‹ De L’Antisepsie Appliquée au traitement des affections parasitaires de la bouche et des dentsChapitre 27 sur 60 · ICE · texte numérisé non relu

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phénique, thymol appliqués localement sous forme de collu-

toires où employés en lavages dont la fréquence sera subor-

donnée à la gravité des lésions buceales. Il ne faut pas hésiter

dans les cas graves à faire pratiquer des lavages tous les

1/4 d'heure, toutes les 1/2 heures. cipg |

Dans ces conditions, on peut être sûr de maîtriser le déve-

loppement de la stomatite avant sa propagation au pharyÿnx, à l’æsophage, à l'estomac. Chose bien plus importante encore, on ne laissera pas le malade s’intoxiquer d’une façon irrémédiable par les toxines, fabriquées par les microbes et pouvant favoriser encore leur multiplication. à à L’état adynamique et les phénomènes intestinaux, seront

traités comme étant l’expression d’accidents putrides. L’an-

tisepsie intestinale est indiquée comme dans la fièvre typhoïde. Il faut soutenir les forces. Les autres indications seront données par les différents symptômes présentés par les malades.

Telle est la stomatite mereurielle envisagée à un point de vue plus conforme à la réalité des faits et surtout plus en harmonie avec nos connaissances actuelles sur la bactériologie et les intoxications (GaHppe): Le de CRE

Y: Gingivo=stomatite gangreneuse. — Gangrène de la

bouche Noma. RDS UT

La stomatite gangreneuse est une affection. évidemment,

microbienne,

Peu de recherches ont été faites jusqu'à présent sur ses éléments parasitaires. |

Pour ne -parler que des plus récentes, Cornil et Babès ont déerit de petites chainettes courtes, très serrées, formées par. des microcoques libres ou réunis en zooglées.. Si AREE TN

On trouve dans la gangrène diverses espèces de bactéries, les unes rondes, les autres en forme de bâtonnets. Dans la

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profondeur des tissus gangrenés, les microcoques forment de «grandes zooglées dont les cellules sont vivaces et se colorent bien tandis qu’elles sont difficiles à colorer en d’autres points

parce qu’elles sont moins vivantes ou mortifiées. Sur les parties mortifiées se développent secondairement

‘une quantité considérable de bâtonnets, de chainettes, de microcoques venus de la bouche ou de l'air et contribuant

ainsi à la putréfaction.

En 1888, Kanke trouva dans des coupes colorées une masse

-de bactéries se Apjarant à très bien par la méthode de Gram et quelques coceus.

Enfin, en 1889, Schimmelbusch vient d'étudier. à nouveau dans un cas de noma consécutif à la fièvre typhoïde les lésions

et la bactériologie de cette affection. Au centre de la partie

nécrosée, il trouva un grand nombre de bactéries différentes,

‘mais à la limite de la partie nécrosée et de la partie saine, il

ne trouva qu'une seule espèce de bactérie qui pénétrait assez loin dans le tissu sain par les lymphatiques, ce qui lui a permis

-d’enobtenir des cultures pures. Il l’a décrite comme étant un bâ- -tonnet court avec des extrémités arrondies, se trouvant souvent réuni plusieurs ensemble, de façon à former de longs filaments.

Cette bactérie se laisse colorer, quoique difficilement, par le violet de gentiane, au bout de 15 à 20 minutes en solution aqueuse à 1/100 et par la méthode de Gram.

Elle cultive sur les différents milieux, gélatine, gélose, etc.

Des-inoculations faites avec des fragments de tissus pris

-au voisinage du tissu sain donnèrent des résultats très variables, ils furent nuls chez la souris et le pigeon. Chez le lapin il se produisit du pus au point d’inoculation, et chez deux

poulets une nécrose circonscrite de la grosseur d’un haricot

“ayant des bords teintés en vert qui tombe au bout de trois semaines.

‘céro-membraneuse.

Cette affection est essentiellement secondaire, le ou les microbes spécifiques ne peuvent évoluer qué sur un terrain déjà profondément modifié par une maladie grave ; : il s’agit le

plus souvent d° enfants de 3 à 5 ans débilités par la misère,

les privation, ‘épuisés par une maladie infectieuse telle que

pneumonie, dysenterie, coqueluche, fièvre typhoïde, variole,

scarlatine. mais surtout rougeole (la moitié des cas). Elle peut être consécutive à la stomatite mercurielle, à à la stomatite ul-

CR: FR Léo x PALAIS RENE 7

: C’est une stomatite éminemment septique ; elle présente au

plus haut degré les phénomènes d’auto-intoxication sur les-

quels nous avons déjà maintes fois insisté, phénomènes qui

existent dans toutes les stomatites un peu étendues, mais qui atteignent ici une intensité extraordinaire ; les toxines, les “matières putrides versées continuellement dans la bouche et absorbées par les malades amènent rapidement une diarrhée

colliquative qui contribue à précipiter la terminaison fatale. La septicémie buccale ne reste pas longtemps seule en

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