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+ ©: Périostite alvéolo-dentaire (1).
, ‘De toutes ces complications, la plus fréquente et en même temps la plus importante, c’est la périostite alvéolo-dentaire ; __elleest importante par elle-même en compromettant les fonc- | tions de la dent eten nécessitant trop souvent l'extraction, mais Fee | elle l’est surtout par les suites qu’elle peut entrainer; elle est en effet l'intermédiaire obligé de tous les accidents d’ origine ‘à dentaire qui frappent la muqueuse, le tissu cellulaire, les os à maxillaires ; sans périostiste, pas d’abcès, pas de fistules, pas d’ostéite ni de nécrose, pas d'accidents éloignés graves (phlébite des sinus, pyohémie, ete.) : la-périostite est le foyer d’où rayonnent les éléments infectieux LEuS envahir les tissus du voisinage. à AUS À Neuf fois sur dix, elle est: consécutive à la carie et résulte | de la pénétration dans le ligament alvéolo- dentaire des microorganismes venant de la pulpe. Cet envahissement du ligament se fait par le canal radiculaire au niveau du sommet de la : Nr racine, région dont la structure anatomique est principalement “AP RBCE) favorable au développementdes infections secondaires. Galippe ; LIRE en donne la description suivante : « Les faisceaux du ligament An ; sont disposés en rayons autour du sommet de la racine, peu
nombreux, laissant entre eux des espaces considérables, occupés par des vaisseaux, des débris épithéliaux et du tissu conjonctif lâche. C’est vraisemblablement en vertu de cette disposition que infection alvéolaire se fait si souvent, Soit LE Cie spoutanément, soit artificiellement.
AFANEES = Une fois dans l’alvéole, les micro-organismes suivant les
(1) Depuis que MM. Ranvier et Malassez ont démontré que la dent est fixée dans l’alvéole par un ligament et non par un périoste, le nom de périostite devrait disparaître et être remplacé par celui d’arthrite ; nous l'avons conservé ee Re TE ns néanmoins Par qu’il est gl à classique.
conditions de terrain qu’ils y rencontrent se développent avec re
plus où moins de rapidité. Ils peuvent former des colonies, ÿ gagner de proche en proche ee ligament, provoquer à des échéances plus ou moins longues des po inflammatoires. :
suivies ou non d’abcès ».
Nous avons donné plus haut (voir Cartel a der n faite par Galippe d’une coupe de dent extraite à la suite de périos-
tite (longtemps après une obturation); des amas considérables de microbes y sont disséminés dans l'épaisseur du ligament ;
on conçoit que dans ces cas la thérapeutique soit impuissante à détruire les colonies qui par leur situation même A ÉARAPREN RAIDS
toute intervention.
La périostite n’en est pas moins guérissable dans bar nombre de cas ; si linfection est limitée à la partie du ligament
‘qui avoisine la racine, on peut espérer en venir à bout en fai-
sant de l’antisepsie par les canaux dentaires, sinon il faudra
recourir à d’autres moyens que nous indiquerons plus loin.
Il est rare que la périostite frappe des dents saines ; on décrit cependant une périostite rhumatismale dont l’existence n’a rien d’invraisemblable si l’on réfléchit que l’implantation de la dent dans son alvéole n’est qu'une articulation, un peu spéciale il est vrai ; ln’ a pas de raison pour que le tissu fibréux qui fixe la dent ne soit pas frappé an même titre que les autres tissus fibreux articulaires de l’économie ; en dehors de cette cause, il n’y a guère que le traumatisme qui puisse en
amener l’inflammation (coup, chute, corps étranger introduit
entre la gencive et la dent, etc...) ; dans ce dernier cas, les élé-
ments infectieux pénètrent par la partie supérieure de Pal-
véole, au lieu d’y arriver par le sommet de la racine. Quelle conduite faut-il tenir en présence des différents cas de périostite ? Nous allons l’indiquer brièvement. 1° Périostite aiguë. — Si la dent est saine, on prescrit
habituellement des bains de bouche avec la décoction tiède de guimauve et de pavot, traitement qui réussit du reste souvent, car la périostite à dans ces conditions une tendance naturelle à la guérison; mais les lavages antiseptiques sont bien réelles s'ils ne peuvent exercer une action directe sur les parasites qui ont déjà envahi l’alvéole, ils ont au moins sur l’émolliente guimauve l'avantage d’empécher ceux
qui pullulent dans la bouche d'y pénétrer à leur tour et d'ag-
graver l'affection.
Des applications révulsives sur les gencives sur toute la hauteur de la racine malade (teinture d’iode, acide chromique, pointes de feu, etc.) hâteront la guérison.
S'il s’agit d’une dent cariée non obturée, l'indication est simple, il faut la désinfecter avec tout le soin possible et laisser dans le canal ou les canaux un pansement antiseptique.
: Quand la dent est obturée et que l’obturation est récente
mi" faut déplomber immédiatement et établir le même traite-
ment antiseptique.
Si l’obturation est ancienne, les opinions diffèrent : certains opérateurs commencent par enlever l’obturation et essaient l'antisepsie par les canaux; d’autres font d’emblée une
ponction de la gencive dans la direction du sommet de la
racine, où 1l y a toujours douleur et gonflement (M. Cruet), et au besoin rejoignent le sommet, établissant ainsi un drainage alvéolaire ; cette opération, outre qu’elle apporte un soulagement notable, permet l’élimination des produits infectieux et amène rapidement la disparition des phénomènes aigus. La
ponction de la gencive, allant ou non jusqu’à lalvéole, est
d'autant plus indiquée que ce que le sujet réclame avant tout, c’est le remède à ses vives douleurs, et rien n’est plus efficace
à cet égard, qu’une révulsion énergique et profonde soit à
l’aide du bistouri, soit à l’aide du galvano-cautère.
PPT ÉSTRTIE PEINE
Nous ne faisons que signaler en passant l'application à demeure du chlorate de potasse soit à l'aide de pastilles qu’on Ë
fait fondre sur la région malade, soit au moyen d’une bande d’ouate trempée dans une solution saturée à chaud de cette
substance, et formant un véritable cataplasme à les : antisep=
tiques valent mieux.
2° Périostite chronique. — s'il Re une SE à gingivale
sans douleur, on peut laisser la chose en Pétat, si la dent est
plombée (Cruet). Si elle ne l’est pas, il faut essayer de guérir la fistule en faisant l’antisepsie de la dent par les canaux (la créoline en solution aqueuse à 1 0/0 a donné dans ces Cas d'excellents résultats au D° Ferrier). Si l’on ne réussit pas, on pourra plomber quand même mais avec drainage.
Cependant il est un procédé qui permet d'éviter le drainage, c’est la greffe ou réimplantation.
Nous nous sommes déjà expliqué sur les inconvénients du drainage. Ce petit exutoire qui déverse constamment dans la
cavité buccale une sécrétion plus ou moins purulente renfer-
mant des microbes et des produits microbiens est tout à fait contraire à ose et à l’antisepsie bien comprises ; on ne
doit l'utiliser qu’en dernier ressort, quand il est bien démontré : que c’est le seul moyen de sauver la deat.
De l’aveu même de ses partisans, le drainage n’est qu’un moyen palliatif avec lequel on n'arrive que très rarement et au bout d’un temps fort long à la guérison de la dent;
c’est qu'en effet dans ces cas de fistules intarissables, il existe au sommet de la racine une lésion trop profonde pour
pouvoir guérir spontanément ; ce sommet est dénudé, nécrosé sur une hauteur plus ou moins grande et entretient indéfini-
ment la suppuration ; il faut donc de toute nécessité l'enlever.
Il existe 2 procédés de résection du sommet, l'opération de Martin (de Lyon) qui consiste à perforer l’alvéole avec un volu-
: : Ù Là nu à à | | PH ‘ àt mineux trépan au niveau présumé du sommet malade, et à enlever en même-temps la paroi alvéolaire et la partie nécrosée.
une brèche considérable, assez longue à se combler. La greffe, au contraire, permet de se rendre un compte exact des lésions, de réaliser une antisepsie parfaite, et de ne créer qu’une nai
, | grâce à sa forme et à son volume obture complétement l’alvéole.
Disons un mot des précautions antiseptiques à prendre pour qu elle réussisse. Avant l'extraction, la bouche sera lavée soigneusement dans toutes ses parties avec la solution phéniquée ou sublimée, il sera bon de faire. le nettoyage spécial de la dent malade et de la gencive qui l'entoure. Puis avec un davier stérilisé on extraira la dent lentement, doucement D UM opération est. rendue indolore ou très supportable par la cocaïne), de manière à ne produire aucune lésion ni dela gencive ni de l'alvéole. La dent est immédiatement reçue dans ue ‘une compresse À imbibée de Jiqueur de Van Swieten, l’alvéole 2 AE 5 est seringué avec soin et tamponné avec de l’ouate, de la gaze
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ou de l'éponge antiseptique : ce tamponnement à l’avantage Ke d'arrêter l’hémorrhagie et de maintenir l’asepsie de l’alvéole pendant la préparation de la dent.