‹ De L’Antisepsie Appliquée au traitement des affections parasitaires de la bouche et des dentsChapitre 4 sur 60 · LES · texte numérisé non relu

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MM. B. Anger, Monod, Deny, G. Marchant, M. Sée, Juhel- Renoy, Porak, J. Simon.

Nous tenons tout particulièrement à exprimer notre respectueuse reconnaissance à MM. Gérard Marchant pour les marques de très vive sympathie qu'il nous a données, J.-Renoy pour sesexcellentes leçons et son affectueuse et constante bienveillance, J. Simon pour les précieux conseils qu’il nous a prodigués et l'intérêt qu’il n’a cessé de nous témoigner.

M. le D' Cruet nous a donné l’idée de cette thèse et à bien voulu y ajouter quelques excellents conseils, nous lui en sommes fort reconnaissant . M. le D’ Ferrier à droit aussi à nos très vifs remerciements pour la bienveillance avec laquelle il nous a fait part de son expérience.

Enfin nous prions M. le professeur Tillaux, qui a été notre premier maitre en chirurgie, d’agréer nos remerciements pour ses anciennes et si utiles leçons et pour l'honneur qu’il nous fait aujourd’hui en acceptant la présidence de cette thèse.

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Parmi les microbes introduits, és uns ne font “dons que passer dans la cavité buccale pour descendre soit dans les

bronches, soit dans l'estomac, les autres s’y acclimatent, s

perpétuent ets aus si bien au milieu, qu'ils y vivent in- : définiment et que on les rencontre dans la bouche de tous ne £

sujets.

Au point de vue de leurs Drop ces micro- organismes appartiennent. à deux classes bien différentes : les uns sont des microbes sans aucune action nuisible, non pathogènes, remplissant au contraire un rôle physiologique dans la digestion ; les autres sont éminemment pathogènes, mais ils peu-

vent rester fort longtemps inoffensifs en l’absence des condi-

tions qui favorisent la mise en activité de leur virulence. Nous dirons d’abord quelques mots des premiers en raison | : de leur importance Pope Microbes non pathogènes. | Certains d’entre eux sont d'ordre banal, on les rencontre | partout dans l'atmosphère (bacillus subtilis, bacterrum termo, bacille de la pomme de terre); d'autres sont spéciaux à la bouche comme le leptothrix; d’autres enfin n’ont été vus que rarement encore et leur histoire est très incomplète (Vignal). Te bacillus subtilis (bacille de la viande, bacille du foin)

se rencontre dans toutes les infusions de matières en décom-

position ; il est très répandu : on le trouve dans l'eau, l'air, la poussière, à la surface des plantes, des graminées (foin) ; il ne manque donc pas de véhicules pour pénétrer dans la bouche: il est extrêmement résistant et n’est tué qu'à une température de 115°; il se développe très bien en milieu acide (bouillon additionné de 1/2000 d’acide chlorhydrique). Ÿ

Il dissout l'albumine coagulée et la ‘transforme en peptone, il a donc une action digestive.

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Le bacterium termo est un microbe non moins banal et non moins répandu que le précédent : son rôle et l’importance de

son action dans les transformations chimiques ont été établis par Pasteur, c’est l’agent principal, véritable de la putréfac-

tion. On comprend que le mucus dentaire et buccal soit un milieu favorable à son développement ; il est une des causes principales de la fétidité de l’haleine.

Le bacille de la pomme de ter re (b. mesentericus vulgatus) a été trouvé par Vignal. |

Le bacillus amylobacter se trouve dans la bouche sur les résidus alimentaires qui lui servent de réceptacle; on le rencontre surtout dans les détritus cachés entre Le interstices dentaires.

Il produit la neniaion Minis cette propriété est importante à relever. au point de vue du rôle qu'il peut rem-

| plir dans le 1° stade dela carie dentaire.

-Le vubrio ruse se trouve toujours en grand nombre dans les mucosités qui entourent les dents, et se développe au fond des bouillons ‘ensemencés avec du tartre. Son action physiologique et pathologique n’a pas encore été étudiée, mais on s’accorde à lui faire jouer un certain rôle dans les fermentations. putrides (ses cultures dégagent une odeur très fétide avec gaz). Ë

Les spirilles sont faciles à De Verneuil et Clado en ont trouvé dans des abcès en communication avec la cavité buccale (pus des adénites cervicales) et leur ont attribué des propriétés phlogogènes plus accentuées que celles des autres microbes de la suppuration, ce qui expliquerait, d’après eux, la malignité des abcès sus-hyoïdiens d’origine buccale par com-

paraison avec celle des adénites du triangle sus-claviculaire de

laine, de l’aisselle, etc.

M. Cornil pense qu'on n’est pas autorisé à tirer cette. con-

elusion : les spirilles à n ibn pas seules dans ces bee et la gravité des cas dont parlent Verneuil et Clado ne prouve qu’ une one c’est que les microbes de la bouche, surtout des dents HER cariées, sont très: pathogènes, ée ques l’on savait. déjà depuis ï ï pari longtemps. ne der RE EE TE Le spirochele denticola est le soute que Vignalx n'ait. pu cul tiver. On le trouve non seulement dans le tar tre qui est son MORE lieu de prédilection mais sur tous les autres points de R bou “ME che y compris la surface de la langue. EE fee Le Bacillus tremulus, microbe des liquides en décomposi- de tion, a été trouvé par Rappin en grande quantité dans la: bouche. Le Zeptothrix ne fait jamais défaut dans la bouche de LEE ANUS l’homme et des carnivores : Zopf et Mallér: l'ont retrouvé sur cu re les dents de momies égyptiennes. GE . C’est le plus grand micro-organisme du tube disent ? - Il habite, dans la bouche, la face dorsale de Ja langue s sur les cellules épithéliales de laquelle il s’ ‘implante ; silest chélobé j dans l’enduit buccal, se trouve dans le tartre, dans Je. mueus limoneux qui adhère aux dents , principalement. dans, les anfrac-

tuosités gengivo-dentaires. \ RO: A ER IRÈNE ® he g x Leber et Rottenstein, nous l'avons. dit, ont voulu lui faire ee “e é foi jouer un rôle spécifique dans la production de la carie, mais jte . présence dans les dents cariées n’est que : secondaire. : : Weigert Va trouvé dans un abcès clos de la langue. 2 M ANSE

Outre ces micro-organismes, Vignal en a trouvé dans RES tartre et l’enduit buccal toute une série qui n'avaient pas été an isolés avant lui, sauf deux peut-être, et qu'il a désignés par. des Ve

lettres de Palo ne voulant pas préjuger de leur nature. PRE A. Coccus déjà rencontré par Escherich dans les matières fécales d'enfants nourris seulement avec le lait maternel. vs

Peut-être est-ce le même que 1 Miller a désigné par la lettre hi à Son diamètre oscille entre 0 y 5 et 0 Der Se EC | OR

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Le plus souvent il est isolé ou en groupes sans régularité, ra- =. rement enchaines. |, PHAUES 7e ss Jiquéfie très lentement la gélatine (caractéristique). 4: Il cultive très bien dans le bouillon additionné de 1/2000

SA ne À acide chlorhydrique. AE Pour Vignal c’est l’agent pathogène de la {angue notre. B. Bacille assez gros, de longueur variable, 1 y 5 à 6 y 5. Rectiligne, à extrémités carrées, parfois en chainettes. © H cultive dans le bouillon acidifié.

RE | NRA: présente plus d’une analogie avec le Faure lineola. 002 2 C. Petit bétonnet court et trapu, long de 1 y 2 à 1 w 4, De Let | coupé carrément aux extrémités ; il sécrète autour de lui une ti substance visqueuse très ihérénte: ; Vignal se demande si ce g ES nest pas Île bacillus alvei décrit par Cheshire et Watson re ne che alt se développe lentement dois le Ponilli Avidifié à 1/2000. 7 D. Bacille courtet trapu, dimensions 0 y 65 à 2 y suivant . le terrain de culture. Révhbene et un peu arrondi aux extréape RESTE mes { , k | I se développe mal du le bouillon acidifié. E. Bätonnet rectiligne à extrémités arrondies de 1 à 3 VA de longueur ; les cultures dégagent une odeur infecte se rapprochant de celle dégagée par le pyogenes fœtidus, de Passet. DA AL] à liquéfie rapidement la gélatine. Il forme une membrane jaunâtre alvéolaire à la surface du bouillon acidifié. Il ressemble au bacterium termo par ses dimensions et ses cul- PE É tures en gélatine, mais il en diffère par quelques points. AE Vignal se demande si ce n’est pas le bacillus una de Cobn. Peut-être est-il le méme que le microbe + de Miller qui REA 5 liquéfie très rapidement la gélatine. SAS y : F. Bacille à extrémités arrondies, long de 0 y. 8 à 2 y 4 sui- \

ve vant le milieu de culture. Il forme rapidement des chainettes.

er

2 Ah

Il se développe mal dans le bouillon acidifié.

G. Petit bétonnet extrêmement court, diamètre045à145

Rectiligne, arrondi à ses extrémités.

Il communique une couleur jaune aux cultures; sur gélose ses cultures sont d’un beau jaune d’or. \

Il se développe très mal dans le bouillon acidifié.

Vignal ne croit pas que ce soitle bacillus Hansentü (Rasmussen) qui est également chromogène mais beaucoup plus grand,

° H. C’est un bétonnet dont les dimensions varient de 0 4 7

à 2 L suivant les milieux. Parfois étranglé en son milieu à ia facon de biscuits accolés.

Il se développe très mal dans le bouillon acidifié à 1/2000.

I. Bätonnet. Longueur 0 & 7 à 1 p 7, coupé carrément à ses extrémités, un peu courbé en arc.

Il se développe très mal dans le bouillon acidifié. |

J. Bâtonnet, 1 y 4 à 3 x, coupé carrément à ses deux extrémités ; il est formé souvent de deux articles associés bout à bout et formant entre eux un angle plus ou moins ouvért.

Il se développe très mal dans le bouillon acidifié.

K. Petit microbe, souvent en diplocoque, quelquefois disposé par quatre. Diamètre 0 4 75 à 1 y. Vignal l’a trouvé constämment dans sa salive. \ HR:

Il se développe très mal dans le bouillon acidifié à 1/2000.

Miller a décrit aussi quelques microbes chromogènes donnant des cultures vertes ou jaunes etila étudié les rapports que pouvaient avoir ces microbes avec la coloration de la dentine cariée; ces bactéries ne colorant pas les milieux où on les cultive; Miller en tire cette conclusion : que la dentine cariée doit sa couleur à la décomposition organique qui se produit dansles tissus mortifiés par les progrès de la carie, etla preuve

AE

c'est que cette couleur ne se produit que dans des caries vieilles et n’existe pas dansiles caries récentes ; peut-être aussi faut-il faire intervenir dans le coloration des parois des cavités

la formation d’un sulfure ou d’un oxyde de fer sous l'influence

de lacarie.

Miller dans son livre récent (1889) decrit encore l’/odococcus vaginatus, abondant dans les bouches malpropres, formant des chainettes de 4 à 10 anneaux, rarement plus, avec capsule non colorable : les anneaux paraissent aplatis en quadrilatères EE

ROLE PHYSIOLOGIQUE DES MICROBES NON PATHOGÈNES. — Les micro- -organismes que nous venons d’énumérer jouent un rôle considérable dans la digestion (Pasteur).

Ils agissent, soit directement dans la cavité buccale, soit dans l'estomac et l’intestin, lorsqu'ils ont été entrainés par les aliments dans ees parties du tube digestif.

Les microbes agissent certainement dans la digestion salivaire; des fermentations se produisent constamment dans la

- bouche, la fétidité de l’haleine d’origine microbienne est due

à quelques-unes de ces fermentations.

Dans l’estomae, leur action est aussi évidente. Le Bacillus amylobacter, d’après Van Tieghem, aurait pour fonction, après son arrivée dans l’estomac, de transformer les cellules des plantes en substances assimilables.

Vignal a publié le commencement de recherches expérimentales qu'il a faites dans le but de montrer le rôle des micro-organismes dans la digestion. Il a essayé sur un certain nombre de substances alimentaires les dix-neuf espèces de microorganismes isolés par lui dans la bouche.

Parmi ces micro-organismes, sept dissolvent l’albumine

cuite, cinq la gonflent ou la rendent transparente; dix dissol-

vent la fibrine, quatre la rendent transparente ou la gonflent ;

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