I. — PYORRHÉE ALVÉOLAIRE
Maladie dans laquelle « des individus éprouvenf prématurément un ébranlement progressif et continu d’une ou plusieurs dents, accompagné de suppuration plus ou moins abondante de l’alvéole, de phénomènes inflammatoires de la gencive, sans que les dents elles-mêmes présentent aucune altération apparente, et qui, abandonnée à elle-même, aboutit fatalement à la chute de ces organes » (Magitot). Chacun
des auteurs ayant tenu à baptiser cette affection d’un nom en __ rapport avec l’idée qu'il s’en faisait, sa synonymie est fort
longue : les principales de ces dénominations sont: gingivite expulsive (Marchal de Calvi), ostéo-périostite alvéolo-dentaire (Magitot), ete., et parmi les plus récentes : gingivite arthro- | dentaire infectieuse (Galippe), arthrite alvéolaire symptomatique (Magitot), périodontite expulsive (Malassez, Richer).
Le vieux nom de pyorrhée alvéolaire que nous avons mis en tête de ce chapitre a l avantage de ne pas préjuger de la nature de la maladie. |
L'accord d’ailleurs commence à se faire sur cette question naguère encore si obscure et si controversée de la pathologie
dentaire, les travaux de Malassez et Galippe ont convaincu les
plus incrédules du rôle important joué par les micro-organismes dans cette affection et la discussion ne porte plus que sur quelques points que nous signalerons plus loin.
Dès 1884, dans une communication à la Société de biologie, Malassez et Galippe tiraient de leurs rebherches les conclusions suivantes : « La maladie à laquelle M. Magitot a donné lenom d’ostéo-périostite alvéolo-dentaire est une maladie locale infectieuse et parasitaire; toute cause capable de détacher la gencive du collet de la dent (et la plus fréquente est le dépôt. de tartre salivaire) permet aux micro-organismes de pénétrer entre le cément et la paroi alvéolaire et ces micro-organismes provoquent -soit par action directe, soit à la suite de linflammation qu'ils déterminent, la destruction du ligament alvéolodentaire et du cément auquels’attache ce ligament : ils pénètrent dans les canalicules et finissent par envahir la pulpe qui se mortifie ». | :
Pour ces auteurs la maladie est donc st un miCrobienne et caractérisée par la pénétration dans l’alvéole de microbes pathogènes provenant de la cavité buccale.