INTRODUCTION
Après avoir été longtemps négligée, étude de la bouche a pris dans ces dernières années une importance considérable.
On savait depuis longtemps qu’elle .est habitée par de nombreux organismes microscopiques : honneur de cette découverte revient tout entier à Leeuwenhoek qui décrivit en 1683 toute une série d’antmalcules dans le tartre dentaire.
Il les accusait déjà de produire la fétidité de haleine, mais il était loin de soupçonner le rôle immense qu’on devait faire jouer, deux cents ans plus tard, dans la production des mala: dies, à ce monde des infiniment petits dont il a vu le premier quelques espèces.
C’est à lasuite des travaux de Pasteur, dans cet élan merveilleux qui a poussé les esprits vers l'étude des micro-organismes, que les bactéries de la bouche ont été l’objet de nom-
Si nous avons réussi à mettre en évidence l'influence Capi-
URnreS
breux travaux dont quelques-uns ont une importance capitale.
Un bon nombre d'espèces ont été isolées : le pouvoir paie Frs génique spécifique de certaines d'entre elles a été mis hors ee . de doute de sorte que, malgré bien des lacunes quil restent en-
core à combler, il se dégage de l’ensemble déjàtrès imposant de ces recherches, la démonstration formelle du rôle prépon-
dérant où exclusif joué par certains parasites, habitants ordi- -
naires de la cavité buccale, dans la production de nombreuses maladies, non seulement maladies de la bouche, mais maladies d’o organes voisins ou éloignés et maladies Fee (pren | monies, méningites, pyohémie, ete.). PA OS RS EN TRE Cette conception étiologique nouvelle Ar nécessaire-
ment à sa suite une thérapeutique nouvelle. C'est à l'étiolo- NS
gie parasitaire des principales affections de la bouche et des dents et à la thérapeutique rationnelle qui en découle que nous
avons consacré cette étude. Nous disons affections prineipales, D AU
car s’il nous avait fallu passer en revue toutes les manifestations buccales des diverses maladies, cela nous eût entrainé trop loin : nous nous sommes donc borné aux affections qui ont la bouche pour siège principal ou exclusif, éliminant comme ne lui appartenant pas en propre, les localisations buccales
accidentelles des maladies infectieuses telles que tuberculose,
syphilis, diphtérie, scorbut, ete.
Ainsi restreint, le cadre est cependant encore assez vasteet nous n'avons pas la prétention dé l'avoir rempli complètement.
‘tale des micro- organismes dans les affections qui font l’objet
de cette étude et à démontrer la nécessité del’ antisepsie comme traitement préventif et curatif de ces affections, notre but sera rempli. |
Avant d'entrer dans notre sujet, il est de notre devoir de
remercier les maitres qui nous ont dirigé dans les hôpitaux,
FR
és ECM
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