RE PRET
les micro-organismes qui tapissent la cavité de la dent, on en voit une quantité innombrable qui ont pénétré dans les canalicules de la dentine ; ils sont entassés, pressés les uns contre les autres, pénètrent même dans les canalicules secondaires. Généralement ces canalicules sont très dilatés sur une certaine étendue par la destruction de leurs parois.
* Les micro-organismes ne restent pas cantonnés au voisinage de la carie, 1ls pénètrent profondément, devenant moins nombreux au fur et à mesure qu’on s’éloigne de la cavité initiale, mais un certain nombre s’avancent très loin de leur point de départ, n’oceupant quelquefois qu’un ou deux canalicules isolés et se rapprochant de la cavité pulpaire (Galippe). ;
Au contraire, plus on se rapproche de la cavité de la carie, plus les canalicules sont dilatés et envahis, si bien qu’en certains points ils finissent par se confondre, formant des sortes de lacunes, de cavernes plus ou moins irrégulières. absolument remplies de microbes, et que tout à fait à la superficie, il n’y a plus qu'une masse de coccus séparés par les vestiges des canalicules détruits. Les espaces interglobulaires, quand il en existe sur la coupe, se montrent absolument comblés par ces mêmes amas de microbes.
Les filaments de leptothrix n’existent qu’à la surface ou dans les couches superficielles les plus compromises, ils paraissent prendre une part minime à l'invasion parasitaire.
Par contre, les bacilles pénètrent profondément, jusque dans les canalicules les plus ténus, mais ce sont les microcoques qui pénètrent le plus loin. Dans les canaux isolés, on peut constater un passage progressif des bâtonnets allongés aux bâtonnets courts et aux microcoques (microbe $ de Miller, polymorphe). |
Au contraire, dans les racines abcédées, résorbées en par-
tie, mais non cariées, surtout dans les dents de lait, on observe souvent que les microbes :ne pénètrent que superficiellement dans les canalicules ouverts (Miller).
La carie présente donc au microscope une physionomie bien spéciale impossible à méconnaître, une distribution de lésions tout à fait caractéristique.
2 Currures. — Il nous reste maintenant à établir l’identité de ces microbes par l'aspect de leurs ee leurs propriétés biologiques particulières, etc.
Nous sommes loin du temps où Leber, Hop ous ta ne voyaient dans la carie qu’un parasite, leleptothrix (micro-organisme qui n’y figure que secondairement) ; Miller, Galippe, et Vignal ont isolé chacun de leur côté les séries suivantes.