scène ; des infections secondaires envahissent les viscères pro
fonds, le poumon principalement; la gangrène peut attaquer
d’autres organes, les parties génitales, le PROGRESS les extrémité des membres, etc. | : C’est donc une affection d’une gravité excessive, mais contre
laquelle nous sommes loin d’être impuissants au début.
Il faut toujours avoir recours à la thérapeutique préventive ; ilest évident qu'il est plus facile d'empêcher l’éclosion de la
maladie que de l’enrayer une fois qu’elle a commencé. Donc chez tout enfant atteint d’une maladie infectieuse quelconque (nous avons cité les principales) il faut faire l’antisepsie buccale la plus sévère. |
Mais dtipse employée seule devient insuffisante quand la gangrèneest déclarée. Les éléments infectieux sont, en effet,
av
trop prodénent enfoncés dans les tissus pour qu’on puisse les atteindre : iln’y a qu’un moyen d’ arrêter la marche fatalement envahissante de la gangrène, c ’est de détruire en totalité au thermo-cautère le foyer d'infection en empiétant sur les tissus sains.
CA antisepsie buccale la plus rigoureuse complétera le traitement en empêchant les fermentations putrides qui se passent dans la bouche et en préservant le malade dans la mesure du possible de l’auto-intoxication par les produits éminemment toxiques qui en résultent.
B. — Muguet.
: Nous n’entrerons pas dans le récit des nombreuses discussions qui ont été soutenues sur la nature du muguet. Aujourd’hui tout le monde est d'accord pour en faire une
maladie parasitaire locale, symptomatique d’un mauvais état
général, mais dès qu’il s’agit de déterminer la nature du parasite et la place qu'il doit occuper dans la classification botanique, les controverses recommencent. |
-ICe qui est certain, © est qu'il ne doit “né conserver le nom d’Oïdium qui constitue une grossière erreur botanique; ce n’est pas davantage une levüre ; l'hypothèse la plusrationnelle c’est que le muguet est le mode végétatif Inférieur d’une moisissure ou d’un autre pt dont la forme parfaite est encore inconnue.
Plaut identifie à la Monilia candida. Linossier et Roux le rapprochent de certains mucor et Laurent le considère comme un dématium (Achalme).
La question restera en suspens tant qu’on n'aura pas trouvé
un milieu sur lequel le champignon du muguet revête une forme suffisamment caractéristique pour entraîner toutes les
convictions.
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PPT PEUT
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Nous ne décrirons pas ce parasite qui est bien connu, mais il est un certain nombre dé particularités biologiques mises en lumière par les derniers travaux sur lesquelles x nous s devons
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‘appeler l'attention.
Il se développe sur tous les dia autel: utilisés en bactériologie, prenant la formé globuleuse (forme lévüre) où filamenteuse. suivant que le milieu lui est plus ou moins favorable. Il se reproduit par bourgeonnement où scissiparité
directe : Linossier et Roux ont cependant constaté la forma es
tion de spores (chlamydospores) dans un milieu “purement minéral. le liquide de Nœgeli. px |
Il est peu exigeant pour son alimentation et parvient même à utiliser un certain nombre de substances inattaquables par la plupart des champignons inférieurs : les processus qu'il provoque sont plus souvent des processus d’oxydation que deréduetion, il a besoin de beaucoup d'oxygène, c’est un aérobie vrai.
Contrairement à l’opinion généralement admise depuis Gubler que le muguet ne pouvait sé développer qu'en milieu acide, Audry annonça le premier que les cultures étaient aussi belles et aussi abondantes sur des liquides alealins que sur des liquides neutres ou acides. Roux et Linossier sont allés plus loin et ont démontré que l'acidité génait plutôt qu “elle ne favorisait le développement, tandis qu’au contraire l’ addition d’une petite quantité d’alcali rendait la récolte plus abondante. Nous verrons tout à l'heure pourquoi il n’en est pas de même dans l’organisme. à | … L'étiologie du muguët est simple, on lé rencontre en général sur les organismes affaiblis, principalement chez les enfants du premier âge atteints d’athrepsie.
. On l’observe aussi chez l'adulte dans un grand nombre de maladies cachectisantes (fièvre typhoïde, tuberculose miliaire, phtisie pulmonaire, cancer à la dernière ruse vieux urinaires (Guyon). Les
LA au, L: à Q 4 e A l’état général vient se Surajouter fréquemment un mauvais
. état local (ulcérations athrépsiques).
Aux dépens de quelle substance le muguet se nourrit- il dans la bouche ? hr AE Ce n’est pas aux dépens de la. Ale: ilne se développe pas dans ce liquide : d’ailleurs dans les cas où lon rencontre habituellement le muguet, la sécrétion salivaire est en général réduite à son minimum, et il est probable que cette hyposécrétion constitue un élément favorable à son développement. C’est done aux dépens des parcelles alimentaires séjour-
nant dans la bouche qu'il doit se nourrir. La stase alimentaire
est du reste plus considérable chez ces malades que chez les
individus sains.
Le lait est l'aliment le jh Sara de presque tous les sujets chez lesquels on rencontre le muguet (enfants dothiénentériques, urinaires, ete.) ; or le lait est une substance peu favorable à sa nutrition, la lactose est pour luiun aliment hydrocarboné, à peu près nul, la caséine un élément azoté médiocre. Il faut done que Le lait subisse dans la bouche des modifications chimi- -ques telles qu’il se transforme en une substance pouvant être utilisée par le parasite. L'action de la salive sur la lactose la dédouble avec formation de glycose (l’un des meilleurs aliments du muguet). Le muguet peut donc vivre dans la bouche des enfants, mais seulement avec le concours des diastases de la salive. Chez l'adulte, il en est de même pour l’amidon qui constitue la presque totalité des aliments hydrocarbônés ‘employés.
Pour Achalme, on ne peut pas Fu sur la salive qui est absente ou très diminuée; il est ainsi amené à voir dans le dércsppenent du muguet un phénomène secondaire et conséeutif à une première fermentation microbienne.
Cette fermentation primitive que Quinquaud admettait, dès 1868, aurait pour effet la production d’un acide, probable-
ment lactique, qui constitue pour le muguet un aliment sufli-
sant. Nous trouvons ainsi expliquée d’une manière toute naturelle la stomatite érythémateuse qui précède généralement d’un ou deux jours le muguet, ainsi que l’acidité de la bouche
qui, avec Gubler, avait pris une si grande importance dans la
pathogénie du muguet. CEA
. Achalme résume la pathogénie du muguet de la façon suivante : F4 . 1% temps. Affaiblissement de l’ organisme, dninution ds Ja sécrétion salivaire, stase alimentaire. ;
. 2° temps. Fermentation microbienne produisant des substances acides capables de servir d'aliments au muguet.
3° temps. Développement sur ce milieu du Rats dont les germes sont apportés soit par l’air des salles d'hôpital où Lebrun a pu les retrouver, soit par une contagion directe.
Le muguet est surtout buccal, mais il peut gagner le pharynx, l’œsophage, l'estomac, l'intestin, la glotte, le poumon (rare), le sein, les organes génitaux.
Il pénètre à des profondeurs différentes dans le tissu où il végète, d’où la division en muguet épithélial et muguet dermique : il peut même entrer dans l’intérieur des vaisseaux et se développe secondairement dans des organes éloignés, rein, rate, par exemple. Cette mycose réalisée expérimentalement pour la première fois par Klemperer, puis par Linossier et Roux, a été constatée avec certitude chez l’homme (Schmorl, Leipzig). | | |
Traitement. — Toute maladie parasitaire doit être traitée
par les antiseptiques, le muguet n'échappe pas à cette loi. Les antiseptiques en détruisant le parasite arrêteront facilement le mal dès le début.
Pour Plaut, l’agént le plus actif est le sublimé au 1/1000, Bazin employait déjà la solution hydro-alcoolique de sublimé au 1/50 en attouchements avec un pinceau de blaireau 2-3 fois
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par jour. Achalme conseille de réserver le sublimé pour les cas graves et tenaces. Dans les cas ordinaires, les antiseptiques facilement maniables comme l'acide borique, la saccharine 1/200 à tous le chlorure de zinc 1/250 a 1/1000 (J. Simon) suffiront. ie
En pratique, il existe, depuis Gubler, un autre traitement par les alcalins. Audry a montré que l’idée première du traitement était fausse, mais il n’en est pas moins efficace.
Comment done agit-il ? |
Linossier et Roux l’expliquent en disant que les alcalins qui favorisent in vitro le développement du muguet, l’entravent dans la bouche de l'enfant en s opposant à l'élaboration du lait par la salive ; le muguet traité par les alcalins, meurt en réalité de faim et non de l’action directe des alealins.
Ce fait a une importance considérable au point de vue de la notion qu il apporte du rôle complexe des antiseptiques dns l'organisme.
Pour Achalme, le muguet se développe mieux en milieu acide dans la bouche surtout parce que les autres micro-0rganismes y croissent moins bien et que la concurrence vitale y est moindre.
Avant d'abandonner l'étude des affections de la muqueuse pour passer à celle des affections de l’appareil dentaire, nous nous contenterons de signaler la /angue notre, affection parasitaire encore peu connue, causée par un coccus que Vignal
croit être le même que son coccus x : ce parasite se développe à la base -des papilles qu’il entoure d’une sorte de manchon et s’insinue entre les cellules épithéliales superficielles dont il
détermine la chute.
Le meilleur traitement: c’est l'application de sublimé sur les parties atteintes combinée ou non avec le raclage.