dents et les gencives comme inoyen préventif. | te
Dans la stomatite bee il donne du chlorate de potasse mais ajoute que c’est un médicament bien surfait, “ütile, mais sans action spécifique ; la médication locale est de beaucoup k plus importante. AE it
Le seul traitement ellicace de la stomatite mereurielle, c’est le traitement par les antiseptiques énergiques, ‘sublimé, acide